samedi 14 octobre 2017

"Mr Mercedes" de Stephen King



Résumé : L'inspecteur Hodges a pris sa retraite des forces de police. Sa vie n'est désormais plus qu'une lente spirale qui risque de l'amener vers le fond du trou. Lorsqu'il reçoit une lettre du tueur à la Mercedes, c'est un coup sur la tête qui le remet sur les rails. Ce psychopathe est responsable d'un atroce carnage et a réussi à échapper à Hodges alors en charge de l'enquête. Comment oublier ces gens morts ou handicapés, écrasés par une SL500 de presque 2 tonnes alors qu'ils faisaient la queue lors d'un forum de l'emploi ? L'ancien enquêteur décide de coincer seul celui que la presse a surnommé "Mr Mercedes". Mais ce dernier est tout près et l'idée de recommencer à tuer est de plus en plus forte.

Pourquoi ce livre : repéré chez le discounter Noz pour 3 francs six sous, il tombait à pic.

Avis : Je ne suis pas experte de l’œuvre de Stephen King. Quand à l'adolescence, nombre de mes compatriotes se lançaient à corps perdu dans tous ses romans, je suis sagement passée à côté. C'est donc sur le tard que j'entame ma découverte. The Mist m'avait fait une très forte impression.
Me voilà donc face à Mr Mercedes qui n'est pas une histoire d'épouvante ou d'horreur mais un thriller dans la plus pure tradition du genre.

vendredi 6 octobre 2017

"Le dernier loup-garou" de Glen Duncan



Résumé : Jake Marlowe, plus de 200 ans d'existence, semble être le dernier loup-garou. Espèce pourchassée par une mystérieuse organisation, il a passé sa vie à fuir. Mais cette fois, il se promet que la prochaine lune sera sa dernière. L'envie de lutter n'y est plus. L'expérience aurait sans doute dû lui apprendre qu'en 30 jours, l'imprévu peut toujours se produire. Une petite flamme de volonté peut se rallumer envers et contre tout (et tous).

Pourquoi ce livre : recommandé par ma tante de... 82 ans. Je sais, j'ai une famille en or ! :o)

Avis : J'ai eu du mal à entrer dans ce livre, car je l'ai commencé en VO mais l'anglais était trop compliqué pour moi. En plus, notre loup-garou est un érudit, aimant les références littéraires pas toujours évidentes. Bref, après avoir récupéré la traduction à la BM, tout m'a paru beaucoup plus limpide.

samedi 30 septembre 2017

"Les animaux ne sont pas comestibles" de Martin Page



Résumé : Récit du parcours de l'auteur vers le véganisme, ce livre navigue entre essai et aventure intime pour présenter la cause animale comme une lutte politique et éthique exigeante mais aussi joyeuse et inventive. (...) En racontant son quotidien, en présentant d'autres trajets et motivations (liées à l'écologie, à la santé), en informant sur la nutrition, en montrant que le véganisme est accessible et gourmand, et qu'il n'a rien à voir avec l'ascèse ou la pureté, Martin Page invite chacun, qu'il soit végane, végétarien ou omnivore, à s'interroger sur le regard qu'il pose sur les animaux et sur la place que leur assigne la société.
La lutte pour les animaux est une question de justice sociale. Il est plus que temps d'inventer un monde empathique et égalitaire. (extrait de la 4ème de couverture)

Pourquoi ce livre : j'ai eu l'occasion d'échanger avec l'auteur sur son parcours de végane lors de la fête du livre de Villeurbanne en début d'année.

