mardi 29 janvier 2013

"Sortilèges Livre 1" de Dufaux et Manuera


Résumé : A la mort de son père, Blanche voit son destin basculer. Elle doit en effet lui succéder sur le trône d'Entremonde. Mais beaucoup conspirent déjà pour la mener à sa perte, dans ce royaume où tout n'est que complots et sortilèges. Sans compter que le prince du monde d'En-Bas s'intéresse de plus en plus à elle. Mais la guerre n'est pas loin et la jeune fille doit mener l'armée au combat.

Avis : On ne présente plus Dufaux, scénariste de nombreuses sagas de bandes dessinées (Murena, Rapaces, Djinn, etc). C'est uniquement sur son nom et sur la couverture que je me suis décidée à demander ce tome pour Noël. Et je ne regrette pas !
Tout d'abord, j'ai découvert le travail du dessinateur Jose Luis Munuera, qui me plaît énormément. Je trouve que ses graphismes se rapprochent un peu du dessin animé. La 4ème de couverture mentionne d'ailleurs une référence à Disney et je suis plutôt d'accord. Jugez sur pièce avec ces quelques cases où on peut voir une méchante bien horrible :


Allérgiques aux araignées, passez votre chemin. Par contre, il est aussi fait mention de l'univers de Tim Burton mais là, je suis nettement plus dubitative...
Point positif, ce tome fait 64 pages, donc 20 de plus qu'une BD habituelle !
Ensuite, l'histoire m'a séduite car elle nous emmène dans un univers médiéval mais mystérieux, avec un étrange village où vit une sorcière, des guerres aux portes du royaume, un frère bossu et le Diable en personne !
Blanche doit faire face à un destin qu'elle n'a pas choisi, ce qui entraîne inévitablement des sacrifices. Plus question d'amours légères au fond des bois, elle doit désormais régner sur le royaume et mener l'armée à la victoire. Mon personnage préféré reste sans conteste le prince des enfers, tout en nuance. Capable de tuer d'un claquement de doigts mais totalement subjugué et fasciné par la pureté de Blanche. Et j'ai bien aimé le coup pendable que lui joue sa soeur. Je suis forcée de constater une nouvelle fois que les chats se plaisent bien dans les endroits obscurs et chauds puisqu'ils peuplent le monde d'en bas !
Même si des passages sont "légers", il y a beaucoup de personnages sombres et tordus. Mention spéciale à Miranda bien sûr, la sorcière / araignée (qui me rappelle un peu Morticia Addams, maintenant que j'y pense) mais aussi au frère bossu de Blanche et sa mère, qui complotent pour se débarasser de la jeune reine.
Bien évidemment, on reste sur notre faim quand se clôture ce 1er tome. Blanche part pour la guerre où l'attend un guet-apens.
Pour le plaisir des yeux, une double-page de toute beauté :

En résumé, j'ai vraiment été conquise par l'univers et l'atmosphère de ce tome 1. Il me tarde de lire la suite.
Lecture que j'inscris dans trois challenges (!), le challenge "Les lieux imaginaires" d'Arieste, le challenge "Geek" d'Hilde et le challenge "Trop Mortel" de Mallorie !

 


Dargaud, 64 p., 2012.

mercredi 23 janvier 2013

Et deux challenges, deux !

Comment ne pas succomber à l'appel de challenges quand ils sont irrésistibles ? De passage sur le blog d'Hilde, je me suis donc laissée éblouir par deux logos :

Tout d'abord, le challenge GEEK.

Pas de nombre de lectures à définir, mais un univers bien particulier et une date de fin, le 31 décembre 2013 :
  • Littérature (Fantastique, SF, Fantasy): J.R.R. Tolkien, H.P. Lovecraft, Terry Pratchett, Isaac Asimov, Douglas Adams...
  • Films (Science-Fiction, Heroïc Fantasy, horreur): Le Seigneur des Anneaux, Star Wars, X-Men, Blade Runner, Retour vers le futur ...
  • Série, Webséries: Big Bang Theory, Le Trône de fer*...
  • Mais aussi, Comics, BD, Manga.
Et ensuite, en lien avec son acolyte Lou, Hilde propose un challenge British Mysteries. Parfait pour inaugurer les aventures de Sherlock Holmes sur ma liseuse !

Le principe :
Où ? En Angleterre, en Ecosse, au Pays de Galles et en Irlande (du Nord et du Sud).
Quand ? Des origines de la délicieusement perfide Albion jusqu'à l'entre-deux-guerres.
Quoi ? Toute enquête de type histoire policière (qui sont légion), mais aussi les histoires à suspense autour d'un mystère à résoudre (car comment parler de British mysteries sans penser aux fées de Conan Doyle, à la traque du Monstre du Loch Ness, au spiritisme victorien ?)
 
