lundi 31 décembre 2012

"Cosmopolis" de Don DeLillo



Résumé : New-York, 2000. Eric Packer, golden boy de Wall Street se rend chez son coiffeur. Dans sa limousine se succèdent ses collègues qui le somment d'arrêter de parier sur la chute du yen. Pendant que la voiture est coincée dans un gigantesque embouteillage, Packer réfléchit à ce qui fait sa vie et l'univers qui l'entoure, brisant petit à petit tous les codes qui ont jusque là dirigé son existence bien ordonnée. Dans 24h, sa vie ne sera plus jamais la même. Ou bien ne sera plus.

Avis : La bande-annonce du film m'avait intriguée au moment de sa sortie mais je n'avais absolument aucune envie d'aller le voir (because Robert Pattinson). J'étais cependant curieuse de lire l'oeuvre originale que je pensais être... originale. Et c'est le cas !
Finalement, j'ai un avis plus que mitigé sur le roman de DeLillo, notamment parce que je ne suis pas rentrée dans le style d'écriture. Je ne pense pas que cela vienne de la traduction, mais vraiment de la façon d'écrire le texte. Il y a certains auteurs comme ça, on adhère ou on n'adhère pas. Je pense par exemple à Bret Easton Ellis.
Les phrases sont soit très courtes, soit très longues, des paragraphes et des dialogues entiers sont parfois très obscurs, avec des réflexions métaphysiques. Je me demande sincèrement ce que l'adaptation cinématographique peut donner dans la mesure où la plupart du texte se situe dans la tête d'Eric Packer, avec ses interrogations et ses doutes. C'est un roman que je qualifierais de froid et d'aseptisé, Eric étant un personnage qui réfléchit beaucoup, un cérébral, qui ne déborde pas d'humanité. Il s'interroge sur des personnes qu'il croise mais cela n'entraîne pas de sentiments de sa part. Il les analyse comme il analyse la bourse et les marchés financiers.
L'histoire en elle-même n'est pas inintéressante : Eric décide qu'il veut une coupe de cheveux et demande donc à son chauffeur de le conduire dans un salon qu'il fréquente. La circulation ce jour-là est compliquée puisqu'une série d'incidents bloque les voitures (visite présidentielle, car en panne et manifestation anti-capitaliste, tournage d'un film). Une bonne partie du roman se déroule donc dans la limousine, où se succèdent les collègues d'Eric. Il y a une scène particulièrement hallucinante où le jeune loup de la finance reçoit la visite d'un médecin qui lui fait un touché rectal pendant qu'il discute l'air de rien avec sa directrice financière... Vous avez là à peu près l'essence du roman. 
Les autres personnages ne sont que des satellites qui nous aident à mieux comprendre la personnalité du "trader" et de voir dans quel univers il évolue. Il croise à plusieurs reprises sa jeune épouse et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ne se connaissent pas franchement :
"Tes yeux sont bleus", dit-elle. [...]
"Déjà pris ton petit-déjeuner ?
- Non, dit-elle.
- Tant mieux, J'ai faim de quelque chose d'épais et de mou.
- Tu ne m'avais jamais dit que tu avais les yeux bleus."
Tout le long du roman, une menace plane sur Eric. On comprend relativement vite ce que cela sous-entend mais le lecteur doit attendre le dernier paragraphe pour voir la boucle se boucler. Je vois cette histoire comme une série de tableaux, sans vraiment de lien les uns avec les autres mais avec pour fil conducteur, Eric et sa voiture.
En cette période de crise, nous mettons un doigt dans les arcanes du capitalisme, Eric ne cessant d'acheter des yens malgré les mises en garde de ses collègues. La voiture est même coincée à un moment dans une manifestation anti-capitaliste / alter-mondialiste. On ne s'interroge cependant pas sur le pourquoi du comment, il ne s'agit en rien d'un livre moral.
Si vous aimez les écritures compliquées, ce livre est fait pour vous ! En ce qui me concerne, je ne pense pas explorer plus loin l'univers de l'auteur qui a écrit une dizaine d'autres ouvrages.

Actes Sud, 221 p., 2003.

mercredi 26 décembre 2012

"Le voyage extraordinaire T1" de Filippi, Camboni et Yvan

 
 
Résumé : Cousins issus d'une riche famille, Noémie et Emilien ont passé presque toute leur enfance dans un pensionnat loin de leurs parents ! Ils se sont finalement habitués à cette vie indépendante, loin des fracas de la guerre. Enfants géniaux, ils se sont créé leur monde à eux dans leur arbre-cabane, leur refuge, où ils expérimentent toutes sortes d'inventions. Quelle n'est pas leur surprise, le jour où les parents baroudeurs de Noémie, de retour au manoir familial, envoient un domestique les chercher ! Leur sentiment est partagé car le lieu est envoûtant.
Il y a bien toutes ces pièces remplies des créations du père d'Emilion, mais ce dernier reste mystérieusement introuvable ! Cette disparition aurait-elle un lien avec la machine qu'il était en train de créer pour le concours Jules Verne ? Ou cela a-t-il un rapport avec cette étrange troisième force et ses incroyables robots qui viennent semer le trouble sur les champs de bataille ? [4ème de couverture]
 
Avis : Exposée sur la table des nouveautés à la bibliothèque, j'ai été séduite par les graphismes de cette BD et je suis donc repartie avec. Le bonne surprise, c'est qu'il s'agit d'une BD steampunk, genre que j'affectionne particulièrement.
Les robots et la mécanique ont une place de choix puisque les deux enfants sont des inventeurs de génie qui passent leur temps à bricoler. J'ai beaucoup aimé l'idée d'un arbre-cabane-laboratoire. Tous les enfants en rêvent !
 
 
Même si les deux protagonistes sont à peine sortis de l'enfance, l'histoire est moins légère qu'elle n'y paraît. En effet, nous sommes en plein conflit mondial. Le scénario joue cependant avec la réalité historique puisque la date qui figure en introduction est 1927 et que les avions de la 1ère page sont ornés d'une croix gammée. La 3ème force mystérieuse qui utilisent des robots pour semer la zizanie est à peine évoquée dans ce tome. Je suppose qu'il nous faudra attendre la suite pour en apprendre plus. J'ai hâte aussi de voir les planches consacrées au concours Jules Verne qui à mon avis vont donner lieu à des inventions toutes plus farfelues les unes que les autres.
La relation entre Noémie est ses parents est également traitée de manière très juste. Plus ou moins abondonnée dans un pensionnat pendant qu'ils sillonnent le monde, elle n'a pas de liens très forts avec eux et ne voit pas leur retour d'un bon oeil. Même si on sent bien qu'elle aimerait avoir une famille unie.
 
Les planches sont de toute beauté et le travail des couleurs remarquable. La couverture est bien évidemment un hommage aux éditions originales de Jules Verne (rééditées par le Livre de Poche, si je ne m'abuse).
 
 
 
Après quelques pages de lecture, je me suis rendue compte que les dessins me rappelaient une autre BD, sans réussir à retrouver laquelle. Il s'agit en fait de la série Gargouilles, des mêmes auteurs, aux éditions Les Humanoïdes Associés.
Bref, une série prometteuse. Vivement la suite !
 
