mercredi 29 mars 2017

"Scandaleux héritage" de Jackie Collins




Résumé : Red Diamond, milliardaire antipathique et implaccable, convoque ses trois fils dans sa résidence New-Yorkaise sans leur en expliquer la raison. Les relations entre les quatre hommes étant particulièrement tendues (voire inexistantes), chacun se demande ce que le patriarche peut bien avoir en tête. Cette réunion imprévue va bouleverser le quotidien de Max, Chris et Jett et avoir des répercusions sur tout leur entourage. Les secrets s'accumulent et la tension grimpe en flèche.


Pourquoi ce livre : Acheté sur un coup de tête alors que je trainais pour faire les courses, je me suis dit que c'était un bon moyen de découvrir l'auteur ainsi que la collection poche de Charleston.


Avis : Jackie Collins, c'est un peu comme Jilly Cooper. C'est un grand nom, associé à la  littérature de romance. C'est surtout sa sœur Joan Collins qu'on visualise mais Jackie Collins a su se bâtir une forte réputation dans le milieu du livre. Certains de ses ouvrages ont fait scandale à leur sortie (je vous laisse jeter un œil sur l'article Wikipédia qui lui est consacré, notamment la citation de Barbara Cartland qui m'a bien fait rire !).
Je ne vais pas tourner autour du pot, ce ne fut pas la lecture de l'année. Aucun des personnages et de leurs histoires ne m'a intéressée (on évolue dans le milieu de pauvres riches) mais comme on n'arrête pas d'alterner les points de vue, il n'y a pas de temps mort. C'est un sacré plus, surtout vu le nombre imposant de pages (730...).
En gros, il y a beaucoup de clichés, l'avocat d'affaire qui a des soucis avec son ex-femme russe, le petit dernier mannequin à Milan qui a eu des problèmes de drogue, l'avocat de stars qui vit à Los Angeles. Autant dire que tout ça ne m'a pas fait rêver plus que ça. J'oubliais aussi la jeune serveuse qui rêve de devenir chanteuse !!! Toutes mes excuses.
Certaines décisions sont franchement douteuses, mention spéciale à Max qui dissimule les preuves dans un meurtre. Oui, il y a un semblant de trame policière, mais c'est un peu le grand n'importe quoi (ne mélange pas les genres qui veut).
Pour moi c'est une grande saga que je vois tout à fait adaptée en 6 parties et diffusée par TF1 - ce qui n'est pas un compliment. L'ensemble m'a fait penser aux séries des années 80 avec robes en strass à épaulettes et brushing géants.
Reste que pourtant, j'ai enchaîné les 730 pages sans problème, l'écriture est fluide et l'ensemble très bien rythmé. Je comprends le succès que Jackie Collins a rencontré mais ce type de roman n'est pas du tout pour moi. Je suis contente d'en avoir lu un (comme Jilly Cooper d'ailleurs), mais je ne compte pas retenter.
D'autres titres de la collection poche chez Charleston me tentent beaucoup plus, je ne m'avoue pas vaincue !


Charleston, 2016, 728 p.

lundi 20 mars 2017

"Agatha Raisin : the first two tantalising cases" de M. C. Beaton



Résumé : The quiche of death : Lassée de sa vie de business woman, Agatha Raisin revend sa société et part vivre son rêve de petite fille en s'installant à Carsely, un village des Cotswold. Pour s'intégrer, elle décide de participer au concours local de quiche. Et pour être sûre de gagner, elle l'achète chez son traiteur londonien préféré. Tout irait pour le mieux si le juge ne tombait pas raide mort, empoisonné.
The vicious vet : Une clinique vétérinaire ouvre à Carsely et Paul Bladen, le beau docteur fait battre le coeur d'Agatha. Mais une idylle n'a pas le temps de naître puisque Paul est retrouvé mort après une intervention sur un cheval. Tout pointe à l'accident mais Agatha n'est évidemment pas de cet avis.

www.cotswolds.com

Pourquoi ce livre : à force de le voir partout, j'ai craqué !

