lundi 26 décembre 2011

"The traitor and the tunnel" de Y.S. Lee


Résumé : Mary Quinn se voit confier une nouvelle mission : découvrir qui se cache derrière les vols d'objets qui ont lieu dans les salons de Buckingham Palace. Déguisée en femme de chambre, elle intègre donc le service de la reine Victoria. Mais cette enquête qui n'a pas l'air très difficile se complique pour le moins quand un ami du Prince de Galles se fait assassiner dans des conditions scandaleuses par un marginal portant le même nom que le père de la jeune fille. Sans oublier le fait que c'est l'entreprise de James Easton, le charmant jeune homme avec qui Mary a déjà eu maille à partir, qui est chargé des travaux de rénovation du système d'égouts passant sous le palais. Et à l'Agence, rien ne va plus, Anne et Felicity n'étant plus d'accord quant à son mode de fonctionnement.

Avis : Ce 3ème volet des aventures de Mary et de l'Agency n'est pas encore sorti en France. Rien de passionnant dans ce volume et je dirais même qu'on frôle parfois le ridicule. L'histoire personnelle de Mary progresse d'un coup mais d'une façon tellement tirée par les cheveux qu'on a du mal à être contente pour elle. Un peu comme dans le 1er tome où elle retrouvait par hasard le médaillon de son père et la boîte contenant des documents. L'auteur fait beaucoup trop de raccourcis. Sachant qu'elle allait développer son histoire en plusieurs livres, elle aurait peut-être pu amener les choses de manière progressive.
Le point les plus négatif pour moi concerne le traitement qui est réservé aux membres de la famille royale. SPOILERS : le fait de voir descendre la reine Victoria dans les égouts m'a sidérée, j'ai trouvé cela complètement grotesque. Et le fait que le Prince de Galles soit à deux doigts de violer Mary est tout aussi inutile et n'apporte vraiment rien à l'histoire SPOILERS. Je trouve qu'il faut marcher sur des oeufs quand on convoque des personnages ayant réellement existés, tout du moins des personnages sur lesquels on est bien documentés.
J'ai bien aimé en revanche la description de la vie du personnel de Buckingham même si c'est un peu rapide. J'aurais aimé en apprendre un peu plus sur le recrutement, les différents échelons, les tâches de chacun, etc.
Détail intéressant, The Agency touche à sa fin par mésentente entre ses deux fondatrices, l'une voulant l'ouvrir à un recrutement d'agents masculins et lui donner plus d'ampleur, l'autre voulant la maintenir en l'état. Le choix de Mary quant à qui elle va suivre promet un 4ème tome, sans aucun doute. James Easton retrouve de son panache après avoir été sacrément affaibli par le paludisme dans "Le crime de l'horloge". Bien évidemment, lui et Mary sont encore obligés de collaborer, pour leur plus grands plaisir (malgré leurs protestations).
Bref, l'idée de base de cette série de romans est vraiment bien (Londres victorien, agence de femmes espionnes, héroine attachante) mais trop d'éléments tombés comme des cheveux sur la soupe gâchent un peu le plaisir. Je m'étais dit que j'arrêterais de lire la série après le tome 2 et j'aurais mieux fait de m'écouter...

Roman lu dans le cadre du mois anglais organisé par Lou, Titine et Cryssilda.



MAJ du 09/12/2012 : La sortie de ce tome en français est prévue pour mars 2013. http://www.nathan.fr/catalogue/fiche-produit.asp?ean13=9782092524237 (comme visiblement beaucoup l'attendent, en attestent les mots-clés de recherche qui mènent sur mon blog ;o) )


Walker Books, 375 p., 2011.

jeudi 15 décembre 2011

"La Maison de soie" d'Anthony Horowitz


Résumé : Londres, 1890. Le riche marchand d'art Edmund Castairs réalise que depuis son retour des Etats-Unis, il est suivi par un homme qu'il pensait mort. Il se tourne alors vers Sherlock Holmes pour l'aider. La présence du detective devient d'autant plus évidente que Castairs est victime d'un cambriolage. Mais alors que Sherlock Holmes et son comparse, le Docteur Watson, remontent la piste du voleur, ils mettent le pied dans un véritable panier de crabe. Petit à petit, ils découvrent qu'un véritable scandale risque d'éclabousser toute la société victorienne. Ils deviennent dès lors les hommes à abattre. Les cadavres se multiplient autour d'eux, tout comme ces étranges rubans de soie blanche.

Avis : Il s'agit pour moi d'un très bon roman policier, et je dirais même d'un très bon Sherlock Holmes. Anthony Horowitz, écrivain pour la jeunesse à qui l'on doit notamment la série des Alex Rider, a été mandaté par les ayants-droit de Sir Arthur Conan Doyle pour faire revivre le personnage du célèbre détective anglais. Sur la couverture du roman, on trouve le sceau "Conan Doyle estate LTD". L'idée de départ est que cette enquête, consignée par le Dr Watson, serait restée cachée pendant 100 ans pour éviter que le contenu, trop compromettant, soit révélé. Et ça marche très très bien !
On voit qu'Anthony Horowitz a essayé d'imiter le style de Conan Doyle et s'y laisserait presque prendre. L'histoire en elle-même est assez classique même si relativement alambiquée. Le thème n'est pas très réjouissant. Sans trop en dévoiler, on parle beaucoup de fumeries d'opium dans les bas-fonds londonniens. De nombreuses références aux précédentes aventures de nos deux enquêteurs parsèment l'ouvrage. On devine même l'ombre du professeur Moriarty et Lestrade n'est jamais bien loin. Je regrette juste un peu que beaucoup de choses reposent sur l'intuition et la déduction de Holmes. Impossible de deviner quoi que ce soit. Le pauvre Docteur Watson, qui pourtant a ici un rôle capital, a tendance à se rabaisser. Le détective est décrit sans fard, lorgnant en permanence vers ses piqûres de cocaïne.
L'édition que j'ai lue est une édition jeunesse et la sortie du livre a été faite simultanément chez Calmann-Levy, en édition adulte. Je m'interroge un peu sur la pertinence de tout ça... D'autant plus que la couverture n'a rien de "jeunesse".

J'ai lu ce roman dans le cadre du mois anglais organisé par Lou, Cryssilda et Titine.




Hachette jeunesse, 353 p., novembre 2011.

samedi 3 décembre 2011

"The invention of Hugo Cabret" de Brian Selznick


Résumé : Paris, 1931. Hugo est un jeune garçon orphelin qui a été recueilli par son oncle à la mort de son père. Il arrête l'école et apprend le métier d'horloger. En effet, c'est son oncle qui est chargé de mettre à l'heure toutes les horloges d'une gare. La vie n'est pas facile pour Hugo, qui n'a ni affection, ni amis. Mais son père, qui travaillait dans un musée d'automates, lui a légué un carnet de croquis avec notamment les croquis de l'homme - automate qu'il cherchait à réparer avant de mourir. Hugo a réussi à le récupérer et à le ramener chez lui. C'est son obsession de le remettre en état. Quand l'oncle du garçon disparaît, Hugo doit apprendre à vivre seul, en volant dans les boutiques de la gare pour survivre. Celle dans laquelle il vole le plus est une boutique de jouets mécaniques. En effet, il a besoin de pièces pour réparer l'automate. Malheureusement, trop sûr de lui, il se fait prendre la main dans le sac par le propriétaire du magasin. Les ennuis commencent.