Lecture que j'inscris dans la cadre du défi steampunk.
 
 



Vent d'ouest, 48 p., 04/2012.

dimanche 16 décembre 2012

"Neko land : une vie de chat au Japon" par Alexandre Bonnefoy et Delphine Vaufrey



Résumé : Un couple de dessinateurs professionnels / photographes amateurs, aAlex et Delfine, ont passé deux ans au Japon. Même s'ils travaillaient chacun à leurs diverses projets, ils en ont profité pour sillonner le pays en long et en large. Réalisant que le chat est omniprésent dans la culture japonaise (et dans les rues !), ils ont décidé de faire un livre de photos animalières. Neko, signifiant chat en japonais. Ce livre nous invite à suivre les déambulations de ce félin, des "neko-cafe" de Tokyo au port de pêche d'Okinawa. Chaque chapitre propose une petite introduction sur le contexte des prises de vue ainsi que quelques éclaircissements sur la présence des chats au Japon.
 
Avis : Il est des pépites qu'on découvre par hasard grâce à Internet. Il y a pratiquement 2 ans, je tombais sur le blog Issekinicho alors que je cherchais des recettes de maki. J'ai tout de suité été charmée par l'univers d'aAlex et Delfine, tout en humour, en photographies et en dessins affutés. Etant passionnée de culture japonaise, je me suis mise à suivre fidèlement leurs aventures et à me régaler à chaque nouveau billet.
Heureuse propriétaire d'un chat, je n'ai pas résisté quand ils ont sorti un livre de consacré à l'animal.
Les photos sont vraiment de très bonne qualité et la mise en page très belle, accompagnée de petites illustrations de Delfine.



 
 
Evidemment, impossible de leur rendre justice avec ces deux malheureux extraits ! 
On y voit du chat, du chat et encore du chat, mais pas seulement. En effet, à travers les images et les textes, nous découvrons certains aspects de la vie au Japon. Bien sûr, les célèbres neko-cafe (image) où moyennant une consommation et un droit d'entrée, les visiteurs peuvent passer du temps entourés de chats (certains immeubles refusent les animaux domestiques et bien souvent, les aponais manquent cruellement d'espace). Mais aussi les campements de SDF où malgré tout, une place est faite aux chats. Les différents petits sanctuaires où les habitués viennent brosser et nourrir les fauves. Et j'ai découvert l'île aux chats, Tashirojima, où vivent plus de 150 félins, guettant les pêcheurs au levé du jour pour grapiller quelques morceaux de poisson.
 
Je vous invite chaudement à découvrir leur blog, mais aussi à faire un tour du côté de leurs publications. Ils ont également édité un livre de photographies sur le ohanami (fleuraison des cerisiers).
Pour info, Delfine et aAlex sont rentrés depuis peu en France à l'expiration de leur deuxième visa.
 
 
 
Editions Issekinicho, 245 p., 2012. (28 €)
 


samedi 8 décembre 2012

"Vampire Academy T1 : Soeurs de sang" de Richelle Mead

(couverture d'une banalité confondante...)
 
 
Résumé : Saint-Vladimir est une école privée hors du commun : à l’abri des regards indiscrets, de jeunes vampires y apprennent la magie. Rose Hathaway est une Dhampir et elle doit assurer la protection de sa meilleure amie Lissa, Princesse Moroï. Elles ont fugué pour fuir la menace de mort qui pesait sur Lissa au sein même de l’Academy, mais elles y ont été ramenées de force. Ces menaces sont-elles réelles ou sont-elles le fruit de leur imagination ? Quelles sont les véritables raisons qui les ont poussées à partir ? [extrait du site http://www.vampire-academy.fr]
 
Avis : Ce livre m'a été offert par Amabook dans le cadre du swap "Romance et crocs" auquel j'ai participé il y a peu. C'est l'occasion pour moi de découvrir la jeune maison d'édition Castelmore.
Perdu au milieu de la pléiade d'ouvrages du même genre qui sortent en ce moment, il a tout de même été un succès en librairie (4 millions d'exemplaires vendus à travers le monde nous dit la couverture). C'est - je pense - en partie grâce à l'héroïne, Rose, qui est tout à fait crédible comme personnage, dans le genre ado rebelle. Sa relation avec la princesse vampire (excusez du peu)  Lissa est intéressante et pour le moins trouble. Un lien très fort lie les deux jeunes filles. Déjà parce que Rose est affectée à la protection de son amie. Mais aussi parce qu'un lien psychique les relie : Rose peut se projeter dans les pensées de Lissa. Et leur amitié fait jaser et leur vaut même quelques commentaires salaces de la part des garçons. Rose sait botter des fesses, ce qui est un point positif et prend à coeur son rôle de protectrice.
 
C'est vraiment sympathique de voir à quel point chaque auteur essaie de trouver le petit détail qui rendra ses vampires plus intéressants que les autres... Là ils n'ont pas grand chose de particulier, ils ne sont ni plus forts ni plus rapides que les humains. Ils sont juste... vampires. Mais ils vont dans une "high school" spéciale. Ils doivent être protégés par des espèces de super gardes du corps. C'est plutôt bien développé, et du coup la mythologie apportée par cette histoire tient la route. Les Strigoï, les Moroï et les dhampirs sont cohérents les uns avec les autres. Par contre, on ne parle pas trop des humains. L'histoire se concentre vraiment sur le monde vampire. Aucune interaction à aucun moment, sauf en introduction. La politique vampire, même si elle est détaillée ne m'a pas trop donné envie d'en savoir plus. On sait Lissa en danger et la menace ne vient pas forcément de là ou on l'attend.
 
Bien évidemment, il faut du mâle puisque ce livre s'adresse aux filles (c'est mon point de vue). On nous sert donc Dimitri, dhampir d'origine russe, qui sera la cible de Rose. Et oui, je vous le donne dans le mille, il est grand et beau et fort et brun et mystérieux. Pour l'originalité, on repassera. Par contre, comme il est taciturne, il a trouvé grâce à mes yeux. Point de dialogue inutile. Et puis sa relation avec Rose n'est pas gagnée d'avance mais je vous laisse découvrir pourquoi. La cible de Lissa sera donc Christian, élève solitaire parce qu'ayant des parents devenus volontairement Strigoï (les méchants de l'histoire). Et je vous le redonne dans le mille, il est grand et beau et brun et mystérieux. On dira qu'au moins il n'y a pas de triangle amoureux dans cette histoire.
 
Je me fais la promesse à moi-même que c'est le dernier livre de littérature YA sur les vampires que je lis. Même s'il m'a plu, je frôle l'overdose. Le swap aura été pour moi le moyen de clôturer mes lectures de ce genre. Le marché de l'édition est saturé de ces "paranormal romances" et je commence à trouver qu'on se moque un peu des lecteurs. Je viens aussi de finir La maison de la nuit T1 : Marquée que j'ai trouvé vraiment faiblard (et que je ne chroniquerai donc pas). Et c'est ça qui me gêne. Pour un livre pas mal sur le thème, il en sort 10 qui sont mal écrits et sans intérêt. Mais bon, il paraît que les vampires sont has-been de toute façon et que maintenant, ce sont les zombies les nouvelles créatures à la mode. Sans moi !! J'ai été traumatisée par "La nuit des morts vivants" de George A. Romero.
 
