dimanche 25 mars 2012

"Soulless", manga d'après Gail Carriger



Résumé : Alexia Tarabotti est à 26 ans, dans l'Angleterre victorienne, hors compétition pour trouver un mari. Trop vieille, trop typée italienne, trop savante, trop grande gueule, elle se destine à une vie de célibat. Sans compter que la plupart des gens ignorent qu'elle est une "preternatural", c'est-à-dire qu'elle a le pouvoir de rendre à nouveau mortelles les créatures qui l'entourent en les touchant simplement. Vampires, loups garous et ectoplasmes n'ont qu'à bien se tenir. Mais cette particularité (et son ample décolleté) l'ont placée dans la ligne de mire du BUR - Bureau of Unnatural Registry - et plus précisément de Lord Maccon, le loup garou plusieurs fois centenaire à sa tête. Quand la miss tue en légitime défense un vampire n'appartenant pas à une "ruche", une série d'évènements se déclenchent, mettant en danger la vie d'Alexia et de ses proches.

Avis :  Ce fut un plaisir de retrouver Alexia Tarabotti, Lord Maccon, Professor Lyall et tous les autres dans leurs premières aventures, qui pour moi restent les plus sympathiques. L'attrait de la nouveauté, sans doute. Le manga est très fidèle au roman, reprenant de nombreux dialogues et respectant scrupuleusement la trame de l'histoire. Il ne fait pas 226 pages pour rien ! Les dessins sont plutôt clairs et ne partent pas dans tous les sens :


Il a aussi le mérite de se lire dans le sens occidental, ce que lui reprocheront les puristes, mais qui mine de rien est bien reposant quand on n'est pas habitué au mode japonais.
Mais mon seul regret, qui est quand même de taille, c'est que le mangaka n'a pas du tout respecté le physique d' Alexia et de Lord Maccon. Personnellement, je voyais Miss Tarabotti plus proche de la taille 42 que du 34 et avec un nez légèrement plus proéminent que celui qui est dessiné, puisque tous ces traits physiques sont clairement évoqués dans le tome 1. Lord Maccon, quant à lui, ressemble à un jeunot de 25 ans et pas du tout à un loup garou de plusieurs centaines d'années. Je m'attendais à ce qu'il soit plus "marqué" par la vie. Du coup, je ne retrouve pas du tout les personnages décrits par l'auteure... Dommage !
A noter : le manga vient juste de sortir aux US, il n'est pas encore traduit en français.

Orbit, 2012, 226 p.

mercredi 21 mars 2012

"Meurtres à la pomme d'or" de Michèle Barrière


Résumé : Montpellier, 1556. François est étudiant en médecine mais ne rêve que d'une chose, devenir un grand cuisinier. Il prend son mal en patience et travaille en parallèle chez l'apothicaire Laurent Catalan. Il y rencontre d'autres étudiants, comme l'austère Félix venu de Bâle. Tout se passe pour le mieux jusqu'à ce qu'une série d'empoisonnements particulièrement spectaculaires vienne perturber la ville et ses environs. Les apothicaires sont montrés du doigt, puisqu'ils manipulent bon nombre de substances toxiques. Tout ceci prend un tour dramatique quand le prévôt désigne Catalan comme coupable. Jeté en prison, il ne peut compter que sur ses jeunes amis pour le sortir de là.