Avis : Vu le nombre d'affiches qui annoncent la sortie du film de Martin Scorsese , impossible de résister au livre quand je l'ai vu à la médiathèque, en anglais en plus. Personnellement, l'histoire en elle-même ne pas spécialement intéressée. Le côté conte de fée est très présent, malgré l'absence de surnaturel, parce qu'on suit un jeune garçon dont le voeux le plus cher est de réparer son automate à forme humaine. Parce que ce jeune garçon va rencontrer des gens qui vont l'aider, des gens qui vont l'empêcher d'avancer dans sa quête. Parce que des objets sont essentiels pour avancer : une clé, un dessin mystérieux, des rouages de jouet. Parce que c'est un peu rocambolesque et parce que ça se finit bien.
Je pense que j'ai eu du mal à rentrer dans ce conte à cause du style d'écriture. Les phrases sont toutes trop courtes, du style sujet - verbe - complément avec un adjectif à chaque fois pour tout décrire. J'ai eu l'impression de lire un scénario avec des indications pour chaque plan, pas un roman. Il s'agit aussi d'un hommage à Georges Méliès, un des premiers cinéastes mais là encore, ça ne m'a pas spécialement donné envie d'en apprendre plus sur ce personnage.
L'intérêt principal de ce livre réside dans l'objet livre en lui même. En effet, l'originalité vient du fait que les 3/4 de l'histoire sont racontées à travers des dessins au fusain absolument magnifiques.
Voici quelques exemples :



Les illustrations participent pleinement à l'histoire.
Et du coup, le lecture des 534 pages se fait très rapidement !
Bref, un très beau livre, mais pas un coup de coeur. 

Scholastic, 534 p., 2007.

dimanche 27 novembre 2011

"L'épopée du Roi Singe" adaptée par Colette Kahn


Résumé : Né d'une montagne, Singet, petit singe de pierre, a de grandes ambitions. Il veut d'abord devenir roi du groupe des singes qu'il a rejoint après sa naissance. Il y parvient en étant le plus courageux de tous et en découvrant une grotte permettant d'abriter toute la troupe. Mais s'ennuyant fermement, il décide de partir en quête de la recette d'immortalité. Pour se faire, il devient durant de longues années le disciple de l'Immortel Subhûti qui finit par lui révéler tous ses secrets. Mais notre Roi Singe se montre trop vaniteux et est renvoyé chez lui. Ce sera le début d'aventures où il sera aux prises avec l'Empereur de Jade en personne, roi des autres dieux et souverain du palais des Hauteurs Ethérées. Singet devra-t-il payer son arrogance ?

Avis : Ce qu'il y a des bien avec les contes, c'est qu'ils sont accessibles à tous. Cette édition est destinée à la jeunesse puisqu'elle est simplifiée.
Je ne connais pas trop les mythes fondateurs chinois, c'était donc l'occasion d'en apprendre un peu plus. Le Roi singe est un personnage très populaire dans la littérature chinoise. C'est un des personnages centraux du Voyage vers l'Ouest, roman d'aventure mythologique du XVIè siècle. S'y croisent notamment Lao-Tseu (considéré comme le père du taoïsme) et Bouddha.
Le personnage de Singet en lui-même n'est pas spécialement très sympathique. J'ai surtout eu l'impression de voir quelqu'un rongé par l'ambition et l'arrogance, ne respectant aucune règle ni personne. Mais comme il s'agit d'un conte philosophique, des évènements le contraindront à réfléchir et à avancer sur la voir de la sagesse. J'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir la cour de l'Empereur de Jade ainsi que celles de ses vassaux, notammentle Aogung, Dragon roi de la mer de Chine.
Petit plus de cette édition, un cahier central documentaire.


En tout cas, cet ouvrage m'a donné envie d'en lire davantages sur les mythes chinois et la taoïsme. A trop vouloir simplifier, on reste un peu sur sa faim.

Folio junior, 107 p., avril 2011.

dimanche 20 novembre 2011

"Specials" de Scott Westerfeld


Résumé : Rattrapée par Shay à la fin du tome 2, Tally subit une nouvelle opération qui cette fois la rend Special. Elle fait donc partie du commando d'élite du docteur Cable, arborant des tatouages animés de pulsations, des dents taillées en pointe et surtout un physique et un mental de chasseur / tueur. Mais Tally sent qu'au fond d'elle-même, elle n'a pas changé et s'interroge toujours autant. Son souhait le plus cher serait d'être réunie avec Zane dont le cerveau a été endommagé suite à l'ingestion d'une pillule remplie de nanos mise au point par les fumants. Pour qu'il soit Special comme elle, il faut d'abord le faire échapper de New Pretty Town. Shay et Tally mettent au point un plan d'évasion mais celui-ci va avoir des conséquences beaucoup graves que tout ce qu'elles avaient imaginé.

Avis : Ce 3ème tome de la série "Uglies"  de Scott Westerfeld a attendu plus d'un an dans ma PAL. Pourtant, j'avais dévoré les deux précédents... Reprendre l'histoire n'a pas été trop compliqué, j'ai vite repris le fil des évènements. Tally ne cesse de se questionner sur ce qu'elle est et ce qu'elle veut. On sent que malgré les opérations sensées remettre les compteurs à zéro, Shay et elle on du mal à dépasser leurs différends, notamment celui concernant David qui est un sujet régulier de discorde et de tensions. D'ailleurs Shay ne se prive pas de rappeler à Tally qu'elle agit toujours en pensant à elle (et je suis bien d'accord !!) : "Je croyais que cela te changerait de devenir Special. Je pensais que cela te ferait voir lemonde plus clairement, que tu serais un peu moins obnubilée par toi". D'ailleurs je trouve que c'est une constante ces héroïnes de LJ qui ne voient pas plus loin que leur nombril où leur petit copain. C'est la réflexion que je me suis faite à la fin du tome 3 de la série The Mortal Instruments. Mais là n'est pas l'objet de ce post...
Je m'interroge aussi sur tout l'aspect "scarification" de ces Specials. Ils se coupent pour obtenir une montée d'adrénaline et pour avoir les idées claires mais à aucun moment ce genre de comportement n'est remis en question. Tally arrive à dépasser sont besoin de se couper mais cette pratique n'est jamais dénoncée comme dangereuse. On sait pourtant que bon nombre d'adolescents y ont recours pour évacuer le stress et la pression du quotidien. C'était peut-être le moment de faire passer un message. Scott Westerfeld a visiblement passé son tour et c'est bien dommage...
J'aime particulièrement le monde créé, avec ses Uglies et ses Pretties, la régulation de la population, les critères de beauté, la technologie omniprésente. J'ai préféré ce tome au précédent, où l'histoire avec les "sauvages" m'avait un peu agacée. David tient une place importante même en ne faisant que de brèves apparitions. La ville de Diego est une très bonne trouvaille, qui élargit un peu l'horizon, jusqu'alors exclusivement centré sur New Pretty Town et la Nouvelle-Fumée.
La fin m'a un peu déçue, j'aurais aimé quelque chose de plus spectaculaire, à la hauteur de ce monde inventé par Westerfeld. A noter que pour moi c'est sa meilleure série de LJ, loin devant "Midnighters" et encore plus loin devant "Leviathan".