Avis : Nous avons donc dans cette édition deux histoires pour le prix d'une. Une chose est sûre, la première histoire est beaucoup plus sympa que la 2ème.
Le personnage d'Agatha Raisin assez atypique car au premier abord, je l'ai trouvé tout à fait antipatique : carrieriste, elle n'a pas de famille ou d'amis et du coup est très mauvaise dans ses relations avec les autres. Disons que l'empathie et la gentillesse ne font pas partie de ses qualités de base, sachant qu'elle s'offusque si on ne la traite pas avec bienveillance... C'est plutôt rare d'être face à un tel caractère et celà apporte une bonne touche d'humour. L'hommage à peine voilé à Agatha Christie, sa Miss Marple et Hercule Poirot participe au charme de l'ensemble.
Se retrouver à la campagne la plonge dans un ennui profond, ce qui la pousse à se mêler de ce qui ne la regarde pas, irritant au passage les villageois de Carsely.

www.cotswolds.com
 Le côté policier du livre est une excuse pour faire une étude de mœurs de la campagne anglaise, l'intrigue est franchement bateau, ce n'est clairement pas l'intérêt principal de cette série. La police est d'ailleurs étonnamment légère concernant le comportement de notre héroïne et de son ingérence quasi permanente. Le premier tome vaut le détour pour son ambiance, ses interactions entre les personnages.
Nous lisons une description drôle et acide de la vie dans un village de la campagne anglaise. Toutes les maisons ont un nom, tout le monde sait ce que fait tout le monde, quelqu'un arrivé il y a 20 ans est toujours considéré comme un étranger, etc. Tout n'est pas beau comme une carte postale. On vous accueille avec le sourire et quand vous êtes partie on se demande tout haut "Que voulait encore cette horrible bonne femme ?".
J'ai bien aimé le personnage de Roy, ancien collègue d'Agatha qui vient passer quelques week-end chez elle et dont le tempérament excessif jure complètement avec l'ordre établi de Carsely.
J'ai bien aimé "The quiche of death" qui plante le décor, moins "The vicious vet" qui reprend les mêmes ficelles. La longévité de la série (plus de 20 tomes !) s'explique sans aucun doute par la personnalité tranchée (et tranchante !) de son héroïne.
Je vous laisse avec la bande-annonce de l'adaptation sur Sky 1 :






Constable, 2016, 440 p. (traduit en français chez Albin Michel)

dimanche 12 mars 2017

"Six fourmis blanches" de Sandrine Collette




Résumé : Deux histoires se déroulent en parallèle : dans la première, nous suivons Lou, partie avec son fiancé Élias dans un pays d'Europe de l'Est pour faire un trek de quelques jours en haute-montagne. Ils retrouvent un groupe de 4 autres touristes, aucun n'étant spécialement habitué à ce genre d'activité physique. Tout s'annonce pour le mieux, jusqu'à ce que le temps change et vire au cauchemar. Dans la 2ème histoire, nous suivons Mathias, sacrificateur dans une vallée montagnarde. C'est lui qu'on appelle lors de grands évènements (mariage, baptêmes...) pour attirer le bon œil sur la famille. Un parrain local lui demande un service qu'il ne peut refuser et sa vie bascule. Pour le pire.

Pourquoi ce livre : offert par une copine, j'ai profité d'un séjour au ski pour le lire.

Avis : Je n'avais jamais entendu parler de Sandrine Collette, j'étais donc contente d'entamer cette lecture.
Nous suivons ainsi deux histoires parallèles qui a priori n'ont pas de rapport entre elle. Mais la narration est habilement construite et réserve quelques surprises au lecteur.
Dans les deux histoires, la tension monte lentement mais sûrement, jusqu'au point de non retour. La montagne offre un cadre idéal pour cette double histoire qui mêle superstition, alpinisme et survival. La tempête de neige sert de point d'orgue au drame, c'est le moment à partir duquel tout bascule. J'avoue que j'ai bien frissonné avec ce groupe de touristes, pas méchants mais pas préparés, qui vont affronter le pire. La description des marches interminables, dans le blizzard, encordés, n'y voyant pas à 2m est ainsi assez éprouvante.
Mathias est aussi un personnage très intéressant, évoluant dans un milieu de traditions, de croyances et de folklore. On comprend rapidement son rôle essentiel dans sa communauté où la peur du Malin sous-tend les actions de tout le monde. Le suspense est une fois encore habilement amené, Sandrine Collette prenant son temps pour planter le décor. Je mets juste un bémol sur la fin concernant ce personnage. Je la trouve un peu facile.
Il ne s'agit pas du tout d'une enquête policière mais d'un thriller, d'une course pour la survie.
Le fait que j'étais en pleine montagne moi-même, sous la neige, lors de la lecture a sans doute participé à mon avis positif !
Je ne connais pas les autres titres de l'auteur mais celui-là me parait tout indiqué pour commencer.

