lundi 27 juin 2011

Défi Steampunk



Quoi de mieux pour baptiser un blog qu’un défi organisé par un autre bloggeur ?
En l’occurrence, je me laisse tenter par le défi Steampunk de Lord Orkan, histoire de sortir mon blog des lectures girly.
Le steampunk, késako ? Beaucoup connaissent le genre sans mettre un nom dessus. J’ai aussi croisé la très poétique expression « gaslight fantasy » pour le décrire mais je ne sais pas ce qui prévaut. Pour plus de détail, je vous encourage à fureter sur le net. Personnellement, j'ai découvert le genre avec la BD « Les Arcanes du Midi-Minuit » et depuis j’ai lu d’autres ouvrages :
- « Soulless » de Gail Carriger
- La trilogie Northern Light de Philip Pullman (même si j’ai cru comprendre que seul « The Golden Compass » relevait du genre)
- « The Prestige » de Christopher Priest
- « Leviathan » de Scott Westerfeld
On va dire que je ne pars pas de zéro ! Mais comme j’ai des lacunes, je vais approfondir tout ça.

Plusieurs catégories sont proposées pour la participation au défi / challenge :
* Aéronaute : romans
* Gentleman : BD
* Savant fou : films et séries
Pour ma part, je compte lire 4 romans (niveau "amateur") et je vais tenter de mettre la main sur 2 films (niveau "novice"). Je n’ai pas défini de liste pour l’instant, mais il est clair que je vais poursuivre la lecture de la série The Parasol Protectorate de Gail Carriger et pourquoi pas lire un classique, « The Time Machine » de H.G. Wells.
Comme il n'y a pas de date limite de lecture, chacun son rythme.

Pour plus d’info, consulter le blog créé à l’occasion du défi : c’est là que ça se passe.

dimanche 26 juin 2011

Misfits - Série télé from the UK


Résumé : 5 jeunes se retrouvent à devoir faire des heures de community service (TIG) pour diverses raisons. Kelly s'est battue avec une fille, Alisha a conduit sans permis, Curtis, futur champion d'athlétisme, a été pris avec de la drogue sur lui, Simon a essayé de mettre le feu à une maison et Nathan a juste mangé des bonbons (soit disant !). Un jour qu'ils sont en train de nettoyer des tags, un orage éclate juste au-dessus d'eux. Ils sont foudroyés. Dès lors, tout va changer pour eux puisque cet éclair leur donne à chacun une espèce de "super-pouvoir", mais aussi parce que d'autres personnes dans la ville ne s'en sont pas non plus sortis indemnes.

Avis : Déjanté est le premier adjectif qui me vient à l'esprit quand je pense à "Misfits". J'ai découvert cette série dans le TGV alors que je louchais sur le PC de mon voisin. Ne passant pas en France, je me suis rabattue sur le coffret DVD. La saison 1 ne comporte que 6 épisodes de 45 min donc c'est dense et ça va vite. On trouve un peu de fantastique, un peu d'horreur (un tout petit peu !), beaucoup de comédie, du policier, bref un joyeux mélange des genres. Les 5 losers sont tous vraiment attachants, complètement dépassés par ce qui leur arrive mais espérant bien en tirer un peu profit malgré tout.

Mention spéciale à Nathan et Simon qui me font vraiment mourir de rire. Nathan parce que c'est une plaie qui a réponse à tout et qui pousse tout le monde à bout. Je me tenais vraiment les côtes pendant la scène où il balance un parpaing sur la voiture de leur tutrice. Simon, "weird guy", architimide et sans ami, parce qu'il a tout du psychopathe / sociopathe qui ne sait pas s'adapter au groupe. Il suffit de voir sa combinaison boutonnée jusqu'en haut et sa coiffure de psychorigide.
Chaque "super-pouvoir" est en relation avec la personnalité profonde de chacun ce qui rend les choses encore plus intéressantes.
Sous-titres obligatoires en ce qui me concerne, Kelly ayant un accent prolo à couper au couteau (même les autres la traite de beauf, c'est pour dire !). Pour info, l'actrice Lauren Socha - qui joue Kelly justement - a gagné cette année le BAFTA de meilleure actrice dans un second rôle (BAFTA = British Academy of Film and Television Art).