Avis : Je suis dans une démarche où je m'interroge sur la provenance de la nourriture que je mange et j'ai de plus en plus de mal à manger de la viande. Je suis passée au rayon boucherie de mon supermarché par plus tard que ce matin avec l'idée de prendre des côtes de porc. Et quand j'ai vu la photo du cochon  juste au dessus des barquettes, j'ai renoncé. Je vois l'animal mort là où je voyais juste un bout de viande avant. Oui je sais, c'est rude.
Le livre de Martin Page a un énorme mérite, il n'est ni culpabilisant, ni moralisateur. Il est factuel et documenté tout en étant convaincant et engagé. Il s'adresse aussi bien à ceux qui comme moi, veulent arrêter la viande qu'à tous les autres qui ne sont pas dans cette démarche.
Découpé en "chapitres thématiques", il fait le tour de la question du véganisme. De la façon d'affronter les remarques hostiles de son entourage en passant par la défense des animaux, le militantisme, les déserts alimentaires, les idées reçues en matière de santé, etc. J'ai trouvé l'ensemble extrêmement complet. Et émouvant aussi. Car Martin Page partage avec nous quelques moments plus ou moins délicats de sa vie : on comprend mieux pourquoi la lutte contre toute forme d'oppression lui tient autant à cœur.
L'empathie et la bienveillance sont au cœur du discours et c'est quelque chose qui me parle.
Martin Page n'est pas auteur pour rien, c'est très bien écrit, fluide, tout est bien amené et tombe sous le sens. Je ne dirais pas que j'ai pris plaisir à lire ce livre dans le sens où il n'est pas spécialement divertissant et certaines infos sont un peu difficiles à avaler. Il aborde un sujet qui peut faire polémique. Mais il l'aborde de façon simple et engagée, ce qui en fait pour moi un indispensable !

Comme je découvre la plume de l'auteur, très prolixe également en fiction, j'inscris cette lecture pour le mois de septembre du challenge des 12 thèmes.


Robert Laffont, 2017, 265 p.

dimanche 17 septembre 2017

"Chasseurs de livres" de Jennifer Chambliss Bertman



Résumé : Fraîchement débarquée à San Francisco, Emily est excitée à l'idée de poursuivre sa Chasse aux livres dans la ville de son fondateur, Garrison Griswold. Mais à peine ses bagages posés qu'elle apprend que son idole a été agressé. Et ce, alors même qu'il s’apprêtait à révéler au monde entier son nouveau jeu littéraire. Quand la jeune fille met par hasard la main sur un mystérieux livre, une course effrénée commence !

Pourquoi ce livre : lu avec une idée d'exploitation dans la tête pour le travail...

Avis : Un livre qui mêle amour de la lecture, chasse au trésor, codes secrets et réseaux sociaux du livre, voilà qui avait de quoi m'allécher. L'histoire surfe sur la vague du géocaching (utiliser le positionnement GPS pour dissimuler ou rechercher des messages ou des objets partout dans le monde), le bookcrossing (déposer un livre n'importe où pour qu'il soit trouvé, lu et à nouveau déposé pour le suivant) et les réseaux sociaux du livre.
Les personnages sont attachants, notamment Emily qui n'a pas une vie comme les autres avec les déménagements intempestifs de ses parents. Les livres sont pour elle le moyen de s'évader. Son amitié avec James met du baume au coeur.
Les méchants sont en revanche un peu clichés.
L'histoire rend aussi hommage à Edgar Allan Poe, ce qui donne envie de relire ses nouvelles ! Je me plongerai dans sa biographie car visiblement, celle qui était en vigueur jusqu'à il y a peu ne reflétait pas la réalité du personnage. C'est très bien expliqué en fin d'ouvrage d'ailleurs dans des notes de l'auteur. Elle s'inspire en effet de personnages historiques.
Le roman est aussi l'occasion d'une jolie balade dans les rues si atypiques de San Fransisco puisque la ville sert de toile de fond à l'intrigue.
De jolies illustrations ponctuent également le texte, ce qui apporte un plus.
L'ensemble est très plaisant mais vraiment pour les plus jeunes. Je n'ai plus trop l'habitude !

Robert Laffont jeunesse, 2017, 441 p.

mercredi 6 septembre 2017

"Treize raisons" de Jay Asher



Résumé : Hannah Baker, lycéenne a piori sans histoire, s'est suicidée. Clay Jensen, qui fréquentait le même établissement, reçoit alors sept cassettes audio sur lesquelles la jeune fille s'adresse aux treize personnes qui pour elle ont influencé son geste. L'adolescent, d'abord sous le choc et réticent, se laisse emporter par le récit de sa camarade. Il comprend au fur et à mesure des faces qui défilent que bien souvent, le diable se cache dans les détails et qu'un rien, un regard, un mot, une main qu'on ne tend pas, peuvent faire basculer une situation.

Pourquoi ce livre : repéré à sa sortie, j'ai finalement attendu plusieurs années et l'annonce d'une série Netflix pour le lire.

Avis : Voici un livre qui m'a laissée un peu groggy, comme si j'avais été assommée. J'ai enchaîné les pages sans pouvoir m'arrêter, me couchant à point d'heure pour avancer un maximum.