Une lecture plaisante qui m'a fait passer un bon moment mais qui ne m'a motivée pour lire les 5 (!) autres tomes de la série.
 
J'inscris cette lecture dans le cadre du challenge Trop Mortel organisé par Malorie.
 
 

Castelmore, 313 p., 2010.

lundi 26 novembre 2012

Le billet des TAGs



Il y a quelques temps déjà, Miss Léo du blog Me, Darcy and I m'avait décerné le lumineux Sunshine Award. C'est avec retard que 1. Je la remercie sur mon blog (c'est déjà fait sur le sien !) 2. J'y réponds.
 
Couleur préférée : le fuchsia
Nombre préféré : le 2, parce qu'à deux, c'est mieux ! (private joke inside)
Boisson non alcoolisée préférée : au risque de paraître terne, je vais dire l'eau.
Facebook ou Twitter : Aucun des deux ! Mes amis Facebook sont tous mes amis dans la vraie vie des vrais gens et j'estime ne pas avoir grand chose à dire à la twittosphère.
Motif préféré : Les pois ou les rayures bayadères.
Passions : La lecture of course, les arts martiaux, la cuisine et la photographie.
 Donner ou recevoir : Donner. J'adoooooooore faire des cadeaux !
Jour préféré : Le samedi : je ne travaille pas et il y a de l'activité dans les rues.
Fleur préférée : La tulipe.
 
Et je découvre aussi ce matin qu'Amabook, rencontrée sur Livraddict m'a taggée ! Merci !
 
Voici le règlement du tag :
- Poster les règles du tag sur sa page.
- Décrire onze choses à propos de soi.
- Répondre aux onze questions posées et en créer onze nouvelles pour les personnes taguées.
- Taguer onze personnes et faire un lien vers leurs blogs.
- Prévenir les onze personnes qu’on a taguées.
 
Comme je viens de donner 9 infos pour le Sunshine Award, j'en rajoute deux :
1. J'ai une chatte d'attaque rescapée de la SPA.
2. J'adore rêver en lisant les magazines de déco.

Je réponds maintenant aux questions d'Amabook :
1. Qui ou qu’est ce qui t’as donné l’amour de la lecture ? Ma mère, que j'ai toujours vue un livre à la main (et ça continue !)
2. A quel âge as-tu commencé à lire pour le plaisir ? Dès que j'ai su lire, vers 5-6 ans je dirais.
3. Pour toi quelles sont les qualités obligatoires d’un bon roman ? Des personnages et des dialogues crédibles. Je hais les clichés et les phrases toutes faites.
4. La lecture est-elle pour toi une passion solitaire ? Oui, mais je me soigne ! Via mon blog et le blog des autres.
5. As-tu un auteur de prédilection ? Boris Akounine
6. Quel est le dernier roman coup de cœur que tu as lu ? Sexy de Joyce Carole Oates
7. Pourquoi aimes-tu lire ? Qu’est-ce que cela t’apporte ? Réponse en image :

("Un lecteur  vit un millier de vies avant de mourir... L'homme qui ne lit jamais n'en vit qu'une.")

8. As-tu déjà pleuré en lisant un roman ? Si oui lequel ? Cela m'est déjà arrivé plusieurs fois, mais la fois la plus inattendue, c'était il y a longtemps en lisant The Talisman de Stephen King et Peter Straub.
9. A quel personnage principal de livre réussirais tu le plus à t’identifier ? Difficile... Je n'ai jamais lu de livre en me disant "Lui / Elle, c'est tout moi !". Mais j'aime beaucoup le personnage de Denise dans Au Bonheur des Dames de Zola qui est un de mes livres préférés.
10. Quel livre nous conseillerais-tu de lire qui ne soit pas un Best-seller ? Aurélien Malte de Jean-François Chabas. A lire absolument, sur l'univers carcéral. Ne pas se fier à l'édition jeunesse !
11. Es-tu sur un forum traitant de la passion du livre ? Oui, sur Livraddict et plus récemment, sur Babelio.
 
Je ne fais pas tourner ce tag car beaucoup circulent déjà en ce moment mais je le garde pour plus tard !

samedi 17 novembre 2012

"La Sélection" de Kiera Cass


Résumé : Les Etats-Unis, 300 ans dans le futur, sont désormais rebaptisés Illéa et sont soumis au régime monarchique. La famille royale se plie à la tradition pour marier son plus jeune fils et organise donc la Sélection. 35 jeunes filles de tout le pays seront tirées au sort pour participer à une émission de télé-réalité au cours de laquelle le prince Maxon choisira sa promise. Sous le feu des caméras et enfermées dans le palais royal, les adolescentes / jeunes femmes devront rivaliser pour obtenir les faveurs de l'héritier. America participe au tirage au sort à contre-coeur. C'est avant tout pour faire plaisir à sa mère et à son petit-ami, qui appartient à une caste inférieure à la sienne, qu'elle remplit le dossier. Aussi, quand son nom apparaît à l'écran, c'est l'ennui qui prévaut. Mais sa rencontre avec le prince va changer son point de vue sur la compétition.

Avis : Ce roman est un véritable hit outre-Atlantique, une série est même en préparation pour la chaîne CW. Aussi, quand je l'ai vu parmi les nouveautés à la bibliothèque, je n'ai pas résisté. La mode est aux dystopies en littérature jeunesse et cela me plaît bien (espérons que les ado auront envie de lire les classiques comme 1894, Farenheit 451 ou encore Brave new world...).
Même si je trouve la couverture vraiment belle, j'ai un avis plutôt mitigé sur le contenu.
Il s'agit du tome 1 d'une trilogie, Kiera Cass pose donc un décor. Mais j'ai l'impression que son univers n'est pas assez fouillé. La monarchie est une idée vraiment bonne, d'autant plus que pour un lectorat français, ça fait plus que désuet. La société divisée en castes (les deux, trois, quatre, etc jusqu'à huit) est tout à fait crédible. J'ai bien aimé le fait que certains corps de métiers sont réservés à certaines castes, que les uns travaillent au service des autres, qu'il est rare d'avoir des amis d'unes caste inférieure et que cela repose uniquement sur les faits de ses ancêtres (on est coincé dans une caste en fonction de ce que ses ancêtres ont fait, si j'ai bien compris !).
America est un personnage intéressant, tout en nuance, loin d'être une héroine nunuche et qui a la tête sur les épaules. Amoureuse d'Aspen qui appartient à une caste inférieure, la Sélection l'indiffère au plus haut point. Et quand elle rencontre le prince, on est bien loin du coup de foudre. Elle dit d'ailleurs clairement que la place est déjà prise dans son coeur.
Mais ras-le-bol des triangles amoureux !! Je crois que je vais lancer une pétition parce que ça ne peut vraiment plus durer... Même si le retour d'Aspen dans la 2ème partie du roman apporte un revirement de situation intéressant, ça reste d'un conventionnel absolu aux yeux de ce qui se fait en ce moment dans l'édition jeunesse.
Reste Maxon, qui m'a laissée dubitative... Déjà, je n'aime pas trop sa façon de s'exprimer, qui sonne faux. Problème de traduction peut-être ? Je n'oublie cependant pas qu'il a été élevé dans une cage dorée et qu'il est le pur fruit de son éducation. Mais à plusieurs reprises, on comprend qu'il joue un rôle important dans les affaires de l'Etat. Cependant, il n'a aucune idée de comment vit réellement son peuple, que les castes des six, sept et huit meurent littéralement de faim. Pas très crédible...
Que dire des renégats ? J'ai carrément haussé les sourcils lors de leurs attaques sur le palais. Comment cela se fait-il que le palais royal ne soit pas plus protégé ? Depuis le temps qu'il se fait attaquer, ils auraient pu penser à un système de sécurité plus efficace. Je suppose que c'est pour éveiller la curiosité du lecteur sur ce que les renégats cherchent exactement dans le palais.
L'aspect télé-réalité n'est pas suffisamment exploité au vu de l'enjeu de la sélection. Les caméras de télévision ne sont pas là en permanence, ce qui aurait pu pimenter un peu le jeu.
Bref, je ne suis vraiment pas sure de lire la suite. Il faudra un résumé particulièrement alléchant pour me motiver. Dommage !

