vendredi 27 décembre 2013

"How to abduct a Highland Lord" de Karen Hawkins

 
 
Résumé : Pour mettre un terme à la haine qui oppose sa famille à celle des Kincaid, Fiona MacLean enlève Jack Kincaid et l'épouse de force. Mais Jack n'est pas décidé à se laisser piéger dans une vie d'homme marié et compte bien faire payer à sa jeune épouse son idée saugrenue. Comment donc ? Et bien en continuant à faire comme il a toujours fait : sortir dans des cercles de jeu, boire et collectionner les femmes. Mais Fiona va tout faire pour que ce faux mariage se change en vrai.
 
Avis : Première incursion dans l'univers de la romance, j'ai lu ce livre.... parce qu'on me l'avait offert lors d'un mini swap sur l'Ecosse (merci Kscendre !). J'avoue, j'ai mis 3 mois à le finir. Pas parce que le style est mauvais ou quoi que ce soit, simplement parce que je n'ai pas du tout été intéressée ni par l'histoire, ni par les personnages. J'avais l'impression d'être dans une galerie de clichés : le beau mâle ténébreux et mauvais garçon (qui bien sur est très très musclé et très très grand), les frères prêts à tout pour venger leur honneur, la méchante, blonde et beauté glaciale, la gentille, brune et voluptueuse. Vous voyez ce que je veux dire. En plus, c'est par la fin que tout commence : le mariage des protagonistes ! On n'a finalement même pas un minimum de suspense "Will they ? Won't they ?", puisque de toute façon, à cette époque (fin XIXème), le divorce était quand même rarement une option.
Le coup de la malédiction de la famille MacLean, qui fait tourner le temps à l'orage dès qu'ils sont en colère, m'a vraiment semblé ridicule. Pourquoi introduire un élément pseudo-fantastique dans cette histoire ? Pour que les méchants soient trempés de temps en temps... Au secours !
L'Ecosse maintenant... Le fait que les protagonistes soient écossais n'apporte rien du tout à l'histoire. Alors oui, certes, de temps en temps, on a des expressions comme "lassie", mais c'est bien tout. Pour autant que je sache, ça aurait pu se passer en Bretagne ou en Hongrie que ça aurait été tout à fait pareil. Il n'y a pas besoin d'être Ecossais pour avoir le sang chaud et une bonne descente d'alcool ou encore pour vouloir venger sa famille. Je suppose que c'est une histoire de fantasme du Lord écossais drapé dans son tartan au pied de son château dans un Loch. Pourquoi pas, je suis une inconditionnelle de Connor MacLeod (Highlander) et de Lord Maccon (Protectorat de l'ombrelle). *^^*
Bref, cette lecture n'est pas une réussite. Mais comme c'est la première romance que je lisais, je serais bien en peine de dire si ce roman est représentatif du genre ou pas. La romance a longtemps souffert en France d'un complexe d'infériorité et il était à la limite du honteux d'avouer qu'on en lisait. Je me souviens de ma grand-mère qui enchaînait les Barbara Cartland sous les moqueries de tous "Mais c'est nul, mamie !" alors qu'en fait, je voyais bien qu'elle se faisait rudement plaisir. Les éditeurs s'ouvrent de plus en plus à ce genre, les forums fleurissent et les blogs ont permis de se décomplexer (si tant est qu'il était besoin de se décomplexer d'un type de lecture...). Mais je ne suis pas sûre de retenter l'expérience, à moins de me faire conseiller un incontournable.
Au moins, j'ai travaillé mon anglais, il faut voir le positif !

Pocket books romance, 313 p., 2007.

jeudi 12 décembre 2013

"Et puis, Paulette..." de Barbara Constantine

 
 
Résumé : Ferdinand se sent bien seul depuis le départ de la ferme familiale de son fils, sa belle-fille et ses deux petits-fils. Même s'il a des amis qu'il voit régulièrement et qu'il va régulièrement en ville, cette grande bâtisse manque de vie. Quand sa voisine qu'il connaît à peine se retrouve sans toît (littéralement !), c'est spontanément qu'il lui propose de venir s'installer chez lui le temps des travaux. Marceline accepte et de fil en aiguille, d'emménagements successifs en emménagement successifs, c'est une joyeuse bande déparaillée qui va finir par cohabiter.
 