Une lecture que j'inscris dans le challenge Dystopique de Prune !




Pocket jeunesse, 2008, 391 p.

lundi 14 novembre 2011

My tailor is rich ou le mois anglais

Du 15 décembre au 15 janvier et sous la baguette de chef d'orchestre de Lou, Titine et Cryssilda, nous autres les grenouilles, rendons hommage à nos amis les Roastbeef !



Le principe est simple, mettre ses billets aux couleurs de l'Union Jack : chroniques de livres d'auteurs anglo-saxons, partage de recettes typiques (contrairement à une rumeur étrange, on mange bien de l'autre côté de la Manche et pas que de la Marmite), compte-rendus de voyages... The sky's the limit !

Quelques dates ont déjà été posées pour des lectures communes :
-le 15 décembre : Elizabeth Gaskell
-le 22 décembre : William Wilkie Collins
-le 29 décembre : Daphné du Maurier
-le 2 janvier : Charles Dickens
-le 15 janvier : Jane Austen
Ca tombe bien, j'ai de quoi faire dans ma PAL... We are very interested !

lundi 7 novembre 2011

"The Wave" de Todd Strasser



Résumé : Palo Alto, Californie, 1969. Ben Ross, professeur d'histoire, aborde avec ses élèves la période de l'Allemagne nazie. Les adolescents ont du mal à comprendre qu'un peuple entier puisse avoir suivi Hitler dans sa folie et plus généralement, comment le nazisme a balayé le pays. Ben Ross leur propose alors une expérience : La Vague. La classe adopte un code vestimentaire, un slogan, un salut, se discipline. Mais La Vague dépasse vite le simple cadre du cours et envahit petit à petit l'école. Ceux qui ne rentrent pas dans le jeu sont pointés du doigt. Très vite, le professeur se rend compte que son idée lui échappe, jusqu'au drame.

Avis : Ce court roman est tiré d'une histoire vraie. La question centrale avec cette thématique est : qu'aurais-je fais ? Est-ce que j'aurais joué le jeu du prof ? Est-ce que j'aurais eu le courage de me démarquer, en refusant l'uniforme par exemple ? Suis-je un mouton ou un leader ? Le livre ne donne évidemment aucune réponse mais invite le lecteur à la reflexion. Pas facile quand on est ado, qu'on se cherche un peu et qu'on veut passer inaperçu d'avoir le courage de l'ouvrir... Le groupe est plus rassurant, plus anonyme aussi.
La montée en puissance de l'intrigue est très bien faite, j'ai vraiment lu ce livre d'une traite car je voulais voir jusqu'où tout cela irait mais également comment tout cela finirait. Fin qui ne m'a pas déçue d'ailleurs. L'histoire n'a pas du tout vieilli, même si elle se déroule en 1969. Je ne peux que recommander cette lecture.
Ce livre a donné lieu à une adaptation cinématographique en 2008 sous le titre "Die Welle". L'histoire se déroule de nos jours, en Allemagne. Le film est relativement fidèle au livre, si ce n'est la fin qui est plus spectaculaire.



Laurel Leaf Books, 138 p., 2005.

vendredi 4 novembre 2011

"Le crime de l'horloge" de Y.S. Lee


Résumé : Mary est de nouveau en mission. Déguisée en garçon de course, elle doit travailler sur un chantier pour découvrir les circonstances de la mort d'un maçon retrouvé au pied du célèbre Big Ben. Son enquête se révèle difficile, d'abord parce que sur le chantier, les hommes se méfient de ce petit nouveau qui a des mains de pianiste, mais aussi parce que James Easton, de retour des Indes, doit lui aussi faire une enquête de sécurité sur ce même chantier.

Avis : Je suis faible... Je n'étais pas spécialement tentée par ce tome 2 mais en allant rapporter des livres à la BM, je n'ai pas pas résisté quand je l'ai vu sur la table des nouveautés. Bien m'en a pris, je trouve ce tome bien meilleur que le précédent. Evidemment pour des raisons de midinette, à savoir que les retrouvailles hautes en couleurs entre Mary et James pimentent un peu le réçit. Mais aussi et surtout parce que l'auteur arrive à nous plonger dans la vie quotidienne de la classe ouvrière londonienne. Elle décrit très bien la vie dans les pensions, les salaires ridicules, le travail qui éreinte, les familles nombreuses à nourrir... Et on est aussi sur le chantier du Big Ben, excusez du peu ! L'intrigue policière passe par contre carrément au deuxième plan. Au milieu de l'ouvrage, l'enquête n'a pas avancé d'un iota et je dirais même, on s'en fiche un peu de ce qui lui est arrivé à ce pauvre maçon. Les personnages secondaires sont assez bien travaillés, que ce soit les deux grandes gueules du chantier, Keenan et Reid ou encore Harkness, le chef des travaux. James n'est plus aussi flamboyant qu'avant à cause du paludisme et il rage de se présenter sous un tel jour à Mary. Cette dernière affronte encore les démons de son passé et doit faire un choix douloureux à la fin.
Tout ça pour dire que... je viens de commander le tome 3 qui n'est pas encore sorti en France, The Enemy and the tunnel. A suivre, donc !

Nathan, collection Grand format, 382 p., 2011. 

jeudi 27 octobre 2011

"La Cité des Ténèbres Tome 1 - La coupe mortelle" de Cassandra Clare



Résumé : Clary, ado New-Yorkaise, vit seule avec sa mère. Lors d'une sortie en boîte avec son meilleur ami Simon, elle remarque un groupe de jeunes gens visiblement armés et poursuivant un garçon dans la réserve de l'établissement. Sans réfléchir, elle les suit et les surprend en plein meurtre. Mais comble de l'étrange, le corps se volatilise et... elle seule peut voir les coupables, invisibles aux yeux des autres. Quand sa mère disparaît à son tour, sa vie bascule définitivement dans un monde dont elle ne soupçonnait pas l'existence : celui des chasseurs d'ombres, des démons et de la cité d'Idris. Elle ne le sait pas encore, mais ce monde est au bord d'une guerre dans laquelle elle aura un rôle à jouer.

Avis : J'ai lu vraiment très vite les 500 premières pages, on est pris dans l'histoire, le rythme est fluide et les personnages intéressants - si ce n'est un peu caricaturaux... Beau ténébreux, meilleur ami charmant, héroïne qui s'ignore, etc. Le monde et la "mythologie" créés par l'auteur sont denses et cohérents. J'ai notamment bien aimé l'idée d'une trève entre chasseurs d'ombres et démons et la cité d'Idris qui ne figure sur aucune carte est très bien introduite. Mais... il y a un gros "mais". Une chose m'a particulièrement déplue, heureusement vers la fin. 

SPOILERS
Le fait que Clary et Jace soient frères et soeurs m'a vraiment écoeurée. C'est peut-être une question de morale mais il n'était pas indispensable de les faire s'embrasser avant la découverte de cette information... Une simple attirance aurait été bien suffisante me semble-t-il. Peut-être découvre t-on dans le tome 2 qu'en fait ils n'ont aucun lien de parenté mais je ne suis pas sûre du coup d'avoir envie de le lire. Ca m'a sincèrement coupé
SPOILER

Du coup comme j'aime bien le style de Cassandra Clare et que  j'ai lu de meilleurs avis dessus, je me suis commandé "The Infernal Devices T1 : Clockwork Prince", prequel victorienne  à sa trilogie de La Cité des ténèbres. Comme y'a du steampunk, ça devrait plus me plaire. En espérant qu'elle ne nous rajoute pas encore un retournement de situation de derrière les fagots...