Koba film, 2011.

lundi 20 juin 2011

"Insatiable" de Meg Cabot



Résumé : Meena Harper, célibataire, la trentaine, dialoguiste pour la série TV à succès « Insatiable » est sur le point de décrocher une promotion. Son frère Jon, au chômage, squatte chez elle en attendant de retrouver du travail. Sa meilleure amie est enceinte de 7 mois. Sa petite vie bien huilée à New York pourrait être des plus satisfaisantes si elle n’avait pas le don de prédire la mort prochaine des gens. Et si on oublie aussi l’attaque de chauve-souris dont elle est victime un soir alors qu’elle promène son chien et au cours de laquelle un bel inconnu la sauve. Bel inconnu qu’elle retrouve quelques jours plus tard lors d’un dîner organisé par son insupportable voisine la Comtesse Mary Lou Antonescu. Inconnu qui se révèle être le Prince Lucien Antonescu, en provenance directe de Roumanie et accessoirement, descendant de Vlad Tepes, plus connu sous le nom de Dracula.

Avis : J’ai lu ce roman pour des raisons professionnelles, ce qui fait que je n’ai eu accès qu’à sa traduction et non pas à la VO. Meg Cabot est plus connue pour son Journal d’une princesse, livre de littérature jeunesse. Je suppose qu’elle a décidé de s’attaquer à la littérature adulte, pour changer. Car ce livre n’est pas pour les ados, même si en France il a été publié dans la collection Black Moon. 2-3 scènes un peu hot font leur apparition ainsi que des dialogues un peu vulgaires. Je vous épargne la phrase où il est question d'une queue, les membres du club de des amis de la poésie ne vont pas être contents. Certes rien de bien choquant vu ce qui traîne sur le net, mais quand même. Ou alors je me mémérise à vitesse grand V ?...  NB : sur le site Lecture Academy des éditions Hachette, c'est marqué "à partir de 15 ans". Ceci explique un peu cela.
En ce qui concerne l’histoire, Meg Cabot est loin de révolutionner le genre. La trame reste somme toute classique avec l’attraction / répulsion entre une humaine et un vampire. Beaucoup de clins d'oeils à l'actualité vampiresque sont distillés : True Blood, Twilight, Vampire Diaries en prennent tous pour leur grade. J'ai failli penser qu'il s'agissait d'un pastiche alors que l'auteure a plutôt l'air de prendre son histoire au sérieux (le tome 2 va sortir en juillet aux US). Malgré tout les personnages secondaires sont plutôt sympathiques, j’avoue avoir bien rigolé une ou deux fois (sur 550 pages quand même) et contrairement à certains avis que j’ai pu lire, je n’ai pas trouvé ridicule la transformation de Lucien dans l’église. Mais j’ai eu comme un goût de déjà vu. D’autant plus que j’ai trouvé une foule de similitudes avec une autre série que j’ai pu lire, Touch the dark par Karen Chance : même héroïne dépassée par ses pouvoirs, un bô vampire, un chasseur de démons plus séduisant que prévu, même rythme effréné, etc. La fin est tout ce qu'il y a de plus classique dans la littérature du même type (ATTENTION SPOILERS), dans le genre "Je t'aime de tout mon coeur mais je ne peux pas être avec toi".
Bref, pour fans motivés par la taille pavé-esque de ce roman.

Editions Hachette, collection Black Moon, mai 2011, 567 p.