Avis : Je ne connaissais pas Michèle Barrière et c'est Mrs Pepys qui me l'a faite découvrir lors du swap "Chocolat et cinéma". La première chose qui frappe en lisant ce livre, c'est l'impression immédiate d'être expédié au XVIème siècle. L'auteur décrit tellement bien les choses qu'on pourrait se croire dans les rues de Montpellier, à sentir toutes ces odeurs et à entendre tous ces bruits. Le travail de recherche est phénoménal, on apprend tout un tas de choses sur la vie à cette époque sans pourtant avoir l'impression de lire un cours d'histoire. J'ai d'ailleurs appris que les tielles sétoises que j'adore remontent à cette époque. On fait une véritable balade culinaire dans la France de la Renaissance avec François qui goûte à tout et demande les recettes pour tout. La plupart des personnages qui vont et viennent dans le roman ont réellement existé et l'épilogue est pretexte à nous expliquer ce qu'ils sont devenus : Olivier de Serres, Renée de France, Guillaume Rondelet, etc.
Au-delà du décor, l'intrigue est très bien ficelée et nous permet de voyager jusqu'à Bologne, avec toujours une description des moeurs des autochtones. J'ai bien rigolé avec le passage sur la fourchette, grande inconnue en France... Non mais les italiens ne mangent pas avec les mains ? Ils ne boivent pas à 4 dans un même verre ? Ils ont des assiettes ??? On est tenu en haleine jusqu'à la fin pour savoir qui est réellement responsable de cette vague d'assassinats. Les personnages sont bien fouillés et le "couple" François - Félix fonctionne à merveille, l'un étant un jouisseur bon vivant, amoureux des femmes et de la bonne chair, l'autre étant un austère calviniste Suisse se refusant aux plaisirs simples. Les deux se complémentent bien et cela donne lieu à de bons échanges.
Petit plus : un guide de recettes de la Renaissance en fin d'ouvrage.
Du coup, je pense me lancer dans la lecture de "Meurtre au potager du Roy" dont le titre me tente bien.

Le livre de poche, 312 p., 2011.

samedi 17 mars 2012

Swap "Cinéma et chocolat" organisé par Soukee

Soukee, du blog Bienvenue à Bouquinbourg (à découvrir d'urgence pour ceux qui ne connaissent pas !) a organisé en début d'année un swap sur le thème "cinéma et chocolat" avec pour objectif de faire échanger des bloggeurs autour de la cuisine, de la littérature et du 7ème art.
Pour ma 1ère participation à un swap, c'est Mrs Pepys qui a fait équipe avec moi. J'ai ainsi pu découvrir un blog très riche avec des lectures très ecléctiques.
Les questionnaires imaginés par Soukee étaient très précis et nous ont permis de cerner au mieux les attentes l'une de l'autre. En tout cas, pari réussi pour Mrs Pepys ! Jugez du peu !!



A chaque paquet, son mot d'accompagnement. L'envers du décor est encore plus intéressant !!



- à manger et à boire : du thé, des pop-corn à déguster devant un DVD et du chocolat blanc à la noix de coco (dont il ne reste plus rien... hum...),
- des livres de recettes bien chocolatées,
- un carnet et une tasse,
- la recette des étoiles au chocolat (spécialité alsacienne),
- de la lecture avec deux coups de coeurs de Mrs Pepys : "The Help" de Kathryn Stockett qui me faisait envie depuis longtemps et "Meurtres à la pomme d'or" de Michèle Barrière, que je ne connaissais pas mais qui fera l'objet du prochain post !

En résumé, un grand grand merci à Soukee pour l'excellente organisation de ce swap et un encore meilleur merci à Mrs Pepys qui m'a envoyé un colis tip top !!!


mercredi 14 mars 2012

"Strike Back" mini série from the UK



Résumé : Irak, 2003, quelques heures avant l'invasion américaine. Une unité d'élite menée par le Sgt John Porter est chargée de libérer un otage britannique des mains de terroristes. L'opération tourne mal. L'otage est certes sain et sauf mais 2 soldats sont tués, un autre est en état de mort cérébrale. Porter, qui s'estime responsable, démissionne. S'en suivent 7 années de galère : sa femme et sa fille refusent de lui parler, incapable de trouver un nouvel emploi, il finit agent de sécurité dans un parking. Mais lorsqu'une journaliste est enlevée et qu'il reconnaît à la télé un de ses ravisseurs, son sang ne fait qu'un tour. Il fonce au MI6 voir ses anciens camarades d'arme et leur demande d'être réintégré sur cette affaire. D'abord dubitatifs devant la personnalité de l'ancien soldat, ils n'ont d'autres choix que d'accepter. Porter is back !