Pocket jeunesse, 2008, 570 p.

mercredi 19 octobre 2011

Challenge Dystopique chez Prune

Avec un défi steampunk toujours en cours, je me lance dans un nouveau challenge, le CHALLENGE DYSTOPIQUE chez Prune du blog Mon jardin de minuit.






Comme son nom l'indique, il s'agit de lire d'ici au 30 septembre 2012 un certain nombre de romans entrant dans la catégorie "dystopie". Certes, mais qu'est-ce donc ?? Un petit tour sur Wikipédia plus tard... :
 "Une dystopie — ou contre-utopie — est un récit de fiction peignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur et contre l'avènement de laquelle l'auteur entend mettre en garde le lecteur. La dystopie s'oppose à l'utopie : au lieu de présenter un monde parfait, la dystopie propose un des pires qui soit."

J'en ai déjà lu, et des classiques, comme 1984 et Farenheit 451, des plus récents comme Battle Royale et Hunger Games. Mais manquent quand même à la liste quelques références comme Brave New World. Ce sera donc ma première lecture, suivie sans doute d'un roman jeunesse. En effet, la production éditoriale n'en manque pas en ce moment !

Pour plus d'info, rendez-vous chez Prune.

lundi 17 octobre 2011

"Le pendentif de Jade" de Y.S. Lee



Résumé : Mary Quinn, 12 ans, s'apprête à être pendue pour vol. L'angleterre victorienne n'est pas une époque tendre avec les plus pauvres. Alors qu'elle est emmenée en cellule, elle est sauvée par une femme qui l'emmène à l'Institution pour jeunes filles Miss Scrimshaw. Il s'agit en quelque sorte d'un refuge pour jeunes filles égarées qui les remet sur le droit chemin et leur propose de reprendre une place dans la société. Mais cette institution cache en fait une autre activité, The Agency, une agence de renseignements / services secrets où seules des femmes sont admises. Car comme le dit si bien une de ses responsables, les femmes sont considérées comme des moins que rien donc personne ne fait attention à elles ce qui en fait de bonnes espionnes...
Après 5 ans passés à l'institution, Mary est recrutée pour sa première mission. Il s'agit simplement de se faire passer pour une dame de compagnie auprès de la fille d'un homme d'affaire douteux, Mr Thorold. Introduite dans la maison, Mary devra ouvrir l'oeil et guetter des colis en provenance d'Asie. Mais la jeune fille, en manque d'action, décide en dépis des ordres de prendre l'initiative de fouiller le bureau du suspect. Elle tombe par hasard sur un jeune homme en train de faire exactement la même chose. A contrecoeur, ils décident de s'aider dans leurs recherches.

Avis : Le Londres victorien est toujours aussi fascinant et ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est l'accent mis sur la place de la femme dans cette société. Les épouses sont considérées comme étant la propriété de leurs maris (!). En même temps, une femme n'a le droit de travailler en France sans l'accord de son mari que depuis les années 60s... Donc on n'a rien à dire... Mary est une héroïne "classique" de littérature pour ado, c'est-à-dire intelligente et futée, débrouillarde et belle sans le savoir. Ce devient un peu systématique et donc un peu lassant à force. Mais bon, l'histoire tient la route, avec un retournement de dernière minute et des personnages secondaires qui ne sont pas baclés, notamment Angelica, la fille Thorold. Mary découvre des traces de son passé par hasard, ce qui la bouleverse mais lui permet finalement de s'accepter. Je trouve que ces révélations tombent un peu trop comme un cheveux sur la soupe, comme si l'auteur voulait à tout prix nous éclairer sur son héroïne mais ne savait pas trop où caser tout ça. Ses dialogues avec le jeune et beau James Easton sont assez convenus dans le genre "je te desteste mais j'en pince pour toi" mais le côté romance ne prend pas le pas sur l'histoire policière et ne finit pas tout à fait comme on pourrait s'y attendre. Bref, une lecture divertissante, mais sans plus.
Le tome 2 des aventures de Mary à l'Agency est sorti début 2011. Je lirai la suite si le livre est disponible à la bibliothèque, sinon je m'en passerai !

Nathan, collection Grand Format, 376 p., 2010.

jeudi 13 octobre 2011

"Une bonne épouse indienne" d'Anne Cherian



Résumé : Neel a quitté l'Inde et sa famille pour faire de brillantes études de médecine en Californie. Désormais anesthésiste, il partage son temps libre entre sa passion pour le pilotage et sa maîtresse blonde aux yeux bleus, Caroline. Célibataire à 35 ans, sa mère, son père, son grand-père, sa tante... bref, toute sa famille, désespère de le voir marié. A chaque visite qu'il leur rend, tout le monde essaie de lui présenter des filles. En vain. Neel souhaite échapper à cette tradition du mariage arrangé. Mais lorsqu'il se rend au chevet de son grand-père malade, une machination familiale se met en marche et le voilà fiancé, puis marié, à Leila. Fou de rage, il repart aux Etats-Unis avec sa nouvelle femme, bien décidé à demander le divorce rapidement. Mais Leila n'est pas soumise et effacée comme il l'a d'abord cru. Petit à petit, elle va s'affirmer et se faire une place dans ce couple "de façade".

Avis : J'avais très envie de littérature indienne depuis un moment. Attribuons cela au temps maussade qui sévit.
Anne Cherian est américaine, mais elle est née et a vécu très longtemps en Inde. Difficile pour une occidentale de comprendre ce concept de mariage arrangé, où deux personnes se rencontrent par l'intermédiaire de leurs familles et leur font confiance pour se marier. Mais en même temps, cela fait intégralement partie de la culture indienne et d'après l'ouvrage en tout cas, les jeunes gens se laissent facilement guider. En effet, à une époque, il n'était pas rare que 3 générations cohabitent, ce qui nécessitait une grande entente entre eux. Les grands-parents et les parents avaient donc leurs mots à dire sur leur future bru.
Autant Leila est décidée à se prêter à la tradition, autant Neel la refuse en bloc. Les pensées de chacun sont très bien décrites, chaque chapitre alternant les points de vue des deux jeunes époux. Leila a déjà 30 ans, a essuyé plusieurs refus d'époux potentiels et n'est déjà plus attractive sur le "marché du mariage". Son union avec Neel la terrifie mais la remplit de joie en même temps, d'autant plus qu'il est le symbole de la réussite. Elle souffre énormément de la façon dont il l'ignore et la traite en étrangère. Pour Neel, même si Leila est belle et cultivée, elle reste celle qu'on lui a imposé de force et par la ruse. Il la rejette donc violemment et ne peut pas faire d'effort. Il oscille malgré tout en permanence entre son envie d'américanisation et une certaine nostalgie de ses racines indiennes.
Ce livre est très bien écrit, on rentre vraiment dans la tête de Neel et Leila. Il est difficile de ne pas prendre parti pour la jeune femme que son mari ignore, mais on ne peut s'empêcher de le comprendre. J'ai vraiment eu un coup de coeur pour cette très belle histoire qui nous aide à mieux appréhender ce que sont les mariages arrangés.