vendredi 17 juin 2011

"Prada and Prejudice" de Mandy Hubbard


Résumé : Callie est au lycée. Plutôt discrète, tendance geekette, elle a toujours envié les filles populaires et sûres d’elles (don’t we all ?...). Lors  d’un voyage outre-atlantique à Londres, elle souhaite en profiter pour se rapprocher des ses partenaires de vacances. Quand elle entend un groupe de filles discuter d’une sortie en club le soir, son sang ne fait qu’un tour : décidée à se joindre à elles, elle court s’acheter des vêtements tendance et surtout, une paire d’escarpins Prada pour les impressionner. Mais lorsqu’elle sort chaussée du magasin, patatra. Elle se casse la figure et sa tête heurte le trottoir. Lorsqu’elle se réveille, c’est au même endroit mais… au 19ème siècle.
Avis : On va croire que je fais une fixette sur l’Angleterre du 19ème… C’est pas faux ! Ce roman se lit d’une traite, l’anglais n’est pas compliqué du tout, le ton léger. Le titre fait bien évidemment référence à « Pride and Prejudice » de Jane Austen mais la ressemblance s’arrête là. Peut-être retrouve-t-on quelques réminiscences des dialogues Elizabeth Bennet – Fitzwilliam Darcy dans les échanges entre Callie et le Comte Alex… Car oui, Callie est non seulement propulsée dans le temps, mais elle atterrit sur la propriété d’un Comte (how convenient ! marrant, c’est toujours dans la bourgeoisie / noblesse que ça se passe…). Le décalage culturel donne lieu à de bonnes rigolades, mention spéciale à la tirade « There’s a guy called « Grace » ? ». Callie est attachante dans sa quête de reconnaissance et d’amitié. Je regrette juste que l’auteur utilise de façon évidente des ellipses temporelles pour sortir son héroïne de situations épineuses à décrire. Exemple : quelques soirs après son arrivée au château, un dîner est organisé. L’auteur décrit les invités comme étant curieux d’entendre parler Callie de l’Amérique du 19ème siècle. Sauf que si elle est nulle en histoire, cela risque de se transformer en grand moment de solitude car elle ne pourra pas répondre aux questions. Pas grave ! On la retrouve à la fin du dîner qui comme par miracle, s’est bien passé. Bon ok, je cherche la petite bête… Mais quand même, ça m’a agacée. Sinon, une lecture sympathique dans l’ensemble
Editions razor bill, 238 p., 2009
Traduit en français en 2011 dans la collection Wiz d'Albin Michel


mardi 14 juin 2011

"Let the right one in" de John Ajvide Lindqvist



Résumé : Début des années 80, banlieue résidentielle de Stockholm. Oskar a 12 ans et est le souffre douleur d’une bande de garçons de sa classe. Battu et humilié, il souffre en plus d’un problème urinaire qui l’oblige à avoir une « piss-ball » sur lui en permanence. Un soir, alors qu’il joue dans le jardin de sa résidence, il rencontre une jeune fille de son âge Eli. Elle vient d’emménager dans le même groupe d’immeubles que lui. Une étrange complicité se noue entre les deux enfants. Mais pourquoi Eli est-elle si maigre ? Pourquoi n’a-t-elle jamais froid alors qu’il neige ? Pourquoi les fenêtres de son appartement sont-elles obstruées en permanence ? Mais surtout, qui ou quoi est responsable de cette vague de meurtres et d’agressions qui s’abat sur ce coin tranquille ?

Avis : « Let the right one in » a donné lieu en 2008 à une adaptation cinématographique en Suède et en 2010 aux US. Je n’étais pas allé voir le film quand il est sorti en France sous le titre « Morse » (trop trouillarde) mais j’avais découvert qu’il s’agissait d’un livre. A l’époque, il n’y avait pas de traduction française du suédois, j’avais donc opté pour l’édition anglaise. La version française est parue l'année dernière aux éditions SW Télémaque.
« Let the right one in » est avant tout un roman d’atmosphère. Oui, c’est une histoire de… suspens… vampire, mais à part quelques scènes « chocs » - j'imagine ce que doit donner au ciné la scène où Eli sort de sa baignoire de sang - l’ambiance est assez lente et soft. Lente et soft MAIS... c’est un roman qui distille un certain malaise. En effet, les personnages ont tous une sorte de force de vie incroyable mais leur environnement est loin d’être idéale / rose. Chômage, divorce, alcoolisme, voire même pédophilie, sont autant de thèmes abordés. Il y a d'ailleurs deux ou trois moments extrêmement glauques et pénibles à lire.... Oskar n’a que 12 ans mais il est très lucide sur le monde des adultes. Les moments passés avec son père sont particulièrement frappants : c’est lui l’adulte, celui qui garde toute sa tête pendant que son père boit avec un ami jusqu’à plus soif. Mais Oskar est aussi un petit garçon fasciné par les tueurs en série qui garde les coupures de journaux sur tous les crimes atroces possibles dans une boîte cachée sous son lit.
On attend avec impatience chaque apparition d’Eli, pour voir comment sa relation avec Oskar va évoluer. J’ai dévoré ce livre car je voulais voir ce qu’il allait arriver à Oskar, sachant que d’être ami avec un vampire n’est pas sans conséquences mais aussi parce que j'espérais que le rythme allait un peu s'accélérer. J’avoue aussi avoir été « soulagée » une fois la couverture refermée. Peut-être un peu trop noir à mon goût… La fin, que je n’ai pas vu venir, laisse une porte ouverte dans l’histoire.