Avis : Lecture agréable qui m'a fait passer un trajet en train, j'émets cependant un petit bémol après avoir lu ce roman.
L'idée de départ est très bonne, un livre chorale autour de la solidarité et de l'entraide inter-générationnelle. A une époque où chacun reste dans son coin et ne s'intéresse que très peu à ses voisins, cette histoire remet un peu de baume au coeur. Même si l'ensemble déborde de bons sentiments, on se surprend à aimer voir comment tous ces personnages interagissent entre eux, quel sera le prochain à rejoindre la ferme et quels projets ils vont mener de front.
Aucun n'est parfait, ils ont tous leurs petites travers. S'il fallait trouver deux personnages principaux, je dirai bien sûr Ferdinand, qui est le premier à lancer sa chaîne de solidarité et Marceline, sa voisine qu'il accueille ce fameux soir de tempête. Mais celui que j'ai préféré, c'est l'âne ! Toujours à essayer de se faire la malle et à réclamer de l'attention. ^^
Le style étant ce qui m'a principalement chiffonée. On est dans du style parlé, à la limite du grossier, voire carrément dedans pour une bonne partie du roman. Les personnages s'envoient des "quel gros naze !" à la figure et puis les fautes de français s'accumulent. Un passage un peu moins littéraire que les autres ne me pose pas de problème, surtout s'il correspond bien à un personnage, mais là, c'était pratiquement tout le livre. C'était rigolo de lire les lettres de Ludo mais j'ai trouvé qu'il y avait une accumulation qui m'a gênée, même si j'ai régulièrement lu des romans "non littéraires" sans que cela me pose trop de problème. Mon seuil de tolérance était dépassé avec celui-là, allez savoir pourquoi.
En tout cas, l'histoire me paraît parfaite pour la saison, avec un petit côté conte de Noël.
 
A noter : l'édition que j'ai lue est une réédition dans une collection jeunesse.
 
Le livre de poche jeunesse, 286 p., 2013

mardi 3 décembre 2013

Sortir le nez de ses livres... #2

Vendredi dernier, j'ai eu la chance d'assister à la formation "De la page à l'écran" dans le cadre du salon du livre jeunesse de Montreuil. Les interventions étaient vraiment très intéressantes et pertinentes (sauf une !) et on est tous repartis je crois avec beaucoup d'informations à digérer. La conclusion était faite par Olivier Houdé de l'Académie des Sciences, co-rédacteur du rapport "Les enfants et les écrans" et je peux vous dire que ça volait très haut !
De façon plus anecdotique, j'ai aussi découvert une excellente application, SNEAK, malheureusement uniquement disponible sous l'App Store (bouhou, et Androïd ?).
 
Elle est développée par la start-up Made in Me et je pense qu'elle permet de passer de bons moments en famille. Voire en soirée entre copains !
J'en ai bien évidemment profité pour arpenter le salon, d'abord seule puis en compagnie de ma chère Kscendre. Quel plaisir de revenir au SLPJ ! Mais j'ai été plus que raisonnable point de vue achats, juste quelques livres pour mon Gremlins.
 
 
 
Je suis aussi allée au Palais de Chaillot voir une exposition qui me faisait envie depuis longtemps : "1925, quand l'Art Déco séduit le monde". Un peu déçue à la sortie, finalement peu d'objets, beaucoup de maquettes et de photographies. Mais certaines pièces étaient de toute beauté ! Je n'ai bien évidemment pas manqué d'aller dire bonjour à la Tour Eiffel toute proche.
 
 
A l'occasion de l'aller-retour en train, je me suis plongée dans Et puis, Paulette... de Barbara Constantine, lecture en demi-teinte dont je vous parle sous peu !
Et vous, des voyages, des découvertes ces derniers temps ?