Traduit de l'anglais par Josette Chicheportiche, Folio, 503 p., 2011.

lundi 3 octobre 2011

Trilogie "The Hunger Games" de Suzanne Collins


Résumé du tome 1 : Dans un futur plus ou moins lointain, les Etats-Unis ont laissé place à la nation de Panem, avec en son centre une capitale richissime et ominipotente, le Capitol. 12 districts l'entourent, chacun ayant une spécialité : la pêche, l'exploitation minière, l'agriculture, la sylviculture... Mais la population de ces districts est pratiquement réduite en esclavage par les élites de Panem qui s'approprient leurs richesses. Pour les maintenir sous leur joug, les dirigeants ont inventé un jeu particulièrement sadique. Chaque année, un garçon et une fille de chaque district, entre 12 et 18 ans, sont tirés au sort pour participer aux "Jeux de la faim". Le principe est simple : enfermés dans un périmètre déterminé, les 24 enfants devront s'affronter jusqu'à la mort et jusqu'au dernier. Et oui, car comme dans Highlander, il ne peut en rester qu'un. Le vainceur gagne l'immunité à vie pour lui et sa famille et de quoi nourrir son district pendant un an. Quand la petite soeur de Katniss Everdeen est tirée au sort, elle n'hésite pas une seule seconde et se porte volontaire pour prendre sa place. L'enfer commence pour elle.

Avis : A la base, j'avais prévu de lire le tome 1 il y a un moment mais au moment de l'acheter, j'ai lu les commentaires clients d'une librairie en ligne et l'un d'eux a particulièrement attiré mon attention. La personne disait que le livre en lui même était très bien mais qu'il n'était qu'une pâle copie de Battle royale de Koushoun Takami. J'ai donc préféré commencer par ce dernier (et bien m'en a pris parce que c'est un pur chef d'oeuvre que je place dans mon top 5 personnel - mais là n'est pas l'objet du post). Et effectivement, même si le tome 1 de The Hunger Games est vraiment bien, qu'on a du mal à arrêter de le lire, ce n'est pour moi qu'une adaptation "junior" de Battle Royale. La psychologie des personnages n'est pas du tout fouillée (mis à part Katniss) et tout va finalement très vite. Impossible pour moi d'avoir un avis objectif, j'ai toujours le chef d'oeuvre de Takami qui me vient à l'esprit. Je reconnais quand même que Katniss est une héroïne comme on aimerait en lire plus souvent, fière, volontaire, réfléchie, avec un côté amazone mais en même temps pleine de faiblesses et d'angoisses.
Le livre pose aussi des questions existentielles : jusqu'où aller sans y perdre son âme ? Quelle est la vraie nature des gens face à ce genre de situation extrême ? Comment aurais-je réagi si j'avais été dans l'arène ?
Les tomes 2 et 3 ne m'ont pas enthousiasmée plus que ça. Je me demande si dès le départ l'auteur avait pensé à une trilogie ou si c'est face au succès du 1er qu'elle a décidé d'écrire les 2 autres... Le tome 2 n'est que la copie du 1 avec des concurrents différents quant au tome 3, on part dans de la science-fiction pure et on s'éloigne franchement de l'univers des 2 premiers.
Je recommande donc le tome 1 qui en littérature ado va devenir un classique, mais je recommande par dessus tout la lecture de Battle Royale qui devrait devenir un classique tout court ! (par contre, fuyez l'adaptation ciné qui est un pur navet malgré la présence au générique de Takeshi Kitano).
Du coup j'ai bien envie de me lancer dans Lord of the flies de William Golding mais j'ai un peu peur de perdre foi en l'être humain après tout ça...

Suzanne Collins, éditions Scholastic. Traduits en français aux éditions Pocket jeunesse.

mercredi 21 septembre 2011

"Hellboy II - The Golden Army" de Guillermo del Toro



Résumé : Quand un prince "elfique" du royaume du fantastique menace de réveiller l'Armée d'Or et de détruire le genre humain, Hellboy et sa clique du Bureau de Défense et Recherche Paranormale sont obligés d'intervenir. Evidemment, les problèmes s'accumulent : Tom Manning qui s'occupe de Hellboy est remplacé par le très germanique ectoplasme Johann Krauss, Abe tombe amoureux de la soeur du prince et Liz découvre qu'elle attend un heureux évènement.

Avis : Voilà un film qui mélange parfaitement fantastique et humour, avec des personnages dont on suit les aventures avec plaisir. L'esthétique est à couper le souffle, les costumes / maquillages sont absolument sublimes (1 nomination aux Oscars pour eux d'ailleurs). Je pense que cela doit beaucoup au réalisateur Guillermo del Toro, familier de ce genre d'univers. Ce deuxième opus est à mes yeux plus réussi que le premier, sans doute parce qu'il y a plus d'action. Personnellement, je l'aurai déconseillé aux moins de 12 ans et non pas aux moins de 10 ans, notamment pour la scène répugnante où les "Tooth fairies" s'attaquent aux collègues humains de Hellboy. L'Ange de la Mort était aussi particulièrement impressionnant (mais je suis une mauviette, je le reconnais).
Ron Perlman est l'acteur qu'il fallait pour incarner Hellboy. Il faut dire qu'avec son physique atypique, il cumule ce genre de rôles... J'aime particulièrement le personnage d'Abe( mais je pense que c'est aussi lié à sa façon de s'exprimer qui me rappelle C3PO) :



Johann Krauss est aussi à mourir de rire, avec son accent allemand à couper au couteau et son costume "dégonflable".



Bref, à recommander sans hésitation !

NB : Merci à certaines chaînes de la TNT de passer les films en VO. Parce que les doublages dignes des pubs Kinder, ça lasse vite...

J'ai vu ce film dans le cadre du défi Steampunk organisé par Lord Orkan.
Défi savant fou, niveau novice complété !



Réalisation : Guillermo del Toro, 2008, Universal Pictures.

mercredi 31 août 2011

"Lost in Austen" mini-série from the UK



Résumé : Amanda Price est une jeune femme londonienne qui noie son ennui dans la lecture compulsive de "Pride and Prejudice" de Jane Austen. Elle connaît chaque mot par coeur, rêve des personnages et fantasme sur cette époque pleine de conventions et de bonnes manières. Lorsqu'elle découvre Elizabeth Bennet - héroïne du livre - dans sa salle de bain, tout va basculer. Car les deux demoiselles échangent leurs places. Pour le meilleur mais surtout pour le pire.... car pas question de modifier l'histoire originelle. Alors pourquoi diable Jane finit-elle mariée à l'horrible Mr Collins ???

Avis : A réserver aux fans du livre car l'essentiel de l'intrigue repose sur les modifications qu'Amanda apporte malgré elle au roman. Donc difficile de rire de certaines situations quand on ne sait pas de quoi il retourne à la base.
Cette mini-série en 4 épisodes est pleine d'humour. On rit franchement devant les gaffes d'Amanda qui fait de son mieux pour ne pas perturber le cours de l'histoire. Mais difficile de passer inaperçue quand on a l'habitude de dire ce qu'on pense, qu'on a des expressions et des références du XXème siècle et surtout, quand on connait intimement chaque personnage qui nous entoure. Elle permet aussi de mettre en lumière les conventions étouffantes qui obligeaient les gens à dissimuler leurs émotions et à être polis et courtois en toute circonstance.
J'ai beaucoup aimé les ajouts à l'histoire, comme Wickham qui n'est pas celui qu'on croit ou Bingley qui tourne mal. Darcy est puant de vanité, donc on n'est pas perdu de ce côté là. Le tout est bien rythmé, à défaut d'être très bien joué, donc on se laisse facilement prendre au jeu. Et quel plaisir d'entendre de l'anglais "austennien" et ses phrases à rallonge !
Ce DVD n'est pas sorti en France mais il est possible de l'acheter sur le net. Les sous-titres sont en anglais uniquement. A noter : un "behind the scene" bien sympa.