Je me suis inscrite dans la catégorie "Gardien de Highgate Cemetery", soit entre 7 et 10 billets d'ici le 30 janvier 2014.

Bref, 2013 sera encore placée sous le signe de la lecture.

mercredi 16 janvier 2013

"Little bird of heaven" de Joyce Carol Oates

Résumé : Zoe Kruller, chanteuse charismatique de bluegrass, est retrouvée sauvagement assassinée dans son lit. Deux supects intéressent les enquêteurs : son mari Delray dont elle était séparée, d'origine indienne de la tribu Seneca, connu pour sa violence ; et Eddy Diehl, père de famille marié. Mais aucune preuve ne permet d'indentifier formellement le coupable. La rumeur s'installe, chacun dans la ville prenant la défense d'un des deux hommes. Aaron et Krista, enfants respectifs des supects, voient leurs existences prendre une tournure dramatique. Chacun étant persuadé de la culpabilité du père de l'autre, une étrange et malsaine obsession va naître entre eux.

Avis : Je me demande vraiment comment Joyce Carol Oates arrive si bien à nous projeter dans la tête de ses personnages... Tout sonne absolument juste. Les dialogues, les réactions, l'enchaînement des évènements, les décors, tout !
Nous voilà plongés dans une petite ville fictive d'Amérique profonde, Sparta, dans l'état de New-York. Petite ville où tout le monde se connaît plus ou moins, où tout le monde a un cousin qui connait untel qui connait une-telle. Bref, une petite ville où on peut vite être étouffé, une petite ville dont on n'a pas l'air de partir facilement et où le destin de chacun est écrit d'avance.
Plus je tournais les pages et plus j'avais le sentiment d'être prise au milieu d'une tragédie grecque.
Je ne vois pas ce livre comme un pamphlet moral contre l'adultère, même si c'est la relation extra-conjugale d'Eddy Diehl et Zoe Kruller qui est l'étincelle de départ. Les questions centrales sont plutôt l'amour filial, les relations familiales et la place que chacun se voit attribuer, le désir d'émancipation et la violence, la sienne et celle des autres.
Le roman est partagé en deux. La première partie est relatée du point de vue de Krista, la deuxième d'Aaron, chacun ayant vu leurs familles se dissoudre suite au meurtre. Chacun voulant croire en l'innocence de son père.
Il ne s'agit pas d'un roman policier puisque même si le meutre de Zoe Kruller est au centre de tout, aucun suspect n'est arrêté. Eddy Diehl et Delray Krueller sont les principaux suspects mais aucun d'eux n'a jamais été formellement inculpé. La présomption de culpabilité plâne sur eux, les rongeant de l'intérieur, eux et leurs familles.
J'ai eu du mal au début à vraiment sympathiser avec la douleur de Krista. Son amour pour son père frôlait parfois l'hystérie et elle me semblait également très immature. Les "Daddy" ponctuent par exemple le texte. Elle place cet homme au-dessus de tout, il lui sert de modèle et de référent par rapport aux autres hommes qui l'entourent. Mais il faut se rappler que Krista n'a que 11 ans quand le drame touche sa famille et à 11 ans, on est à un âge entre deux âges, pas tout à fait dans l'adolescence, mais plus dans l'enfance. Son manque de maturité affective va la suivre toute l'histoire, même si elle évolue considérablement. Sa mère, Lucille, est un de ces personnages qui vous hérissent le poil. Femme trompée et trahie, elle essaie desespérément de rayer son mari de sa vie et de celle de ses enfants, le dénigrant, l'empêchant de s'approcher d'eux et de les contacter. Si Ben, le frère aîné de Krista, ne pardonne pas à son père d'avoir fait éclater la cellule familiale, Krista elle ne peut s'empêcher de l'aimer, plus que sa mère, comme elle le répète tout au long du texte.
Aaron est un personnage très dur, pour qui il n'y a pas d'espoir. On sent que son chemin est tracé d'avance, notamment parce qu'il a du sang indien et qu'il appartient donc aux yeux des autres à une population défavorisée. Encore une fois, la triste condition des Indiens d'Amérique est évoquée : délinquance endémique, problèmes d'alcool et de drogue chez les jeunes, regard méfiant de la population blanche, etc. 
La résolution de l'intrigue arrive à la fin. On apprend ce qu'il s'est passé mais à ce stade du roman, ça n'a plus vraiment d'importance. La question est plutôt : Krista et Aaron vont-ils pouvoir s'affranchir de ce drame qui les définit et qui leur colle à la peau ?
Les émotions sont d'une intensité et d'une violence rare, souvent proche du désespoir. Tous sont en manque d'amour, soit parce qu'ils l'ont perdu, soit parce qu'ils ne l'ont jamais connu.
La narration n'est pas linéaire, les chapitres ne se suivent pas dans le temps mais viennent éclairer chacun un morceau de l'intrigue. Comme des souvenirs qui n'ont pas d'ordre précis. J'ai retrouvé ce qui semble être la marque de l'auteure, des chapitres d'une phrase.
Je me réjouis de savoir que je ne suis qu'au début de ma découverte de cette auteure prolixe (plus de 60 publications !) qualifiée de "Dark Lady of American Letters". Car c'est une lecture dure, parfois éprouvante mais vraiment très belle.
Fourth Estate, 442 p., 2010. (traduit en français sous le titre "Petit oiseau du ciel" aux éditions Philippe Rey)