Le livre de poche, 2016, 308 p.

mercredi 1 mars 2017

"Bon rétablissement" de Marie-Sabine Roger





Résumé : A la retraite depuis 7 ans, Jean-Pierre, loup solitaire veuf et sans enfants, se retrouve coincé pendant des semaines à l'hôpital suite à un grave accident mystérieux. Incapable de se déplacer tout seul et donc cloué sur son lit, il est obligé de faire attention à ceux qui l'entourent. Des rencontres impromptues vont venir chatouiller son égoïsme.


Pourquoi ce livre : En fait, j'étais partie pour prendre Trente-six chandelles qui était déjà emprunté.


Avis : Il s'agit pour moi d'une découverte de l'auteur (enfin pas tout à fait car je connaissais son travail sur l'album jeunesse Le vilain monstre bleu).
J'appréhendais un peu car l'histoire se déroule à l'hôpital et j'avoue que le monde médical m'angoisse pas mal. Mais il ne s'agit pas du tout d'un scénario larmoyant ou stressant, une sorte de légèreté caractérise l'ensemble. Notamment grâce à l'humour, omniprésent et subtil mais aussi grâce à des phrases qui font mouche : "L'espoir fait surtout vivre ceux qui en tirent profit", etc, etc.
On est face au parcours de Jean-Pierre, un vieux loup solitaire - veuf et sans enfant - qui sera obligé de sortir de ses certitudes grâce à quelques rencontres décisives : le jeune policier qui s'occupe de savoir ce qui lui est arrivé, la personne qui l'a sorti de la Seine, la gamine qui rôde autour de sa chambre pour lui piquer son ordinateur et aller sur Facebook, Myriam l'infirmière, etc.
Avec toujours le quotidien à l'hôpital en toile de fond : les aides-soignantes qui entrent à n'importe quelle heure, la porte qu'on ne ferme jamais, la chambre qu'on partage, le médecin spécialiste qui vous réduit à la partie du corps qu'il soigne chez vous. Mais ce n'est jamais pesant. Je me suis même surprise à ricaner à plusieurs reprises.
Jean-Pierre se lance dans l'écriture de ses mémoires pour tuer le temps, il revient donc sur son passé par petites touches successives. Ses parents, son grand-père, tous rigides, sa femme qui n'a jamais pu avoir d'enfants et qu'il n'a pas su consoler, son frère avec qui il n'a que des relations superficielles. Il n'y a ni pathos, ni mélodrame, juste un homme qui fait le point. La fin très belle et optimiste, a achevé de me convaincre.
Ce roman est une très belle découverte, court, au style incisif, drôle et percutant. Je vais sans doute l'offrir à tout le monde. Coup de cœur !


Le Rouergue, collection La Brune, 2012, 204 p.

samedi 25 février 2017

"La petite boulangerie du bout du monde" de Jenny Colgan



Résumé : Quand Polly voit l'entreprise qu'elle a co-fondée avec son ami faire faillite, elle doit se réinventer une vie. Avec un budget ultra serré, elle n'a pas d'autre choix que de quitter Plymouth et de s'installer dans un appartement sordide d'une petite ville de pêcheurs de la côte. Pour se détendre, elle fait ce qu'elle aime le plus : du pain. Les bonnes odeurs qui s'échappent de chez elle ne tardent pas à attiser la curiosité des locaux. De rencontres inattendues en occasions saisies au bon moment, la jeune femme va retrouver le sourire.