ITV, Mammoth screen limited, 2008.

lundi 8 août 2011

"La ligue des Gentlemen Extraordinaires", film réalisé par Stephen Norrington


Résumé : A l'époque victorienne, une menace plane sur le royaume d'Angleterre. Le Phantom, personnage énigmatique, s'attaque à toutes les grandes puissances européennes avec des armes d'un nouveau genre. Il est sur le point de déclencher une guerre. Mister M, missionné par la reine, met sur pied une équipe de 7 personnes chargées de l'arrêter. Particularité : ce sont tous des héros de fantasy, science-fiction ou romans d'aventure. Mais voilà, un traitre se cache parmi eux....

Avis : J'avais vu ce film en 2003 à sa sortie et je n'en avais pas gardé un souvenir impérissable. Sa rediffusion sur la TNT a été l'occasion de voir si j'étais toujours d'accord avec mon premier avis.
Tout d'abord, je tiens à signaler que je n'ai pas lu le "roman illustré" original d'Alan Moore et Kevin O'Neill, donc je ne sais pas du tout si l'adaptation est fidèle. Il semblerait que non, vu le résumé sur Wikipédia. 
La très bonne surprise, chose que j'avais complètement oubliée, c'est la mötley crüe que constituent les personnages. Jugez du peu : Allan Quatermain, Dorian Gray, Mina Harker, l'Homme Invisible, Tom Sawyer, le Capitaine Némo et le Docteur Jekyll !!! Rien que ça, ça met dans l'ambiance. Ensuite, le scénario n'était pas mal du tout bien qu'un peu conventionnel. Le rythme effréné fait qu'on ne s'ennuie pas une minute. Le hic, je dirais que ce sont les décors, notamment les décors extérieurs qui sont soit en carton pâte, soit en images de synthèse style années 90.
Je ne reviens pas sur mon avis de 2003, ce n'est pas un grand film mais il a le mérite d'être fort divertissant. J'ai maintenant bien envie de lire le comic ainsi que "Les mines du roi Salomon" de HR Haggard.
A noter : il s'agit de la dernière apparition cinématographique du grand Sir Sean Connery.

20th Century Fox, 2003.

Ce film a été vu dans le cadre du défi steampunk organisé par Lord Orkan (de retour de Turquie !).


mardi 2 août 2011

"Changeless" de Gail Carriger



Résumé : Une étrange menace plane sur les êtres surnaturels du royaume de l'Angleterre victorienne : fantômes, vampires et loups-garous redeviennent humains sur un certain périmètre pour une raison indéterminée. Alexia Tarabotti, désormais Lady Woosley suite à son mariage avec son loup-garou de Lord Maccon, se voit forcée de suivre (poursuivre ?) son époux en Ecosse. En effet, la menace semble se déplacer vers le nord, à la suite de son mari parti s'occuper d'un problème de clan. Elle sera contrainte d'emmener avec elle son amie Miss Hisselpenny, sa peste de soeur Felicity, le valais de son mari Tunstell ainsi qu'une étrange scientifique française, Mme Lefoux. Bien sûr, Alexia étant Alexia, rien ne va se passer comme prévu.

Avis : J'adoooooooooore cette série ! Le tome 1 ("Soulless") m'avait vraiment enthousiasmée par son humour constant et son rythme effréné. Le tome 2 ne déroge pas à la règle. Des joutes verbales à n'en plus finir, une intrigue qui tient la route juqu'au coup de théâtre final, des personnages tous plus attachants les uns que les autres.... L'univers décrit par Gail Carriger est vraiment riche. On passe des sous-sols d'un magasin de chapeaux à un vol en dirigeable, jusqu'aux couloirs d'un château écossais, le tout parsemé d'antiquités égyptiennes. De nombreux gadgets font leur apparition. Dans ce tome, Alexia fait l'acquisition d'un nouveau parasol d'un genre un peu différent des autres : plein de poches, il possède aussi une réserve d'acide et peut déclencher une explosion. On découvre aussi une machine permettant de transmettre des messages et d'en recevoir par un système d'ondes, l'aethographor, apparemment le dernier joujou à la mode. Alexia et son mari sont irrestibles, toujours à s'envoyer des piques, si possible en public. Miss Hisselpenny et ses horribles chapeaux font définitivement perdre la tête à Tunstell, ce qui promet d'autres moments de bonne rigolade. Bref, j'ai hâte de dévorer la suite, "Blameless".

Petit clin d'oeil à ceux qui lisent la série : mon OBO (Order of the Brass Octopus) :)

Orbit, 388 p., 2010 (la série commence à être traduite en France aux éditions Orbit France)

Ce livre a été lu dans le cadre du défi steampunk organisé par Lord Orkan.



lundi 25 juillet 2011

"Style" de Lauren Conrad


Résumé : Lauren Conrad, starlette de la télé réalité américaine, se lance dans l'écriture. Après avoir publié une trilogie de romans basés sur son expérience à MTV dans The Hills, elle nous propose ici une sorte de guide du style. En gros, comment être belle et fashion tout en étant bien dans ses baskets.
L'ouvrage se découpe en plusieurs chapitres : se créer une garde robe, comment faire un shopping raisonné, ranger son placard, les accessoires, le maquillage / la coiffure, s'habiller pour certaines occasions (le travail, l'école, les voyages).

Avis : J'ai commandé ce livre parce que je l'ai vu cité plusieurs fois dans des blogs. Je ne connais pas spécialement Lauren Conrad et encore moins son émission, n'ayant pas MTV. Je sais juste qu'elle a un style vestimentaire que j'aime bien et qui lui va bien. Mais en ce qui concerne ce livre, je serais tentée de dire "Si à la base tu aimes la mode et tout ce qui touche à la beauté, passe ton chemin". En effet, les conseils distillés sont de pur bon sens. J'avoue que je suis assez sensibilisée parce que j'ai un gros côté midinette. Je lis la presse féminine et j'aime lire les blogs beauté. Alors oui, il est évident qu'un jean bien coupé est un basique indispensable, de même qu'une chemise blanche passe-partout. Il est évident aussi qu'on ne met pas une mini-jupe pour aller au travail, du moins quand on travaille dans un bureau (cet avis n'engage que moi). Je ne me suis pas sentie concernée par la partie coiffure puisque la miss à une crinière de lionne qui lui descend dans le dos, sachant que mes cheveux ne dépassent pas 15 cm... Elle fait aussi souvent référence au fait qu'il faut avoir un bon tailleur pour faire retoucher ses vêtements. Personnellement, soit un vêtement me va à l'achat, soit il reste dans le magasin. Il y a suffisamment de marques, de tailles et de styles différents pour qu'on puisse tomber sur une pièce qui nous va comme un gant du premier coup. Faire un ourlet à un jean ??! On est au XXIème siècle, toutes les marques proposent des longueurs de jambes et des tailles différentes.
J'ai bien aimé la partie où elle explique comment se faire plusieurs looks différents à partir d'une même robe toute simple et les conseils pour faire sa valise en fonction de la destination sont judicieux. Et le message distillé tout au long du livre est positif : trouvez votre style et aimez vous vous-même.
Bref, une lecture sympa, comme on lit un journal féminin, mais qui s'adresse surtout aux ado en quête d'une identité vestimentaire.