Ce livre étant une dystopie, je l'inscris dans le challenge "Lieux Imaginaires" organisé par Arieste sur son blog.

 


Robert Laffont, collection R, 343 p., 2012.

samedi 10 novembre 2012

Swap "Romance et crocs"



En manque de vampires, je me suis donc inscrite au swap "Romance et crocs" organisé par Myiuki22 sur le site Livraddict.
Le hasard (ou plutôt la main heureuse de l'organisatrice) m'a associé à Amabook, elle-même fraîchement débarquée sur le site. Habitant le même coin, nous avons pu échanger nos colis en mains propres et ainsi éviter les angoisses éventuelles liée à la livraison.
Sans plus attendre, voici le contenu du gros carton que j'ai eu :



De quoi tenir tout l'hiver, soit :
- des thé parfumés et des thés glacés (qui attendront un peu, vu le froid polaire qui s'installe !),
- des chocolats, dont le très orginal chocolat blanc - fraise qui ne paie rien pour attendre,
- des bonbons, déjà bien entamés (hum).



Des surprises :
- un vernis à ongles rouge sang et un petit carnet,
- deux très beaux marques-pages magnétiques lune et soleil et un marque page maison vraiment très sympa en forme de monstre,
- une carte bien dans le thème.

Des livres en provenance directe de ma wish-list :
- La Maison de la nuit T1 : Marquée de P. C. Cast et Kristin Cast
- Vampire Academy t1 : Soeurs de sang de Richelle Mead
Donc des crocs, et de la romance !
Comme j'ai déjà fini Vampire academy, la chronique ne vas pas tarder... C'était plutôt pas mal !

Un grand merci à Myiuki22 pour l'organisation du swap et un encore plus grand merci à Amabook pour le super colis !

mercredi 31 octobre 2012

"The Vault" de Ruth Rendell



Résumé : Sur le sol de la cave d'une maison bourgeoise de Londres, dans un sac en plastique, se trouve le corps décomposé d'un homme. A côté de lui se trouvent les restes de deux femmes et le squelette d'un homme jeune, le crâne pratiquement séparé de la colonne. Pour l'inspecteur Wexford, c'est une enquête qui mérite de sortir de la retraite. Le voilà en train d'essayer de déterminer l'identité des cadavres, et plus important encore, l'identité de celui ou de ceux qui les y ont mis. 

Avis : Je n'avais jamais rien lu de Ruth Rendell, qui est pourtant une très célèbre auteure anglaise de romans policiers. C'est un peu le hasard qui a fait que j'ai commencé par le dernier de sa série mettant en scène l'inspecteur Wexford. On peut parfaitement lire celui-là sans connaître les précédents, il n'y a pas d'allusions à d'anciennes affaires. On comprend bien que certains personnages sont récurrents mais il est facile de tout suivre quand même.
C'est la 4ème de couverture qui m'a séduite. Cette histoire de cadavres déposés à des années d'écart, une maison bourgeoise accueillant des propriétaires successifs, l'escalier muré menant à la cave, etc. Mais beaucoup trop de choses sont laissées au pur fruit du hasard, "deus ex machina" étant une expression qui prend tout son sens à la lecture du livre. Wexford se balade dans la rue et tombe comme par hasard sur un protagoniste de l'histoire, qui comme par hasard lui fait des déclarations de première importance. Cela se produit plusieurs fois et cela m'a légèrement agacée... Ca ne me plaît pas trop dans un roman policier, j'associe ça (à tort ?) à de la facilité. Et il reste pour moi une chose complètement illogique : mais qui donc a refermé cette fichue plaque de métal sur le 3ème cadavre ??? Ceux qui liront comprendront mais ce "détail" m'a vraiment travaillé tout le livre. D'autant plus qu'on n'a pas de réponse à cette question.
L'histoire avec sa fille Sylvia qui joue les cougars n'apporte rien à l'histoire même si les relations entre Wexford, sa femme et leurs deux filles sonnent très justes.
L'inspecteur est un personnage qu'on aime suivre, toujours en retrait, avec un grand sens de la déduction, respectueux des gens qu'il croise. J'ai apprécié le fait que désormais retraité, il lui soit parfois difficile de trouver sa place dans l'enquête. Comment par exemple interroger quelqu'un quand on n'a plus les prérogatives pour le faire ? Mais cela n'a pas suffit à m'enthousiasmer outre mesure. Parce que même s'il faut que le personnage principal de la série soit sympathique, tout ne peut pas reposer uniquement sur lui. C'est un roman policier, pas psychologique.
Autre chose qui m'a agacée, cette manie de parler de Londres comme si tout le monde connaissait toutes les rues et tous les quartiers. Bien sûr, il n'est pas très difficile de situer Chelsea, Notting Hill, etc, mais de là à citer systématiquement toutes les rues... au secours ! Il fallait pratiquement lire un plan en parallèle. J'adore cette ville mais à la fin du livre, j'en ai fait une overdose.
Dommage que cette lecture ne m'ait pas convaincue parce que Ruth Rendell n'a pas signé des bestsellers pour rien. Je m'obstinerai peut-être avec un autre roman plus connu.

Arrow Books, 360 p., 2001. (inédit en France)

mercredi 24 octobre 2012

"Barbe bleue" d'Amélie Nothomb



Résumé : Saturnine n'en peut plus de faire des allers-retours entre Paris et Marne-la-Vallée où une amie l'héberge. Aussi n'hésite-t-elle pas longtemps à répondre à une annonce de colocation qui propose une chambre de 40 m2 en plein 7ème arrondissement pour la modique somme de 500 €. Mais la jeune femme ne connait pas la réputation sulfureuse du maître des lieux, don Elemirio Nibal y Milcar. En effet, les 8 précédentes colocataires ont mystérieusement disparu après être entrées dans une pièce interdite.