Avis : Allergiques aux films de guerre et aux exécutions sommaires, passez votre chemin. Cette série n'a pas volé son PG-15 de l'autre côté de la Manche... J'avoue l'avoir achetée 1. pour Richard Armitage 2. pour travailler mon anglais (DVD disponible uniquement à l'import, sous-titres en anglais) 3. pour le prix (9€) . Autant je suis une inconditionnelle des films d'action, autant j'ai dû mal avec tous ceux qui font appel à l'armée... Cette série est pourtant une bonne surprise.
Elle se découpe en 6 épisodes de 45 min, en trois histoires indépendantes (Irak, Zimbabwe et Pakistan) mais cependant liées par une question centrale : que s'est-il passé cette lors de cette fameuse mission en 2003 ? Les situations sont parfois rocambolesques, notamment au niveau du timing (mention spéciale au dernier épisode où un personnage a l'air de faire le trajet Londres - Pakistan en 2h...). John Porter a tout du super héros, c'est parfois trop : je fracasse à moi tout seul 10 gars armés alors que j'ai les mains dans le dos (à peine exagéré). Pourtant, tout ça est très bien filmé, on ne s'ennuie pas une minute. On sent qu'il y a de gros moyens derrière. Le fait que la série soit tirée d'un livre écrit par un ancien SAS - Chris Ryan -  lui fait aussi marquer des points en crédibilité. J'ai en plus retrouvé avec plaisir 2 acteurs qui avaient disparu de mon champ de vision : Andrew Lincoln (Love Actually) et Toby Stephens (Meurs un autre jour). Tout le casting est parfait, tous jouent très bien, ce qui n'est pas forcément évident dans ce genre de projet où on crie beaucoup et où on court dans tous les sens.
La saison 2 est d'après moi à oublier. J'ai regardé les 2 premiers épisodes et j'ai dit stop. Le casting est complètement changé, on ne sait pas pourquoi. Enfin si, Richard Armitage partant tourner The Hobbit, ils lui ont trouvé une sortie bien facile d'un point de vue scénaristique. Les 2 soldats prenant sa succession n'ont pas réussi à me convaincre, j'ai fait une overdose de balles dans la tête, le ton de la série a changé, donc non. J'en reste à ma saison 1.

Sky 1 HD / Ingenious, réalisé par Daniel Percival et Edward Hall, 2010.

lundi 5 mars 2012

"D T2 : Lady d'Angerès" d'Ayroles, Maïorana et Leprévost


Résumé : Richard Drake, aventurier intrépide et intransigeant, met tout en oeuvre pour sauver Miss Lacombe sur lequel il a jeté son dévolu. Seuls lui, Mr Jones et Elizabeth, cousine de sa dulcinée, savent qu'elle est tombée sous la coupe de Lord Faureston, dangereux vampire. Ils partent donc en chasse de la créature qui poursuit Miss Lacombe jusque dans le château de sa famille situé dans le Yorshire. Mais c'est sans compter sur l'apparition de la mystérieuse Lady d'Angerès qui a l'air de beaucoup trop connaître le prédateur et ses moeurs. Et si le trio se trompait de cible ?

Avis : Poursuivons dans la BD avec ce tome 2 que j'ai attendu... 2 ans. Rien que ça... D'aucun diront que je suis obsédée par les vampires, ce à quoi je répondrais "C'est pas faux", à condition qu'ils aient des crocs, qu'ils soient un tantinet méchants et qu'ils ne brillent pas en plein jour. Si vous voyez ce que je veux dire.
BREF ! Il m'a fallu relire le tome 1 pour bien reprendre l'histoire et les personnages là où on les avait laissé. Lord Faureston cède donc la place à Lady d'Angerès, personnage très énigmatique jusqu'à la dernière planche. Elle s'intéresse particulièrement à un médaillon représentant un dragon que Drake a récupéré sur Lord Faureston. Visiblement, c'est un bijou de famille. Je suppose que cela sera développé plus en détail dans le prochain tome.
Les dessins sont toujours aussi beaux et les couleurs traduisent à merveille l'ambiance de chaque scène.



Ce tome fait la part belle aux explorations africaines de Drake, puisqu'à Elizabeth se lance dans la lecture du compte-rendu d'expédition de l'aventurier, ce qui donne lieu à de très belles planches. L'histoire principale en prend un coup mais je pense que ces "digressions" sont nécessaires, notamment parce qu'elles révèlent beaucoup de choses sur la personnalité profonde de Drake. Disons qu'il s'est légèrement laissé aller sur place...
L'époque est très intéressante aussi, avec les débuts du féminisme.
Pour moi, une bonne suite, pour une série intéressante, tant au point de vue des graphismes que de l'histoire.
Notons qu'Ayroles est le scénariste d'une autre BD "De Cape et De Crocs" dont je suis une fan inconditionnelle (bientôt le tome 10, youpi, ô joie !).

Delcourt, 53 p., novembre 2011.