samedi 16 décembre 2017

"Un Noël à Kanpur" d'Anne Parry




Résumé : 1857, camp britannique de Kanpur. Le jeune lieutenant Narraway, arrivé depuis peu, se voit confier la mission de défendre un infirmier accusé d'avoir aidé un détenu à s'échapper. Cette fuite a eu des conséquences dramatiques puisque le prisonnier détenait des informations capitales sur les déplacements des troupes et qu'une brigade a été massacrée. 
Dans ce camp traumatisé par la révolte survenue quelques temps auparavant, la méfiance est de mise et les esprits s'échauffent vite. Narraway pourra-t-il mener sereinement son enquête ?

Pourquoi ce livre : offert par une copine dans le cadre d'un swap spécial Noël (il y a déjà un an...).

Avis : Je connais Anne Perry pour sa série "Charlotte et Thomas Pitt". J'ai découvert qu'elle avait écrit toute une série de courts romans autour de Noël dont ma lecture fait partie ("Petits crimes de Noël").

lundi 11 décembre 2017

"Vivre heureux avec son enfant" de Catherine Guéguen

Résumé : "Un nouveau regard sur l'éducation au quotidien grâce aux neurosciences affectives". Comment faire quand votre enfant a des colères répétées ? S'il ne veut pas se coucher ? S'il ne veut pas manger, ni obéir ? Faut-il le punir ou s'opposer à lui ? Faut-il le laisser pleurer ? Au travers de nombreux exemples tirés de ses consultations, et en s'appuyant sur les recherches en neurosciences affectives, Catherine Guéguen propose ici une nouvelle approche : voir et ressentir le monde par les yeux de l'enfant et enfin pouvoir se mettre à sa hauteur.(4ème de couverture)

Pourquoi ce livre : recommandé par une amie qui a lu tous les ouvrages de l'auteur.

Avis : Cette lecture arrive après plusieurs autres sur le même thème : Anne Baccus, Isabelle Filliozat et Céline Alvarez notamment, du coup j'y ai trouvé un peu de redite.
L'ensemble a été assez culpabilisant pour moi, peut-être aussi parce que je n'ai pas trouvé beaucoup de réponses à mes questions : ok, je fais visiblement des choses de travers, est-ce qu'il est trop tard ? que faire concrètement dans telle et telle situation ? Est-ce que par ma faute le cerveau de mon enfant est irrémédiablement altéré ? En effet, l'axe central de l'ouvrage concerne les neurosciences et l'impact du comportement des parents (et autres adultes référents) sur le développement du cerveau de l'enfant. Même s'il est indéniable que nos actions ont des conséquences sur certaines zones, attention à ne pas tomber dans le scientisme non plus !
Une petite lueur d'espoir jaillit vers la fin puisqu'on apprend que le cerveau des ados dont la mère a un comportement chaleureux est capable de se "remodeler" au niveau du cortex pré-frontal. Tout n'est pas perdu ! :)
J'ai lu pas mal d'ouvrages sur la parentalité positive et j'en arrive à la conclusion que j'ai lâché prise et abandonné l'idée d'être une mère parfaite. Je reste le produit de mon éducation et de mon parcours. Ce n'est pas une raison pour faire n'importe quoi ou ne pas essayer de s'améliorer - je pense notamment à l'aide la communication non violente, mais je refuse de me mettre trop la pression. Les enfants ont aussi besoin que leurs parents soient naturels !

Voici un lien vers un article très déculpabilisant sur le burn-out parental : 
http://madame.lefigaro.fr/enfants/burn-out-parental-la-tyrannie-de-l-exigence-psycho-160817-133525
Les enfants sont effectivement devenus le signe de réussite sociale de leurs parents... Pour info, mon fils aîné de 5 ans et quelques ne parle pas anglais, ne fait pas de poterie après l'école et ne pratique pas non plus la musique. En revanche, il fait 1h de cirque par semaine, il adore s'inventer des histoires, feuilleter des BD pendant des heures (obsession totale pour Tintin et Lucky Luke), faire de grands tours à vélo avec son père, chanter, danser, se déguiser et construire des tours pirates improbables en Lego. Et j'en passe ! Je trouve ça plutôt chouette. Et suffisant. On court toute la semaine pour tout, "glandouiller" chez soi c'est bien aussi.

Cette lecture est intéressante si c'est par elle que vous commencez sur ce thème. Sinon, vous risquez de relire les mêmes arguments que dans d'autres publications.

Pocket, 2017, 305 p.

jeudi 30 novembre 2017

Deux contes de fées pour le prix d'un : "Off the page" et "The potion diaries"


Comme ce furent deux lectures plaisantes mais pas non plus les romans du siècle, je fais d'une pierre deux coups avec un billet réunissant Off the Page et The potion diaries.
Aucun des deux n'est visiblement traduit pour l'instant.