jeudi 10 janvier 2013

Le TAG de la nouvelle année

En ce mois de janvier 2013, me voilà tagguée par Miss Léo, avec des questions sur mes habitudes livresques. Je me plie donc avec plaisir à l'exercice des questions - réponses.

1°) Es-tu une acheteuse compulsive de livres ?
Je dois dire que non... J'adore pousser la porte des librairies mais je modère mes pulsions. J'ai la chance d'avoir une excellente et gigantesque BM à 500 m de chez moi, j'en use et j'en abuse (mon portefeuille lui dit merci). Par contre, j'ai toujours sur moi un petit carnet où je note des idées de lecture quand je croise une référence qui m'intéresse. 

2°) A quelle fréquence achètes-tu des livres ?
Je dirais tous les mois. Souvent suite à des critiques positives lues à droite et à gauche, dans la presse ou sur la blogosphère.

3°) As-tu une librairie favorite ?
Pas franchement. Mais j'ai un faible pour les librairies jeunesse que je trouve toujours très attractives, avec des couleurs et des décorations partout. Oui, je sais, ce sont les livres qui comptent ! 

4°) Fais-tu des achats livresques seule ou accompagnée ?
Plutôt seule car comme j'ère sans fin dans les rayons, à tout regarder et tout feuilleter, ça peux me prendre un temps fou. Je préfère ne pas imposer ça.

5°) Librairie ou achats sur le net ?
Les deux ! J'achète beaucoup en ligne des livres en anglais parce que les prix en librairie ne sont pas concurrentiels du tout . Par contre, j'achète tous les autres en magasin. Je leur fait même commander quand ils n'ont pas en rayon ce que je cherche.

6°) Vers quels types de livres te tournes-tu en premier ?
La fiction. Même si j'aimerais lire plus d'essais, de livres d'histoire ou de biographies, je retourne toujours vers la fiction.

7°) Préfères-tu les livres d'occasion, neuf ou les deux ?
Je suis un peu snobe en ce qui concerne les livres... Je les achète neufs.

8°) Qu’aimes-tu dans le shopping livresque ?
Contrairement aux magasins de vêtements, on est plutôt tranquille dans une librairie. A part en période de Noël, il n'y a personne pour vous bousculer. Et comme j'aime flâner tranquillement, c'est un plus !

9°) Te fixes-tu une limite d’achats par mois ?
Non, pas du tout. Par contre, je n'achète que des livres de poche. Même si je suis une grande lectrice, je n'ai pas envie de mettre 22 € dans un bouquin, sauf pour un cadeau ou un beau-livre. J'en profite d'ailleurs pour pousser un coup de gueule sur les prix des livres pour "ado", qui atteignent souvent des sommes folles. Et après on se plaint que les jeunes n'aiment pas lire !!! 

10°) A combien s’élève ta wish-list ?
Jamais compté !

11°) Cite trois livres que tu veux TOUT DE SUITE !
Okko tome 8 (chouette, il est sorti), D tome 3 (bouhou, je vais devoir attendre une date indéterminée) et Clockwork Princess de Cassandra Clare parce que je voudrais finir cette trilogie (sortie prévue en mars).

12°) Pré-commandes-tu tes livres ?
Non, jamais !

13°) Pourquoi un tel pseudo/nom de blog ?
Le pseudo m'a été donné il y a un moment dans mon ancien club de sport parce j'étais l'heureuse propriétaire d'une SV 650 N. Ca donne ça :



Pour le nom du blog, c'est une expression paternelle. Et puis comme je lis les auteurs anglais en anglais... en VO donc...