Pourquoi ce livre : j’avais envie de découvrir ce livre qui a beaucoup fait parler de lui et en plus de lire quelque chose de léger.

Avis : Voici une lecture sympathique qui possède un fort côté dépaysant avec ce village atypique de Cornouailles battu par les vents marins.
L'ensemble est pétri de bons sentiments (ha ha, pétri, boulangerie... oui je sors) avec parfois un penchant pour le cul-cul : je pense à Neil le macareux par exemple.
Dans l'ensemble, les personnages sont un peu caricaturaux : la meilleure copine citadine exubérante, le beau marin viril, la vieille méchante qui cache un terrible secret, le gentil beau gosse discret, etc, etc.
Mais malgré tout, cela fonctionne ! On se laisse entraîner par Polly et son envie de s'en sortir et on se surprend à sentir l'odeur du pain frais partout. C'est bien écrit, Polly est un personnage attachant et dont les réflexions sonnent justes.
L'histoire nous rappelle aussi que vivre de la pêche est extrêmement difficile, demande des sacrifices et peut avoir des conséquences dramatiques. La vie d'une petite ville est aussi bien décrite, avec ce que l'arrivée de touristes peut provoquer comme changements plus ou moins bienvenus.
Il s'agit donc d'un moment de détente sympathique, qui n'est pas du tout inoubliable mais qui donne le sourire. L'objectif est donc atteint !
J'en profite pour signaler qu'en bonne reine de la gaffe, je l'ai offert pour Noël à ma belle-sœur avant de me souvenir qu'elle ne mange pas de gluten. Je ne plaisante malheureusement pas.

Editions Prisma, janvier 2015.

mercredi 15 février 2017

"Eva" de Simon Liberati




Résumé : "Un soir de l'hiver 1979, quelque part dans Paris, j'ai croisé une femme de treize ans dont la réputation était alors « terrible ». Vingt-cinq ans plus tard, elle m'inspira mon premier roman sans que je ne sache plus rien d'elle qu'une photo de paparazzi. Bien plus tard encore, c'est elle qui me retrouva à un détour de ma vie où je m'étais égaré. C'est elle la petite fée surgie de l'arrière monde qui m'a sauvé du labyrinthe et redonné une dernière fois l'élan d'aimer. Par extraordinaire elle s'appelle Eva, ce livre est son éloge. S. L." (4ème de couverture)

Pourquoi ce livre : repéré à sa sortie à cause de la très belle jeune femme sur la couverture, je l'ai mis de côté dans ma tête en attendant le bon moment.

Avis : Roman atypique et inclassable, Eva est une ode à l'amour. Il ne s'agit pas tout à fait d'une biographie, notamment parce que la vie d'Eva Ionesco n'est dévoilée au lecteur que par touches successives, partant d'anecdotes. Ensuite, parce que Simon Liberati y insère des passages sur sa propre vie et son état d'esprit. L'auteur s'obstine à nous montrer que ces deux-là étaient fait pour se rencontrer et s'aimer. Ils se sont en effet croisés à de nombreuses reprises à la fin des années 70 dans le milieu de la nuit parisienne avant de se retrouver 25 ans plus tard.
Nous voilà plongés dans un portrait de femme, qui témoigne d'un amour absolu et d'une adoration sans borne de l'auteur pour celle qui désormais est son épouse, sa muse et sa rédemptrice.
Toutes les facettes de sa personnalité, les plus belles comme les moins reluisantes nous sont dévoilées, même si cette femme est visiblement très pudique, ne revenant que difficilement sur son passé et les épreuves qu'elle a traversé.
Si le nom d'Eva Ionesco ne vous dit rien, tapez-le sous un moteur de recherche d'images et vous comprendrez. Enfant, elle a servi de modèle à sa mère pour des photographies en noir et blanc, de plus en plus érotiques et de plus en plus "perverses". Sa mère l'a même "prêtée" à d'autres artistes pour des séances. Son innocence lui a été volée horriblement tôt. 
Eva a la rage de vaincre et de vivre malgré tout, c'est une guerrière qui veut s'en sortir et trace sont chemin. Cependant, elle reste d'une fragilité désarmante aux yeux de son amant.
Certains passages m'ont fait frémir, je pense notamment à l'évocation d'expositions dans des galeries de photos mettant en scène des enfants dans des jeux érotiques. On dirait "pédophiles" maintenant mais à l'époque, ces galeries avaient pignon sur rue.
J'ai vraiment apprécié cette lecture qui rend compte de la relation privilégiée et exclusive qu'entretient un artiste et sa muse. L'ensemble est habilement construit et nous livre un magnifique portrait.
Un petit bémol cependant : le style, très particulier de l'auteur, qui ne plaira pas à tout le monde (et que j'ai mis un moment à intégrer) : phrases alambiquées et références littéraires élitistes ponctuent le texte. Mais que cela ne vous empêche pas de le lire !