Avis : Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu un roman d'Amélie Nothomb et l'occasion m'a été offerte lors des Matchs de la rentrée littéraire organisés par le site PriceMinister.
Je ne prétends pas être une spécialiste d'Amélie Nothomb, n'en ayant lu que 3 avant celui-ci... mais... la ressemblance avec Hygiène de l'assassin est plus que frappante. Visiblement, certains thèmes sont chers à notre auteure : un huis-clos entre deux personnages à l'esprit vif, un homme vivant reclus, une opposition entre un être qui incarne le mal et une femme qui va le pousser dans ses retranchements, des noms à coucher dehors (don Elemirio bien sûr, mais aussi toutes ces femmes en -ine : Saturnine, Térébenthine, Digitaline, Proserpine, ...). 
Le roman est presque exclusivement constitué de dialogues et parfois, on a l'impression d'assister à une partie de ping-pong. Tout va très vite, il faut suivre et quand ça s'arrête, on est un peu soulagé. Et oui, j'ai été un peu fatiguée par ses échanges incessants. Avec une comparaison un peu tirée par les cheveux, j'ai pensé au théâtre d'Oscar Wilde où systématiquement, il faut caser des jeux de mots, des sentences à la limite du proverbe, des expressions qui font mouche.
Le mythe de Barbe Bleue est bien exploité et trouve ici tout son sens. Pourquoi vouloir ouvrir cette pièce interdite alors qu'on a des appartements de rêve en plein Paris ? Que vouloir de plus ? La curiosité est un vilain défaut, dommage qu'il soit visiblement féminin ! Pour don Elemirio, c'est une question de confiance : quand on aime, on accepte la part d'ombre de l'autre, son jardin secret. Et don Elemirio en a une grande, de part d'ombre...
J'ai bien aimé le rituel du champagne qui se met en place entre nos deux protagonistes. Cela rythme le roman et ouvre les repas où ils "s'affrontent".
Saturnine se fait prendre à son propre piège et baisse sa garde. C'est cependant un personnage féminin fort, déjà parce qu'au jeu des joutes verbales, elle n'a rien à envier à personne. J'ajouterai que je suis bien d'accord avec J.K. Rowling quand elle écrit "Wit beyond mesure is man's greatest treasure". Ensuite, parce la jeune femme est cultivée et qu'elle peut donc rivaliser avec le savoir d'Elemirio.
En résumé, c'est une lecture divertissante et enlevée, mais avec un air de déjà vu. Je lui mets donc la note de 11 / 20.

Si vous souhaitez faire l'acquisition de cet ouvrage, rendez-vous sur la page de PriceMinister ! (dont je remercie l'équipe, d'ailleurs, pour cette excellente initiative livresque).

Albin Michel, 169 p., 2012.

samedi 20 octobre 2012

"Sexy" de Joyce Carol Oates


Résumé : Darren Flynn est en première au lycée de North Falls. Plutôt timide, il n'aime pas se mettre en valeur. Mais voilà, Darren est beau et sportif, ce qui fait tout le monde le remarque. Et que tout le monde semble attendre quelque chose de lui. Les filles évidemment, qui le trouvent charmant. Ses parents, qui ont de grandes ambitions pour lui : il sera le premier de la famille à aller à l'université. Ses enseignants, pour qui Darren peut toujours "mieux faire". Mais Darren est complètement perdu, comme beaucoup d'adolescents. Aussi, ne comprend-t-il pas vraiment l'intérêt particulier que lui porte Mr Tracy, son professeur d'anglais. Jusqu'à ce que ce dernier le ramène en voiture après un entraînement de natation.

Avis : Attention, coup de coeur ! Je découvre avec cette ouvrage la romancière américaine Joyce Carol Oates. Ce n'est pas son roman le plus connu, Blonde a eu beaucoup plus retentissement en France. Il s'agit d'une édition jeunesse mais ce texte s'adresse à tous les âges. D'ailleurs, les éditions Scripto publient régulièrement des histoires très fortes, voire polémiques. Et c'est tant mieux !
Nous voici en pleine immersion dans la tête d'un adolescent de 16 ans, en proie à de grandes interrogations. Darren ne semble pas comprendre pourquoi les gens attendent toujours plus de lui. Son coach de natation, ses parents, ses enseignants, ses camarades. Tout cela le dépasse et le met sous pression alors que lui n'a rien demandé. Il ne sait pas vraiment ce qu'il compte faire de sa vie. J'ai trouvé que cela était décrit de manière très réaliste. Darren est perdu, noyé dans la masse des élèves du lycée mais en même temps, centre d'attention car joli garçon et membre de l'équipe de natation.
L'adolescence est évoquée comme une période trouble, où l'on se cherche, où la sexualité, ou du moins sa découverte, occupe beaucoup. D'autant plus que dans le cas présent, Darren est un sportif, dans un milieu plein de préjugés. Gare à celui qui apparaît efféminé. Joyce Carole Oates décrit l'Amérique profonde avec tout ce qu'elle contient de préjugés : les privilégiés de North Falls s'opposent à ceux qui habitent à l'écart de la ville, les athlètes du lycée aux intellos et aux homosexuels, etc.
L'interprétation de Darren d'une phrase prononcée par Mr Tracy va le plonger dans le désarroi le plus total. Lui a-t-il fait des avances déguisées ? A-t-il bien compris ? Et cela va avoir des conséquences dramatiques. Car le livre traite aussi de la question de l'intégrité, de l'appartenance à un groupe. Le père de Darren lui a toujours dit qu'on ne doit jamais trahir ses amis, à n'importe quel prix. Mais quand l'adolescent souhaite dire sa vérité, il est trop tard. On se rend compte du pouvoir insidieux de la rumeur.
Le style est vraiment intéressant. Il y a une alternance de chapitres longs et de chapitres très courts, parfois limités à une phrase, ce qui donne un rythme particulier à l'histoire. Ce livre que j'ai lu d'une traite m'a vraiment donné envie d'approfondir l'univers de l'auteur.

Galliamard, collection Scripto, 222 p., 2007.

lundi 15 octobre 2012

"Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison" d'Arto Paasilinna



Résumé : Une fois n'est pas coutume, je reprends la 4ème de couverture qui fait très bien son travail.
"L'inspecteur principal Jalmari Jyllänketo est envoyé par la Sécurité nationale finlandaise dans l'ouest de la Laponie. Alors que des rumeurs font état de mystérieuses disparitions, il doit enquêter sur un ancien kolkhoze reconverti en une florissante exploitation agricole : les mines de fer sont devenues des champignonnières ; les terres marécageuses, des potagers bio. Accueilli par la jolie fille de la patronne, Jalmari Jyllänketo ne trouve d'abord rien qui justifie la suspicion des autorités, avant de s'étonner des importantes mesures de sécurité et de la mine patibulaire des ouvriers... Que cachent l'Etang aux Rennes et sa mystérieuse propriétaire ?"

