dimanche 25 janvier 2015

"Confessions d'un automate mangeur d'opium" de Fabrice Colin et Mathieu Gaborit




Résumé : Paris, tournant du XIXème siècle. Margaret, jeune actrice montante, perd sa meilleure amie dans un accident d'aéronef. Pour la police, il s'agit d'un suicide. Persuadée que la vérité est tout autre, Margo demande l'aide de son frère Théo. Les voilà partis sur les traces d'automates de maison plus sophistiqués qu'il n'y paraît.

Pourquoi ce livre : Dans ma PAL depuis plus de 2 ans, j'ai décidé que la plaisanterie avait assez duré.

Avis : Je suis une fan inconditionnelle de steampunk, j'adore ce genre et son esthétique. C'est la raison pour laquelle ce titre avait rejoint mes rayonnages. Ca, et les critiques positives lues un peu partout.
Des auteurs, je ne connais pas grand chose, à part que Fabrice Colin a écrit il y a une dizaine d'année le livre SF pour ados Projet oXatan qui a eu beaucoup de succès.
Je le dis tout de suite, j'ai été relativement déçue par cette lecture. Je commence par les points positifs, parce qu'il y en a quand même !
Tout d'abord, le choix d'alterner les points de vue à chaque chapitre : tantôt c'est dans la tête de Théophraste que nous sommes (j'adore ce prénom !), tantôt dans celle de sa soeur Margaret. Ce procédé me plaît toujours autant, cela permet de dynamiser le récit.
Il y a beaucoup de personnages secondaires mais ils sont toujours bien amenés et malgré la foule de noms qui se succèdent, on sait toujours qui est qui. Pas besoin de faire de la gymnastique intellectuelle pour se souvenir de l'histoire de chacun.
Le Paris steampunk est aussi bien décrit, avec un décor fidèle au genre : aérocars, aéronefs, automates dans les maisons, ambiance XIXème, etc.
Pour le négatif, je serais tentée de de commencer par le plus pénible : les personnages principaux. Ni Margaret, ni Théophraste, n'ont soulevé une once de sympathie chez moi. Margo apparaît comme une actrice gâtée et capricieuse qui n'en fait qu'à sa tête, se montrant particulièrement manipulatrice dans certaines situations (je n'ai pas compris son amitié que je qualifie de toxique avec son amie Laurena...). Théo m'a un peu plus séduite, notamment parce qu'il est aliéniste (terme d'époque pour psychiatre) et qu'il a mis en place un asile sous forme de panoptique, qui est une forme d'architecture carcérale issu de l'esprit d'un philosophe du XVIIIème, Jeremy Bentham. Et comme j'avais lu des choses sur ce sujet ailleurs, ça m'a intéressée. C'est un système qui donne l'impression au prisonnier d'être surveillé en permanence. 


Ceci dit, leur relation m'a elle aussi fait hausser les sourcils : on ne sait pas grand chose de leur passé commun (en ont-ils seulement un ?) et ils se donnent du "Ma chérie" / "Mon chéri" à tout bout de champ ce qui m'a profondément agacée. Désolée, mais malgré nos très bonnes relations, je n'appelle pas mon frangin "chéri" !
Le fond de l'histoire est résolument steampunk, et heureusement j'ai envie de dire, avec des automates qui deviennent doués de pensée (hello, I, robot...). Mais malheureusement, les auteurs ont choisi de mêler la petite histoire à la grande, faisant intervenir les colonies en Asie du Sud-Est et la reine Victoria. Une explication ésotérique non-aboutie s'en suit.
Bref, même si le style rend cette lecture plaisante, ni l'histoire, ni les personnages principaux n'ont su me séduire. Dommage !


Motifs, 2007, 424 p.

dimanche 11 janvier 2015

"L'art d'avoir toujours raison (sans peine)" de Nicolas Tenaillon (illustré par Mahler)



Résumé : Tout à la fois guide de survie en milieu hostile (à l’Assemblée ou en réunion), traité de l’art de la guerre (dans les dîners en ville) et manuel pour comprendre les médias, voilà un livre salutaire pour affronter la mauvaise foi (des autres). Le philosophe Arthur Schopenhauer avait en son temps proposé des stratagèmes pour mettre un adversaire KO dans un débat, Nicolas Tenaillon renouvelle la pensée retorse de son illustre prédécesseur, en y adjoignant autant de parades. Indispensable aux duellistes... et à ceux qui aiment pratiquer la philosophie en s’amusant. (4ème de couverture)

Pourquoi ce livre : j'ai aperçu la publicité dans les pages de Philosophie Magazine que j'achète quelque fois quand je prends le train et l'idée m'a séduite.