Off the page de Jodi Picoult et Samantha van Leer (Hodder, 2015, 372 p.)
Pris sur la table des nouveautés en anglais à la BM, je l'ai surtout choisi parce que la couverture propose une animation en réalité augmentée et que j'en avais besoin... pour le travail.
J'ai commencé l'histoire avant de réaliser qu'il s'agissait d'une suite mais les auteurs annoncent qu'il peut se lire seul quand même, ce qui est le cas.
Nous suivons les aventures de Delilah, ado américaine discrète et amatrice de livres qui a réussi à faire sortir d'un livre de contes le Prince Oliver, son héros (cette partie se passe dans Between the line, le prequel donc). Mais pour sortir, il a fallu que quelqu'un entre dans l'histoire. C'est Edgar, le fils de l'auteur et sosie du prince, qui prend cette place. Des évènements imprévus s'enchaînent et rien ne se passe tranquillement.
J'ai bien aimé voir les premiers pas d'Oliver dans notre monde, obligé de rentrer dans la peau d'un ado allant au lycée alors qu'il parle comme un personnage de conte et prend tout au 1er degré. J'ai même franchement rit une ou deux fois (toujours très discret quand on est dans le train...).
L'ensemble est plein de charme et de fantaisie, il y aussi pas mal d'émotions, de quiproquo ce qui fait qu'il se lit vite.
C'est charmant, sympa et permet de passer un moment agréable et léger. Parfait pour ce temps morose.
NB : j'ai émis un hoquet d'angoisse en lisant sur la 4ème de couverture que les fans de Twilight allaient adorer.... Je ne comprends pas cette référence car les deux n'ont rien à voir.

The potion diaries d'Amy Alward (Simon & Schuster, 2016, 353 p.)
Repéré il y a quelques mois sur la blogosphère anglo-saxonne, j'ai profité d'une commande pour le glisser dans mon panier.
La princesse du royaume de Nova s'administre par erreur un filtre d'amour destiné à son meilleur ami. Elle tombe alors éperdument amoureuse de son reflet et sombre peu à peu dans la folie. Le roi et la reine organisent donc une "grande chasse" (great hunt) à l'ingrédient magique pour élaborer la potion inverse. S'y pressent les meilleurs alchimistes du royaume, dont Samantha Kemi, qui ne jure que par les ingrédients naturels. Elle est opposée - entre autres - à Zain Aster, meilleur ami de la princesse et héritier d'un laboratoire qui ne fabrique que des éléments synthétiques. Leurs recherches les mènent aux quatre coins du globe dans des endroits tous plus fascinants et dangereux les uns que les autres.
Il y a un mélange de conte de fées avec grimoire et de nouvelles technologies assez déroutant au début mais on se laisse vite emporter par cette course. Ce n'est pas un coup de cœur mais l'histoire est plutôt sympa et bien écrite. Le côté romance m'a laissée de marbre et  fort heureusement, il ne prend pas le pas sur le reste. On croise des sirènes, des licornes, des abominables hommes des neiges, c'est divertissant.

mercredi 22 novembre 2017

"La Passe-Miroirs T3 : La mémoire de Babel" de Christelle Dabos



Résumé : Deux ans et demi ont passé depuis la disparition de Thorn. Ophélie est retournée dans sa famille sur l'arche d'Anima mais la jeune fille se morfond. Seule l'arrivée de cartes postales la sort de ses ruminations. Lorsque l'opportunité de fuir sur l'arche de Babel se présente, notre héroïne n'hésite pas et en profite pour mener son enquête. Arrivera-t-elle à retrouver son fiancé ? Qui sont ses nouveaux adversaires ?

Pourquoi ce livre : pour continuer cette saga qui me charme beaucoup.

Avis : Même si l'imaginaire de Christelle Dabos semblait jusque là inspiré par Lewis Caroll et son Alice, je trouve que ce tome-ci louche plus du côté de Jules Verne et H.G. Wells. Les automates et autres dirigeables n'y sont bien sûr pas pour rien. L'ensemble à un petit côté Steampunk qui n'est pas pour me déplaire en tant que grande amatrice du genre et de son esthétique.

mardi 14 novembre 2017

"Légende d'un dormeur éveillé" de Gaëlle Nohant



J'ai reçu ce roman dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire organisés tous les mois de septembre depuis 6 ans par le site PriceMinister - Rakuten (#MRL17 sur les réseaux sociaux)


L'idée est de faire une chronique originale pour rendre compte de sa lecture.
Le livre partant sur les traces du poète Robert Desnos, j'ai donc tenté un compte-rendu sous forme de vers. Hum. Soyez indulgents, les cours de français sont loinnnnnnnn derrière... :o)

Robert Desnos, poète surréaliste du Paris des Années folles,
A vécu mille vies empruntes de liberté.
Sa plume si particulière lui fit croiser du monde,
De Cendrars, Aragon, Breton à Eluard.
Ses déambulations nocturnes colorées par l'opium,
Lui inspirèrent ses plus beaux vers.
L'amour guida aussi son imagination :
Elle s'appelait Yvonne George, chanteuse de music-hall
Et fut sa mystérieuse, car il rêvé tant d'elle.
Artiste engagé, il fut aussi résistant
Et c'est 1945, qui s'est éteint à la libération de son camp.
Gaëlle Nohant lui rend ici un sublime hommage
Marchant dans les pas de ce dormeur éveillé.
L'auteur le hisse au rang de légende,
Ce poète qui depuis ses 16 ans l'a si souvent accompagnée.
J'ai découvert un homme exceptionnel d'une droiture exemplaire
Moi qui jusqu'alors ignorait tout de sa vie.
Je remercie cette (docu)fiction pour la poésie qu'elle m'a offerte.
Ces quelques vers ne rendent pas hommage aux 540 pages du texte
A vous maintenant de vous lancez dans ses chapitres.

Editions Héloïse d'Ormesson, août 2017, 543 p.