Avis : Je n'avais lu qu'un ouvrage d'Arto Paasilinna et j'ai eu envie d'en découvrir d'autres de cet auteur prolixe. J'ai hésité avec Petits suicides entre amis et finalement, mon choix s'est porté sur le potager.
Amoureux de la nature et des grands espaces, ce livre est fait pour vous. Il s'agit d'une fable écologique sur la nature, l'envie de vivre sainement et de peu de choses. L'Etang aux Rennes est une exploitation agricole biologique, perdue entre fjörd et montagne, où les employés travaillent en autarcie. On y respire le bon air et on mange la production locale. L'accent est vraiment mis sur l'environnement de l'Etang et le fait qu'il y fait bon vivre et travailler.
Mais il s'agit aussi d'une pseudo-enquête policière. J'utilise volontairement "pseudo" car la vraie nature des activités de l'Etang est vite découverte par Jyllänketo. Ce qui est intéressant, c'est de voir à quel point cet homme intègre de la Sécurité nationale embrasse pleinement le mode de recrutement de la main d'oeuvre, au point d'y participer activement. Ce livre ne propose pas vraiment de morale et invite le lecteur à réfléchir : peut-on faire justice soi-même quand les autorités échouent ou baissent les bras ? Un homme foncièrement mauvais peut-il changer ? Mais comme le rappelle si bien l'inspecteur principal, l'expression "Arbeit macht frei" était une devise du national-socialisme...
J'ai trouvé l'histoire absurde, mais dans le bon sens du terme. Les personnages restent  "pince sans rire" dans les situations les plus farfelues et on s'attache à eux. Le coup de la mine transformée en champignonnière m'a bien bien plu. C'est bien vu !
La fin est peu être un trop peu grand-guinolesque quand même... Et je n'ai pas trop compris l'utilité des chapitres consacrés à Saana et Jalmari quand ils s'égarent avec le Cessna. Nous rappeler qu'on peut vire d'amour et d'eau fraîche ?
Sensible à l'humour d'Arto Paasilinna et à son univers décalé, je me laisserai encore tenter pour une prochaine lecture. 
Je ne résiste pas à l'envie de vous mettre le tire original qui vaut son pesant de cacahuètes pour qui ne maîtrise pas le finnois : "Hirtämättömien Lurjusten Yrttitarha". A savoir également : ce livre est sorti à l'origine en 1997 en Finlande mais n'a été publié qu'en 2011 en France. Pourquoi ? Mystère...

Folio, avril 2012, 376 p.

dimanche 14 octobre 2012

Swap et challenge

Nouvellement inscrite sur le forum de Livraddict, me voilà déjà aspirée par la spirale infernale des swaps et autres challenges.

Tout d'abord, je me suis inscrite au swap Romance et crocs organisé par Myiuki. Ca sera pour moi une occasion sympa de découvrir la maison d'édition Milady qui cartonne en ce moment.



Et d'une pierre deux coups, je participe au challenge "Trop mortel" organisé par Ellcrys. Comme je lis pas mal de romans YA sur le thème, ça devrait être facile d'atteindre les 9 lectures prévues pour le niveau zombie affamée. Le but est de lire des ouvrages où apparaissent des créatures de la nuit : vampires, démons, loups-garous, fantômes ou autres. On a jusqu'au 31 octobre 2013.






mardi 9 octobre 2012

"Les enquêtes d'Enola Holmes T3 : Le mystère des pavots blancs" de Nancy Springer

Résumé : "Ceux qui disent que Sherlock est le plus grand détective du monde ignorent l'existence de sa soeur".
Le Dr Watson a disparu ! Personne ne sait où il a bien pu aller et la police n'a pas l'air de comprendre la gravité de l'affaire. Se faisant passer pour une jeune fille coquette, Enola se rend auprès de Mary Watson pour essayer d'en apprendre plus. C'est grâce à un bouquet qu'elle aperçoit dans le salon que l'adolescente se lance sur une piste. En effet, quelqu'un a fait parvenir à l'épouse du docteur un mélange pour le moins étrange : pavot blanc, aubépine rouge, liseron des haies et... feuillage d'asperge. Ce qui en langage des fleurs signifie sommeil, malheur, espoirs perdus. Qui a bien pu envoyer cet étrange message codé ? Et pourquoi ?

Avis : On se laisse totalement prendre par cette l'histoire et en plus, le style de l'auteur en fait une lecture très rapide.
Enola est un personnage féminin comme on aime en voir, volontaire et débrouillarde. Ce qui explique d'ailleurs qu'elle arrive à survivre seule dans Londres (merci la fortune laissée par maman). Dans le premier tome, j'ai eu du mal à me faire à l'idée qu'une jeune fille de 14 ans élevée à la campagne n'aurait aucun mal à s'en sortir à "la capitale", mais finalement, Nancy Springer nous donne des détails plutôt crédibles. Et n'oublions pas qu'Enola est passée maître dans l'art du déguisement / camouflage, comme son frère d'ailleurs... En parlant de Sherlock, ce n'est pas du tout une série où il a une place centrale. Bien sûr, il est beaucoup question de lui et de Mycroft, mais pas dans le sens où ils participeraient aux enquêtes. La solitude commence d'ailleurs à peser sur Enola : absence de sa mère qui l'a abandonnée pour vivre sa vie, méfiance vis-à-vis de ses frères qui veulent en faire une lady à tout prix. Son univers manque cruellement de chaleur familiale. Après tout, son prénom est un anagramme de "Alone".
J'aime beaucoup l'idée du code secret mise en place par sa mère pour communiquer avec elle par petites annonces interposées. Le langage des fleurs sert aussi aux deux femmes pour échanger et dans ce tome, il aura toute sa place grace au mystérieux bouquet.
Le méchant de l'intrigue est pour le moins inattendu et l'histoire des rats et du bébé m'a plutôt glacé le sang (même si c'était une triste réalité). On effleure simplement la misère londonnienne, la jeune fille ne faisant pas de tournée nocturne pour aider les plus pauvres dans cette histoire. C'est relativement survolé, contrairement aux précédentes intrigues.
Le seule reproche que je ferai, c'est que l'enquête se déroule trop facilement, sans embûches particulières ni autres difficultés, ce qui est bien dommage. Aucun rebondissements à l'horizon, Enola déduit facilement qui a fait quoi. Ce n'est pas très digne d'une "intrigue policière" qui se respecte.
Il semblerait que Nancy Springer se spécialise dans ce genre de roman puisqu'elle a écrit un livre basée sur la fille de... Robin des Bois !

Nathan, 198 p., 2008.

mercredi 26 septembre 2012

"A Game of Thrones" de George R. R. Martin



Résumé : Winter is coming. Eddard Stark, Seigneur du Nord, devient par la force des choses le bras droit de son ami Robert Baratheon, roi des Sept Royaumes. Obligé de quitter son château de Winterfell pour rejoindre la capitale King's Landing, il y découvre un monde de jeux de pouvoir qui le dépasse. Le roi est en effet entouré d'intriguants, à commencer par sa femme, la Reine Cersei de la puissante famille des Lannister. Mais le Trône de Fer est aussi convoité par delà les mers. Daenerys Targaryen, dernière descendante de sa famille chassée du pouvoir, compte récupérer la place qu'elle estime être la sienne. Mais le plus grand danger vient peut-être du Nord, de l'autre côté du Mur qui sépare le royaume des étendues glacées, peuplées de créatures qu'on ose à peine nommer, prêtes à s'aventurer au Sud.