Stock roman, août 2015, 277 p.


mercredi 8 février 2017

"Retour sur terre" de Mélanie Rose



Résumé : Michaela, 25 ans, s'élance en parachute. Il est 15 heures et un vent violent se lève. Quand elle atterrit, quelques minutes plus tard, la nuit est tombée et l'aérodrome est complètement désert. Ses affaires, sa voiture, tout a disparu. Alors qu'elle tente de passer des coups de téléphone depuis un pub voisin, la jeune femme découvre sa photo sur des avis de recherche. Elle a visiblement disparu... depuis plus de 6 ans ! Que s'est-il passé lors de ce fameux saut ? Peut-elle reprendre une vie normale ?

Pourquoi ce livre : offert par une tante (qui ne l'a pas lu), il tombait à pic pour le challenge des 12 thèmes de février. [Pour rappel : « Cœurs sur toi » février, c'est le mois des amoureux. Si on lisait une romance ? Époque, lieux, vous avez l'embarras du choix ! !]

Avis :  Attention, cette critique contient des spoilers. Vous voilà prévenus.
Tout avait bien commencé entre moi et ce livre, je vous assure ! Quand j'ai lu le résumé, je me suis dit "Ça a l'air sympa, dans le genre léger". Sur la 4ème de couverture, on peut lire "Fidèle à ses intrigues extraordinaires, Mélanie Rose tisse ici une nouvelle comédie romantique pleine de charme et de suspense". Effectivement, même si le pitch de départ m'a semblé un poil réchauffé, j'ai enchaîné les pages en me demandant sérieusement ce qui avait bien pu se produire lors de ce fameux saut en parachute. Les personnages secondaires formaient avec Michaela un bon ensemble. Et puis... et puis. Entamé dans le train où j'alternais lecture et contemplation des paysages suisses, j'ai fini ce livre tranquillement chez moi, c'est-à-dire bien concentrée sur ce qui était écrit. Et là, déconfiture. Tout m'a paru d'un vide sidéral avec un net penchant pour le cliché. Adolescente gothique en manque d'attention. Check ! Beau gosse qu'on sort d'un chapeau mais attention, le coup de foudre explique tout. Check ! Maladie grave. Check ! Triangle amoureux. Check ! Je vous passe le personnage de Simone, la sœur de Matt (le beau-gosse pré-cité), scientifique qui travaille pour un laboratoire top secret du gouvernement et qui étudie les gravitons (issus de la théorie des quanta). Si !! Véridique !
D'explications, tu n'en auras pas cher lecteur, puisque visiblement pour Mélanie Rose, ce n'est pas du tout le fond du problème. Non, je t'assure, on s'en moque de ces 6 années passées à la trappe qui occupent pourtant le cœur de l'intrigue.
Je vais vous dire ce que j'en pense : arrivée à 380 pages et pressée par son éditeur de lui rendre quelque chose, l'auteur a bâclé la fin, ne sachant pas du tout comment finir son manuscrit. J'ai l'ai fermé d'un geste rageur et je me suis empressée de noyer ma déception dans les Tirlibibi.
Comédie romantique complètement fade, ce livre ne me laissera aucun souvenir.






Archipoche, octobre 2016, 433 p.