Harper Collins, 230 p., 2010.

jeudi 14 juillet 2011

"The Time Machine" de H. G. Wells


Résumé : Le narrateur est invité, avec d'autres personnages - un journaliste, un homme de science, etc.- dans la maison de celui qu'il appelle "The Time Traveller". Au cours du dîner, celui-ci soutient qu'il a inventé une machine permettant de voyager dans le temps. Grâce à une version miniature de l'appareil, il leur fait une démonstration au cours de laquelle l'objet disparaît sous leur yeux. Mais aucun des hommes présents ne croit le Time Traveller. Une semaine passe et le narrateur se rend à nouveau dans la maison du scientifique, avec un autre groupe d'invités. L'hôte tarde à arriver mais quand il le fait, c'est amaigri, hagard et blessé. Il dit revenir du futur, de l'année 802 701 plus précisément et entreprend de raconter ce qu'il a vu. 
L'espèce humaine vit dans une sorte de jardin d'Eden, en harmonie avec la nature. Les personnes que le Time Traveller croise semblent agir comme des êtres peu évolués, se réjouissant de tout, passant leurs journées à ramasser des fleurs et à se baigner. Tous sont habillés pareil et se ressemblent, personne ne travaille. Mais notre voyageur du futur (passé ?) ne tarde pas à se rendre compte qu'une seconde espèce cohabite avec la première, évoluant dans le noir et dans les souterrains de ce monde, se nourrissant de la chair de cadavres. Pour compliquer la chose, sa machine disparaît de l'endroit où il l'a laissée. Commence alors des journées d'angoisse pour la retrouver.

Avis : De H.G. Wells, je n'avais lu que "L'île du Docteur Moreau" et j'en avais gardé un bon souvenir. Le défi steampunk était donc l'occasion d'explorer un peu plus l'univers de cet auteur.
Classique s'il en est de la science fiction, premier roman de H.G. Wells datant de 1893, "The Time Machine" parle de ce que tout scientifique rêve de pouvoir faire : voyager dans le temps. Le Time Traveller (TT) choisit d'aller explorer le futur afin de voir ce qu'il advient de l'espèce humaine et de ses inventions mais ce qu'il découvre le laisse perplexe.  La plupart des romans de science fiction ou d'anticipation ont une vision sombre du futur (les derniers en date que j'ai lus sont "Uglies" / "Pretties" / "Specials" de Scott Westerfeld). Je pense aussi aux films, comme Blade Runner, Le cinquième élément, Equilibrium, Total Recall, etc. avec leurs univers urbains et saturés. Même si "The Time Machine" décrit un environnement à première vue paradisiaque et non pas rempli de fumée et d'usines, il ne coupe pas à la règle. En 802 701, même si l'Angleterre s'est visiblement transformée en vaste jardin et que la nature a pris le dessus, l'Homme a dégénéré en 2 espèces qui s'évitent, aucune activité intellectuelle ne semble exister. Il n'y a pas d'industrie, pas de commerce, pas de système politique. Les êtres qui vivent en surface ne semblent pas doués d'empathie puisqu'ils regardent l'un des leurs couler sans réaction. Evidemment, il faut replacer ce livre dans son contexte d'écriture : il date de 1893, époque imprégnée des théories de l'évolution de Darwin et de progrès industriels. Mais l'avenir de l'humanité apparaît vraiment désolant. Personnellement, je préfère les visions moins apocalyptiques. Je pense notamment à celle de Retour vers le futur 2 (c'est pas top intellectuel comme référence, mais j'assume). Heureusement, petite lueur d'espoir : le TT sauve une des créatures d'une mort certaine et elle se prend alors d'affection pour lui et le suit partout. Même "amoindri", l'Homme conserve le sentiment de gratitude et offre son amitié. OUF ! On respire.
Ce livre est pour moi de la science-fiction avant tout, mais parsemé de steampunk. Le rapport avec le genre steampunk tient principalement dans la machine que le TT utilise, parce que sans tuyauterie, pas de voyage temporel, n'est-ce pas ? Même si elle n'est pas beaucoup décrite et reste très mystérieuse, on sait qu'il y a du quartz rose, du cuivre et de l'étain, de l'ivoire, un siège et des manettes, des cadrans avec des aiguilles, mais c'est tout. Le reste est laissé à l'imagination du lecteur. On se doute aussi que sous la terre, en 802 701 se tient une machinerie géante, faite de souffleries.
Le cinéma s'est emparé de ce thème porteur et de nombreuses adaptations ont vu le jour, la dernière datant de 2002, avec Guy Pierce (Memento, L.A. Confidential). J'espère bien trouver la version d'origine (1960) qui a l'air bien kitsh et qui je suis sûre figure dans la bible "Ze Craignos Monsters" - à vérifier !
Pour ce qui est du style,  l'anglais n'est pas forcément très accessible, notamment à cause de certaines tournures de phrases très littéraires. Mais de nombreuses traductions en français existent, le titre étant "La machine à explorer le temps" (non non, l'anglais n'est pas du tout une langue synthétique...).

Signet Classics, 289 p., 2007 (édition avec "The Invisible Man" à la suite)

Ce livre a été lu dans le cadre du défi Steampunk organisé par Lord Orkan.


mercredi 6 juillet 2011

"Word up !" - Le dico d'argot bilingue


Résumé : tout tout tout, vous saurez tout sur les mots d'argot anglais et vous pourrez même traduire les insultes et autres expressions populaires du français à l'anglais !

Avis : Soyons honnête, quand on apprend une langue étrangère, on se lasse vite des "My name is Charlotte", "The sun is shining" et autre "I have an older brother". L'indispensable pour moi, pour ne pas faire son Marcus Brody, c'est de maîtriser 2 choses : les expressions idiomatiques et l'argot. Pour vous faciliter la vie, La Maison des Langues a sorti un petit dico bien pratique pour enrichir son vocabulaire non littéraire. Petit florilège : "fugly" pour "super moche", "numpty" pour "andouille, idiot" et "asap" pour "as soon as possible"... Bizarrement, même si je suis loin de tout maîtriser, je remarque qu'il manque quand même quelques classiques, du style "a**hole" et "motherf*cker" (censuré pour épargner les chastes lecteurs). On apprend cependant plein de petites expressions et tournures de phrases sympa, qui peuvent aider, notamment dans les lectures ou le visionnage de séries en VO.
J'adore découvrir de nouveaux acronymes, le dernier en date étant BAMF, pour BadAss MotherF*cker.
Pour info, il existe le même pour l'espagnol, et l'allemand.