Avis : Grande saga s'il en est, ce 1er tome donne dans la démesure (dans le bon sens du terme !). Démesure pour les personnages : des dizaines de noms défilent, des dizaines de grandes familles avec leurs étendards (Tully, Lannister, Stark, Baratheon, Greyjoy, Targaryen, Arryn, Tyrell)... Les décors aussi : l'opposition entre le nord et le sud du territoire, les Cités Libres, les châteaux (Highgarden, Riverrun, Winterfell, The Eyrie, Dragonstone, etc...). Les costumes aussi, très bien décrits à chaque fois. Bref, on en prend plein la tête et l'imagination !
J'ai fait l'erreur de regarder la série d'HBO avant de lire le roman. Pourquoi erreur ? Parce que la série suit scrupuleusement le livre, souvent au dialogue prêt. Aucune surprise... Bien sûr, certains chapitres, notamment descriptifs ont été coupés, mais le déroulé est le même. Du coup, j'ai dû mettre 2 mois à le lire... Il y a cependant quelques différences, principalement du côté des personnages. Renly Baratheon est absent de la série alors qu'il apparaît dans le livre. La prostituée Ras est une pure invention des scénaristes d'HBO. Littlefinger n'est pas propriétaire d'un bordel. Mais au fond, tout cela reste du détail.


Heureusement, le livre ne faisant pas 800 pages pour rien, la psychologie des personnages est très développée. Ceux-ci sont d'ailleurs beaucoup plus jeunes que leurs homologues à l'écran, ce qui m'a parfois gênée. Daenerys a part exemple 13 ans quand elle est mariée de force à Khal Drogo. On sert un peu les dents pour le passage de la nuit de noces... N'oublions cependant pas que la fantasy implique un univers moyennageux et qu'au Moyen-Age, on était grand-parents à 25 ans. Pareil pour Robb et Jon, qui dans le roman ont 14 ans alors qu'à l'écran, on leur donne 20 ans.
Chaque chapitre se concentre sur un personnage différent : Catelyn Stark, Eddard Stark, Jon Snow, Arya Stark, Sansa, Bran Stark, Daenerys et Tyrion. On se concentre donc principalement sur la maison Stark dans ce tome. Il y en a qu'on adore détester : Cersei Lannister notamment, ainsi que son fils Joffrey, petit c**, lâche, prétentieux et pervers. Quand je pense qu'il finit roi... Soupir...
Pour Eddard Stark, connaissant grâce à la série sa fin peu glorieuse, on la voit venir de loin avec une succession de mauvaises décisions de sa part. J'ai plusieurs fois eu envie de jeter mon livre à l'autre bout de la pièce en hurlant "Mais pourquoi il fait ça ???". De droit dans ses bottes, il devient psychorigide... Toujours à faire les choses dans le bon ordre, dans le respect de l'honneur, etc. Bref, il n'a pas du tout compris le game of throne.
Mon personnage préféré est sans conteste Arya, qui n'est qu'une enfant mais c'est un garçon manqué qui rêve d'être chevalier, qui ne fait pas de distinction entre les gens et surtout qui adore son demi-frère Jon Snow. Elle a le sens de la débrouille et je pense que son personnage ira loin dans les prochains tomes (simple supposition de ma part).
En parlant de Jon Snow, quelle tristesse à la lecture du chapitre où il vient dire au revoir à son frère Bran avant de partir pour le Mur.... Cette espèce de garce de Catelyn qui lui lance des horreurs à la figure.
La bonne idée de l'auteur : en "appendix", à la fin de l'ouvrage, les arbres généalogiques des principales Maisons. Très utile vu le nombre de personnages.
Verdict : de la très très bonne fantasy, mais je m'arrêterai à ce tome. Ayant vu la saison 2 de la série télé, je n'ai pas envie de me lancer dans la lecture de la suite. Et pas question de passer directement au tome 3 car je vais quand même rater des détails...

J'inscris cette lecture dans le cadre du challenge "Mondes Imaginaires" organisé par Arieste.


Bantam books, 806 p., 2011. (traduit en français sous le titre "Le Trône de Fer" aux éditions J'ai lu)

lundi 17 septembre 2012

"Un heureux évènement" d'Eliette Abécassis



Résumé : "Désormais ma vie ne m'appartenait plus. Je n'étais plus qu'un creux, un vide, un néant. Désormais, j'étais mère". Barbara et Nicolas s'aiment et profitent de leur vie de couple un peu bohème. Ils font la fête, sortent beaucoup, fument, boivent, rencontrent des gens, font des voyages inoubliables à l'autre bout du monde. Un jour, ils décident de faire un enfant. Mais cette chose somme toute banale et universelle va prendre pour Barbara une tournure qu'elle ne soupçonnait pas.
Avis : Je n'avais pas eu envie d'aller voir le film au moment de sa sortie en salle en début d'année pour la simple et bonne raison qu'il avait l'air tout à fait sinistre. Mais j'avais envie de lire quelque chose d'Eliette Abécassis et ce texte court m'a semblé être un bon début.
Il s'agit d'un roman très autobiographique. Même si c'est Barbara qui se raconte, on se doute bien que c'est l'auteur qui nous parle de son expérience. La proximité avec la jeune femme est très grande puisqu'il s'agit d'un roman écrit à la première personne. 
Premier constat : Barbara fait une expérience douloureuse et catastrophique de la maternité à chaque étape. Dès la grossesse, elle ne se reconnaît plus et déteste le regard détaché que les hommes portent désormais sur elle. Puis ensuite l'accouchement, où le personnel médical qui l'entoure n'est pas compatissant et où son conjoint ne fait pas preuve d'un grand courage. Enfin le retour à la maison, avec sa fille qu'elle n'est même pas sûr d'aimer, car peut-on aimer une inconnue ?
Le texte est très sombre, on est vraiment happé par le baby blues de cette jeune mère, complètement dépassée, mais aussi complètement isolée. Pour elle, la maternité renvoie à la part animale de la femme, comme la lionne qui allaite ses petits. Eliette Abecassis étant philosophe de formation, des références ponctuent l'ouvrage.
Le père n'a pas une place facile dans ce texte. Il a voulu un enfant mais est déboussolé quand il arrive. Il est aussi très absent pour son travail, puisqu'il doit gagner plus d'argent pour payer le loyer de l'appartement plus grand. On voit le couple se dégrader petit à petit. Barbara s'interroge : un couple avec un enfant peut-il durer ? Y a-t-il toujours de l'amour ?
Est-ce que je recommanderai cette lecture à une femme enceinte ou voulant faire un enfant ? Je dirais non. Chaque expérience est unique et ça ne sert à rien de se "gâcher" la sienne avant de commencer.
Mais en même temps, Eliette Abecassis décrit sans tabou son expérience de la dépression post-natale et de la spirale infernale que cela peut être. Elle met les pieds dans le plat de ce qui reste une idée préconçue très ancrée dans les esprits : il n'y a pas de plus belle expérience que celle de la maternité, être mère est un aboutissement et un but en soi.
Il y a tout de même une lumière d'espoir (!), dans la mesure où on sent bien que Barbara aime sa fille. A aucun moment, même exténuée, elle ne parle de la rejeter. Son rendez-vous avec un spécialiste du sommeil des enfants la remettra d'ailleurs à sa place : le médecin lui fera comprendre qu'elle doit donner de l'air à sa fille. 
On s'interroge aussi sur le fameux instinct maternel : existe-t-il vraiment ou s'agit-il d'une pure invention ? Elizabeth Badinter, citée à un moment du roman, le dit très bien : on ne naît pas mère, on le devient.
Un texte donc plutôt dépressif mais sans détour et honnête, qui fait réfléchir sur la place de la femme et de la mère dans le couple, dans la vie sociale et professionnelle. Heureusement, il s'agit d'UNE expérience de la maternité et d'autres s'en sortent plutôt bien !