14°) Parle-nous de ton prof préféré
Je n'ai pas vraiment de prof préféré. J'ai beaucoup de souvenirs avec des profs différents mais aucun ne se détache du lot. Sinon, mes copines qui sont profs-docs et qui je suis sure sont d'enfer face aux élèves ! *^^* (comment ça, c'est pas la question ??)

15°) Quel est ton endroit préféré au monde ?
La maison de mes grands-parents, à Boeurs-en-Othe (ne cherchez pas, avec un nom pareil, c'est à Grosland). J'y ai plein de souvenirs.

16°) Parle-nous de ton premier concert ?
A part le concert d'Henri Dès (clin d'oeil à Miss Léo), je dirais que mon premier concert "de grande" a été celui des Pink Floyd à Lyon en 1994 pour leur tournée "Division Bell". Mais j'en ai fait plein d'autres depuis !

17°) Un endroit que tu aimerais visiter ?
Même si j''ai la chance d'avoir des parents globe-trotters grâce à qui j'ai déjà visité les quatre coins de la planète, il me reste encore beaucoup trop d'endroits qui m'appellent : l'Ecosse, le Vietnam et l'Asie du Sud-Est en général, la Nouvelle-Zélande, l'Argentine, la Norvège... 

18°) Parle-nous de quelque chose qui te rend complètement folle en ce moment !
Folle de joie ou de rage ? De rage, les voisins égoïstes de mon immeuble qui laissent leur vieux lave-linge / leurs batteries usagées / leurs bocaux en verre dans le local à poubelles, pensant sans doute que Doobie l'elfe de maison habite dans le coin. De joie, la perspective d'emménager bientôt dans un chez moi.

19°) Si tu pouvais posséder instantanément quelque chose, rien qu’en claquant des doigts, ce serait quoi ?
Un robot qui ferait le ménage et le repassage.

20°) Qui tagues-tu ?
Amabook !! et tous ceux que ça tente.

samedi 5 janvier 2013

2013 sera numérique

J'ai décidé de passer en 2013 à la lecture sur liseuse. Non, je n'abandonne sûrement pas la lecture papier, mais j'ai eu des envies de gain de place.
Pourquoi ? Parce que j'achète et je lis régulièrement des livres qui ne feront pas date, des livres plaisants et divertissants mais que je ne souhaite pas forcément garder sur mes étagères. Je suis obligée de les acheter dans la mesure où la BM à côté de chez moi ne propose pas ce genre d'ouvrages. Par contre, ils commencent à occuper beaucoup de place sur mes rayonnages...
La liseuse est donc un moyen pratique de continuer à me faire plaisir sans être submergée de tous les côtés.
 
Après moult semaines de réflexion et de lecture de comparatifs, j'ai jeté mon dévolu sur la Cybook Odyssey, modèle 2013.


Déjà, c'est une marque française (mais made in China, malheureusement)... Ensuite, elle ne dépend d'aucune librairie en ligne, contrairement à d'autres modèles (Kobo et Kindle, notamment correctif : Delphine du Club des lecteurs numériques me signale que le Kobo a un format ouvert -cf commentaires). Et enfin, elle lit tous les formats d'e-book : .txt, ePub, pdf, etc. On n'est donc pas prisonnier d'un système.
 
Les plus :
- 100 livres classiques étaient offerts (dont Emma de Jane Austen que je dois lire depuis au moins 10 ans) ;
- la facilité de gestion des dossiers une fois relié à l'ordinateur (j'ai déjà téléchargé facilement toute l'oeuvre de Lovecraft !) ;
- le confort de lecture à l'écran, vraiment bluffant ! ;
- la taille mini (12 cm x 16 cm ) et le poids plume (180 g).
 
Les moins :
- le prix : 99 €. J'estime qu'en 2013, époque où pour une telle somme, on peut avoir une tablette tactile qui fait beaucoup plus de choses, c'est abuser. Sachant qu'il faut rajouter en plus 15 € (oui, 15 € !) pour un adaptateur secteur, sans parler d'une housse de protection ;
- les livres fournis : 100 livres, c'est très bien, mais j'en ai déjà vidé plus de la moitié puisqu'ils étaient en allemand, espagnol et italien. Sans parler des classiques comme Jules Verne et Victor Hugo... en anglais !


Après quelques jours d'utilisation, je ne regrette pas mon choix. Me voici donc rentrée dans l'ère du numérique !

J'en profite pour vous souhaiter à tous une excellente année 2013 !