Avis : J'ai une lecture relativement critique de la presse et des médias et même si j'estime ne pas avoir la culture générale nécessaire pour affronter tout le monde, je ne redoute pas les débats. L'important, c'est d'écouter l'autre, d'avancer ses arguments, de rester calme et courtois et de savoir se retirer quand l'autre s'enferme dans son discours.
Ecrit par le philosophe Schopenhauer en 1830, L'art d'avoir toujours raison est ici remis au goût du jour par Nicolas Tenaillon, prof de philo en prépa et journaliste à Philosophie magazine. L'idée, c'est d'analyser les 40 stratagèmes rhétoriques permettant de clouer le bec à son adversaire et d'expliquer comment s'en servir. Mais là où je trouve ce livre très intéressant, c'est qu'il donne des conseils sur comment faire pour reprendre la main dans un débat quand c'est votre adversaire qui justement utilise un de ces stratagèmes. Son objectif n'est pas de nous transformer en tribun hors pair, mais plutôt de nous donner les clés des discours des autres.
Les références à des philosophes sont nombreuses et enrichissent le texte : les oeuvres d'Aristote, Descartes, Rousseau, Platon, Voltaire nous aident à nous armer face aux sophistes en tout genre et autres amateurs de langue de bois. Il s'agit d'un ouvrage de vulgarisation donc point de phrases alambiquées ou pédantes, ce que je redoutais. Rien de pire que de relire trois fois un passage parce qu'on n'a pas compris... (dans le genre, je vous recommande La pensée et le mouvant de Bergson qui reste un épisode douloureux issu de mes années d'études).
Nous avons ainsi : Flattez, Jouez les incompris, Répétez-vous, Pratiquez la rupture de ton, Utilisez le silence, etc. Chaque stratagème ne fait pas l'objet de plus d'une double page.
J'ai déjà eu le plaisir non dissimulé de m'en servir face à un collègue particulièrement redoutable car bavard et ayant un avis (changeant) sur tout. Il a eu le malheur de sortir une phrase du genre "Plus de la moitié des Français pensent que blablabla" ce à quoi j'ai répondu par un judicieux "Certes, mais quelle est ta source pour ce chiffre ? Sois précis." Et là, déconfiture. (Stratagème 12 : Evoquez les statistiques et sa parade, exigez leurs sources). Je vous rassure, on s'apprécie quand même ! ;o)
Je vous recommande chaudement cette lecture divertissante qui permet en plus de gagner un peu de confiance en soi. Et je pense sincèrement qu'après l'avoir refermé, on est encore plus attentif à ce que disent les autres (ne serait-ce que pour guetter leurs stratagèmes !).



Philo éditions, octobre 2014, 155 p.

dimanche 4 janvier 2015

Challenge livresque pour 2015

Sur ma lancée du Challenge Myself de l'année dernière - lire autre chose que de la fiction - je vais poursuivre en 2015 avec un défi de mon invention : le challenge Positive Attitude.

Sans tomber dans les bons sentiments cul-cul la praline ou le mystique, j'ai envie de placer cette nouvelle année sous le signe de l'amélioration personnelle et de la bienveillance.
Je n'exclus aucun genre, même si j'ai déjà une mini-liste de lectures qui ne comporte pas de fiction :
- Plaidoyer pour l'altruisme. La force de la bienveillance de Matthieu Ricard ;
- Le Prix du bonheur : leçons d'une science nouvelle de Richard Layard ;
- Out of our minds : learning to be creative de Sir Ken Robinson (non traduit en français) ;
- Méditer, jour après jour de Christophe André ;
- de la philo et de la psycho.

Certains sont des achats récents, d'autres trônent dans ma PAL depuis des lustres et je prévois aussi quelques achats.

Pour accompagner le tout, j'ai créé un logo figurant Ganesh. Pourquoi avoir choisi un dieu du panthéon indien ? Parce que depuis toute petite, je vois ses statues ramenées d'Inde par mes parents, notamment celle en santal qui sent très très bon *^^*. Que c'est le dieu "qui supprime les obstacles. Il est aussi le dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir" (définition Wikipédia). Mais c'est aussi le dieu de la bonne fortune et de la protection du foyer. 
Bref, du positif !



jeudi 1 janvier 2015

Bonne et heureuse année !




Je vous souhaite à tous une excellente et heureuse année 2015, que vous soyez habitués du blog ou visiteur de passage.

Que 2015 vous apporte découvertes, surprises, petits bonheurs du quotidien et réussite dans vos projets personnels.