Le Livre de Poche, 152 p., 2011.

jeudi 13 septembre 2012

"Mes voisins les Yamada" de Hisaichi Ishii


Résumé : Dans la famille Yamada, il y a Takashi, la père, salaryman d'une grande entreprise, Matsuko, mère au foyer, Noboru et Nonoko, les deux enfants encore scolarisés, Shige, la grand-mère maternelle et Pochi, le chien. Tout se petit monde vit sous le même toît et partage donc son quotidien. Du repas du soir, en passant par les matchs de sumo à la télé, voici une plongée pleine d'humour dans la vie d'une famille japonaise typique.

Avis : Coup de coeur ! Ce manga en trois tomes est un regroupement de yonkoma, des petites histoires en 4 cases, qui ont été publiées entre 1991 et 1993 dans le célèbre journal Asahi Shinbun.


On y découvre la vie au Japon à travers les petits évènements du quotidien : une sortie au restaurant, les courses du samedi en famille, la passion des enfants pour les jeux vidéos, le travail communautaire de la grand-mère, la popularité du base-ball, l'importance de l'étiquette et du cérémonial dans les rapports avec les autres... Tout ce qu'on croit savoir du Japon, en sorte, mais vu de l'intérieur.
Hisaichi Ishii se fait aussi le témoin de son époque puisque de nombreuses références à l'actualité du pays sont faites à travers les pages, que ce soit l'élection d'un premier ministre, le mariage d'un sumotori célèbre ou la venue d'Hilary Clinton.
Mais la qualité principale de ce manga, c'est l'humour omniprésent. En effet, rien n'est jamais banal avec les Yamada et tout prend une tournure comique. Chaque membre de la famille a ses défauts qui les rendent tous plus attachants les uns que les autres. Noboru, le collégien fénéant qui s'endort sur ses devoirs. Matsuko, presque incapable de tenir un intérieur, obsédée par ce qu'elle va tenter de cuisiner. Pochi, qui fait toujours la tête.
Je me suis souvent surprise à rire aux éclats face à des situations hilarantes et des dialogues truculents.
Par contre, j'avoue modestement être passée à côté de certaines cases, pour cause de référence à un personnage inconnu ou à une situation de politique intérieure par exemple. 
Chaque tome en soi est très volumineux, pratiquement 350 pages à chaque fois, mais ils se lisent très vite et surtout ne nécessitent pas une lecture suivie. En effet, chaque histoire est indépendante et se suffit à elle-même. Le style est très épuré et les cases sont bien délimitées, ce qui rend la lecture vraiment agréable.
A noter, "Mes voisins les Yamada" existe aussi en film d'animation, réalisé par le studio Ghibli.

Delcourt, collection Shampoing, 2009.

jeudi 6 septembre 2012

"The Infernal Devices : Clockwork Angel" de Cassandra Clare


Résumé : Londres, milieu du XIXème siècle. Tessa Gray débarque de New York afin de rejoindre son frère Nate, sa seule famille, qui lui a demandé de venir. Mais à la descente du bateau, il n'est pas là pour l'attendre comme prévu. La jeune fille se fait kidnapper par les soeurs Dark, qui la retiennent captive afin qu'elle apprenne à maîtriser son pouvoir, celui de prendre l'apparence de n'importe qui. Mais Tessa ignorait absolument tout de ce pouvoir et lorsqu'elle apprend qu'un mystérieux personnage, The Magister, souhaite l'épouser, elle décide de s'enfuir. Elle trouve refuge auprès des "Shadowhunters", guerriers chargés de faire régner l'ordre parmi les démons et autres créatures de la nuit. Mais qu'est-il arrivé à Nate ?

Avis : Cette nouvelle série de Cassandra Clare (tome 3 à paraître en 2013) est une "préquel" à sa 1ère série, La Cité des Ténèbres. L'action se situe donc quelques 150 ans dans le passé et nous sommes introduit dans le monde des Shadowhunters de Londres. On retrouve le fonctionnement de l'Institut de la ville, ici dirigé par un couple, Charlotte et Henry. Des noms familiers reviennent aussi, Lightwood, Herondale, Magnus Bane, Ragnor Fell, etc.
L'histoire est plutôt bien menée et j'apprécie le fait que Tessa se batte pour retrouver son frère, ce qui change de la jouvencelle qui cherche à retrouver son chéri. Le fait qu'elle ignore tout de ses capacités de transformation est une bonne idée car on voit sa personnalité évoluer. Du déni et de l'incrédulité, elle passe petit à petit à l'acceptation de sa condition et à la résignation. C'est un personnage féminin plutôt fort.
Les membres de l'Institut sont plutôt inégalement exploités, si je puis dire. Je pense notamment au beau gosse de service, Will, pour qui Tessa va évidemment ressentir des choses. Je suis désolée mais à part être très beau, je trouve que c'est juste un sale petit c**. Je ne vois pas comment elle peut tomber amoureuse de lui au regard de leurs échanges. Certes il est brun aux yeux bleus et musclé, il est mystérieux et il sait réciter de la poésie, mais à part ça, à chaque fois qu'il parle, c'est pour être complètement désagréable avec tout le monde. Pas très attirant, à mon humble  avis. Arrêtons de prendre les héroïne pour des courges écervelées. Et au secours, AU SECOURS, merci d'arrêter de mettre en place des triangles amoureux dans les livres de littérature jeunesse, il y en a marre !!! On se doute bien que dans le tome 2, les choses vont se compliquer entre Will, Tessa et James. Ils méritent tous mieux.
James me paraît d'ailleurs plus intéressant comme personnage, plus mature, plus réfléchi. J'espère qu'il aura une plus grande place dans la suite. Sa "maladie" le rend aussi atypique. Jessamine, même si c'est une pimbêche, pose la question du poids des origines. Née Shadowhunter, c'est une condition qu'elle refuse totalement. Son souhait le plus cher est de trouver un mari et de vivre une vie normale, pas de revêtir l'uniforme de cuir noir et de partir à la chasse au démon.
J'ai hâte d'en apprendre plus sur le méchant de l'histoire, The Magister, afin de connaître ses motivations et ses intentions vis-à-vis de Tessa. Pourquoi veut-il exploiter son pouvoir ? Le retournement de situation le concernant à la fin du livre est bien trouvée également, elle a relancé mon interêt. Evidemment, je n'avais rien vu venir. Et c'est tant mieux !
L'époque victorienne est aussi le prétexte à introduire du Steampunk, très à la mode en ce moment en LJ. En effet, une armée d'automates faits de morceaux de mécanismes d'horloges menace la tranquilité de l'Institut. Les scènes d'attaques sont très bien décrites et on est plongé au coeur de l'action. Il y a aussi le pendentif de Tessa, un ange / horloge dont on ne sait pas grand chose. Parions qu'il va encore agir dans la suite.
Le style est très fluide, ce qui fait que j'ai terminé ce tome rapidement et que je viens d'attaquer le suivant.

Et du coup, j'inscris cette lecture dans le défi Steampunk !


McElderry Books, 478 p., 2010. Pas encore traduit en français.