La Maison des Langues, 191 p., 2010.

lundi 27 juin 2011

Défi Steampunk



Quoi de mieux pour baptiser un blog qu’un défi organisé par un autre bloggeur ?
En l’occurrence, je me laisse tenter par le défi Steampunk de Lord Orkan, histoire de sortir mon blog des lectures girly.
Le steampunk, késako ? Beaucoup connaissent le genre sans mettre un nom dessus. J’ai aussi croisé la très poétique expression « gaslight fantasy » pour le décrire mais je ne sais pas ce qui prévaut. Pour plus de détail, je vous encourage à fureter sur le net. Personnellement, j'ai découvert le genre avec la BD « Les Arcanes du Midi-Minuit » et depuis j’ai lu d’autres ouvrages :
- « Soulless » de Gail Carriger
- La trilogie Northern Light de Philip Pullman (même si j’ai cru comprendre que seul « The Golden Compass » relevait du genre)
- « The Prestige » de Christopher Priest
- « Leviathan » de Scott Westerfeld
On va dire que je ne pars pas de zéro ! Mais comme j’ai des lacunes, je vais approfondir tout ça.

Plusieurs catégories sont proposées pour la participation au défi / challenge :
* Aéronaute : romans
* Gentleman : BD
* Savant fou : films et séries
Pour ma part, je compte lire 4 romans (niveau "amateur") et je vais tenter de mettre la main sur 2 films (niveau "novice"). Je n’ai pas défini de liste pour l’instant, mais il est clair que je vais poursuivre la lecture de la série The Parasol Protectorate de Gail Carriger et pourquoi pas lire un classique, « The Time Machine » de H.G. Wells.
Comme il n'y a pas de date limite de lecture, chacun son rythme.

Pour plus d’info, consulter le blog créé à l’occasion du défi : c’est là que ça se passe.

dimanche 26 juin 2011

Misfits - Série télé from the UK


Résumé : 5 jeunes se retrouvent à devoir faire des heures de community service (TIG) pour diverses raisons. Kelly s'est battue avec une fille, Alisha a conduit sans permis, Curtis, futur champion d'athlétisme, a été pris avec de la drogue sur lui, Simon a essayé de mettre le feu à une maison et Nathan a juste mangé des bonbons (soit disant !). Un jour qu'ils sont en train de nettoyer des tags, un orage éclate juste au-dessus d'eux. Ils sont foudroyés. Dès lors, tout va changer pour eux puisque cet éclair leur donne à chacun une espèce de "super-pouvoir", mais aussi parce que d'autres personnes dans la ville ne s'en sont pas non plus sortis indemnes.

Avis : Déjanté est le premier adjectif qui me vient à l'esprit quand je pense à "Misfits". J'ai découvert cette série dans le TGV alors que je louchais sur le PC de mon voisin. Ne passant pas en France, je me suis rabattue sur le coffret DVD. La saison 1 ne comporte que 6 épisodes de 45 min donc c'est dense et ça va vite. On trouve un peu de fantastique, un peu d'horreur (un tout petit peu !), beaucoup de comédie, du policier, bref un joyeux mélange des genres. Les 5 losers sont tous vraiment attachants, complètement dépassés par ce qui leur arrive mais espérant bien en tirer un peu profit malgré tout.

Mention spéciale à Nathan et Simon qui me font vraiment mourir de rire. Nathan parce que c'est une plaie qui a réponse à tout et qui pousse tout le monde à bout. Je me tenais vraiment les côtes pendant la scène où il balance un parpaing sur la voiture de leur tutrice. Simon, "weird guy", architimide et sans ami, parce qu'il a tout du psychopathe / sociopathe qui ne sait pas s'adapter au groupe. Il suffit de voir sa combinaison boutonnée jusqu'en haut et sa coiffure de psychorigide.
Chaque "super-pouvoir" est en relation avec la personnalité profonde de chacun ce qui rend les choses encore plus intéressantes.
Sous-titres obligatoires en ce qui me concerne, Kelly ayant un accent prolo à couper au couteau (même les autres la traite de beauf, c'est pour dire !). Pour info, l'actrice Lauren Socha - qui joue Kelly justement - a gagné cette année le BAFTA de meilleure actrice dans un second rôle (BAFTA = British Academy of Film and Television Art).

Koba film, 2011.

lundi 20 juin 2011

"Insatiable" de Meg Cabot



Résumé : Meena Harper, célibataire, la trentaine, dialoguiste pour la série TV à succès « Insatiable » est sur le point de décrocher une promotion. Son frère Jon, au chômage, squatte chez elle en attendant de retrouver du travail. Sa meilleure amie est enceinte de 7 mois. Sa petite vie bien huilée à New York pourrait être des plus satisfaisantes si elle n’avait pas le don de prédire la mort prochaine des gens. Et si on oublie aussi l’attaque de chauve-souris dont elle est victime un soir alors qu’elle promène son chien et au cours de laquelle un bel inconnu la sauve. Bel inconnu qu’elle retrouve quelques jours plus tard lors d’un dîner organisé par son insupportable voisine la Comtesse Mary Lou Antonescu. Inconnu qui se révèle être le Prince Lucien Antonescu, en provenance directe de Roumanie et accessoirement, descendant de Vlad Tepes, plus connu sous le nom de Dracula.

Avis : J’ai lu ce roman pour des raisons professionnelles, ce qui fait que je n’ai eu accès qu’à sa traduction et non pas à la VO. Meg Cabot est plus connue pour son Journal d’une princesse, livre de littérature jeunesse. Je suppose qu’elle a décidé de s’attaquer à la littérature adulte, pour changer. Car ce livre n’est pas pour les ados, même si en France il a été publié dans la collection Black Moon. 2-3 scènes un peu hot font leur apparition ainsi que des dialogues un peu vulgaires. Je vous épargne la phrase où il est question d'une queue, les membres du club de des amis de la poésie ne vont pas être contents. Certes rien de bien choquant vu ce qui traîne sur le net, mais quand même. Ou alors je me mémérise à vitesse grand V ?...  NB : sur le site Lecture Academy des éditions Hachette, c'est marqué "à partir de 15 ans". Ceci explique un peu cela.
En ce qui concerne l’histoire, Meg Cabot est loin de révolutionner le genre. La trame reste somme toute classique avec l’attraction / répulsion entre une humaine et un vampire. Beaucoup de clins d'oeils à l'actualité vampiresque sont distillés : True Blood, Twilight, Vampire Diaries en prennent tous pour leur grade. J'ai failli penser qu'il s'agissait d'un pastiche alors que l'auteure a plutôt l'air de prendre son histoire au sérieux (le tome 2 va sortir en juillet aux US). Malgré tout les personnages secondaires sont plutôt sympathiques, j’avoue avoir bien rigolé une ou deux fois (sur 550 pages quand même) et contrairement à certains avis que j’ai pu lire, je n’ai pas trouvé ridicule la transformation de Lucien dans l’église. Mais j’ai eu comme un goût de déjà vu. D’autant plus que j’ai trouvé une foule de similitudes avec une autre série que j’ai pu lire, Touch the dark par Karen Chance : même héroïne dépassée par ses pouvoirs, un bô vampire, un chasseur de démons plus séduisant que prévu, même rythme effréné, etc. La fin est tout ce qu'il y a de plus classique dans la littérature du même type (ATTENTION SPOILERS), dans le genre "Je t'aime de tout mon coeur mais je ne peux pas être avec toi".
Bref, pour fans motivés par la taille pavé-esque de ce roman.

Editions Hachette, collection Black Moon, mai 2011, 567 p.