Editions Quercus, 2009, 519 p.

lundi 13 juin 2011

"Simon's Cat" de Simon Tofield



RESUME : Simon vit avec un chat, ou plutôt avec un monstre poilu. Présenté sous forme de petits dessins en noir et blanc, sans dialogues (donc pas besoin d'être "fluent" pour comprendre), il raconte le quotidien de son compagnon à 4 pattes.



AVIS : Amoureux des chats, ce livre est un incontournable ! Je connaissais les vidéos de Simon sur Youtube, je savais qu'il avait un site web  mais j'ignorais qu'il avait publié un livre (et même deux). Cette grave erreur a été réparée puisqu'on m'a offert les deux tomes ! Etant moi-même l'heureuse propriétaire d'une boule de poils (cf photo), j'avoue retrouver mon chat dans ces dessins. Simon Tofield en possède plusieurs et ça se voit. Toutes les petites situations du quotidien sont dessinées avec humour : faire rentrer son chat dans une cage de transport, essayer de lire le journal tranquille, essayer de faire un papier cadeau tranquille (impossible en ce qui me concerne). On sourit, on rit même de voir cette calamité en pleine action.
A savoir, un tome 2 est également paru : "Simon's cat beyond the fence" (se fait la belle), un peu moins réussi je trouve. En effet, l'auteur s'applique à trop vouloir donner un caractère humain à son chat. Il part avec son baluchon, plaisante avec des animaux, etc., ce qui tue un peu l'humour simple et 1er degré du tome 1.

Editions Fleuve noir

samedi 11 juin 2011

"The Season" de Sarah MacLean



RESUME : Angleterre de la Régence. Lady Alexandra Strafford a 17 ans et s'apprête à faire son entrée dans le monde de la haute-société londonienne. En effet, cette année, elle sera "débutante" et participera comme il se doit à tous les bals pour se trouver un mari digne de son rang. Mais Alex ne cherche absolument pas l'amour, pas plus qu'elle ne cherche à rentrer dans le moule : dotée d'une forte personnalité, elle aime dire ce qu'elle pense et déteste par-dessus tout les essayages de robes. Avec ses deux amies Ella et Vivi, elle s'apprête donc à subir "the season" plus qu'à y participer avec enthousiasme. Mais voilà, son ami de toujours, le séduisant Lord Blackmoor vient de perdre son père dans des circonstances plus qu'étranges. Tout se complique pour la jeune fille.

MON AVIS : Je me suis procuré ce livre suite à la très bonne critique qu'en a fait Nicole de l'excellent Word for teens, le classant dans son top 3 de 2010. Malheureusement, je n'ai pas été conquise... Il s'agit ni plus ni moins qu'un roman à l'eau de rose. J'ai d'ailleurs appris depuis que c'était la première incursion de Sarah MacLean dans l'unviers des YA novels et qu'elle était avant auteur pour adultes de... romans à l'eau de rose !
L'intrigue "policière" (je préfère mettre des guillemets) n'est qu'un pretexte pour rapprocher Alex et Lord Blackmoor et c'est finalement ça l'intrigue principale du livre : will they ? won't they ? (le suspens est intenable !). Les personnages sont cependant plutôt attachants. Alex est une vraie pile électrique qui enchaîne gaffe diplomatique sur gaffe diplomatique. Dommage que la psychologie de ses amis ou de ses frères ne soit pas plus développée, le roman y aurait gagné en profondeur. L'époque "austinienne" est bien retranscrite même si les descriptifs des tenues sont parfois un peu longs (mais n'oublions pas que ce livre s'adresse à un public féminin). J'ai particulièrement apprécié le rappel de ce qu'était être une jeune fille de bonne famille à cette époque : être mariée à 16 / 17 ans sous peine d'être mise "on the self", c'est-à-dire au placard; être obligée d'être chaperonnée en permanence pour se pas perdre sa réputation, etc. 
En conclusion, un roman qui se lit très très vite (l'anglais est très accessible) mais qui n'est qu'un divertissement léger. Mais c'est aussi ce qu'on demande de temps en temps !
Petite remarque en passant : j'ai vraiment du mal avec cette couverture...

Editions Scholastic, 2009, 345 p.
Non traduit en français