jeudi 28 juillet 2016

Pas motivée pour chroniquer #4

Et oui, je traîne dans mes billets. Ce n'est pas faute de lire mais faute d'avoir trouvé des livres que j'avais envie de chroniquer....




Je n'avais jamais entendu parler de ce blog avant de lire une chronique du guide chez Le Chat du Cheshire. Le titre et le concept avaient tout pour me plaire (j'aime les odieux connards, ils me font rire) mais même si quelques passages ont provoqué chez moi des crises d'hilarité, l'ensemble est plus qu'inégal. J'ai rarement souri, encore plus rarement ri (même si à chaque fois, c'était aux éclats). Il y a un sentiment de facilité qui enveloppe l'ensemble. En gros, des moments de génie noyés dans de l'anecdotique. Dommage !
Point, 2015, 269 p.






Alors là, c'est bien fait pour moi me direz vous :o). Avec une fin d'année compliquée, j'avais envie de détente et j'ai profité de la grosse OP Bragelonne et ses titres à 0,99€ pour me laisser tenter. Pour faire bref, c'est raté. Le Darcy qui est présenté n'a que peu à voir avec le Darcy de Jane Austen. Ses réflexions d'amoureux transi mais torturé m'ont laissée de marbre et m'ont même plutôt fait sourire (et pas dans le bon sens du terme). On peut vouloir se changer les idées mais demander un minimum de cohérence avec l'oeuvre originale. Passez votre chemin !
Milady romance, 2013, 360 p.

jeudi 7 juillet 2016

"La fille du train" de Paula Hawkins



Résumé : Rachel prend le même train de banlieue tous les jours et s'amuse à inventer la vie des personnes qu'elle aperçoit depuis son wagon. Alcoolique, elle est à la dérive depuis que son ex-mari a refait sa vie. Alors qu'un énième trajet est en cours, la jeune femme remarque dans un jardin un élément nouveau qui va la bouleverser et la convaincre de se mêler de la vie des autres. Car Rachel veut se rendre utile. Elle veut approcher ces gens dont l'existence fictive la fait rêver. Mais lorsqu'une disparition est signalée, Rachel, dont les souvenirs sont plus que flous, n'est pas le témoin idéal.

Pourquoi ce livre : repéré il y a des lustres, la chronique élogieuse de Soukee a achevé de me convaincre.

Avis : Voici un thriller psychologique qui vaut pour sa belle brochette de personnages féminins.
Allez savoir pourquoi, j'ai eu rapidement l'intuition du pourquoi du comment mais cela n'a pas nuit à ma lecture. Car ce qui est très TRES fort, c'est le déroulé de l'intrigue, la manière dont sont amenés les éléments. Plus le dénouement approche et plus on tourne les pages compulsivement. L'alternance des points de vue permet de varier le rythme et la prise du lecteur sur l'histoire.
On ressent de la pitié pour Rachel, alcoolique au bord du gouffre, qui a perdu pied pour une raison triste à pleurer qui touche beaucoup de monde. On voit bien les ravages que l'alcool peut faire en peu de temps sur quelqu'un et l'impact que cela peut avoir sur son entourage. On arrive presque à comprendre comment elle a pu en arriver là. Son petit côté bon samaritain qui veut se racheter irrite un peu mais on sent vite qu'il s'agit surtout d'une curiosité malsaine pour tout ce qui concerne son ex-mari et son ancienne rue.
Megan, la voisine, est presque la plus intéressante de par des interrogations et bien sûr le lourd (et affreux !) sercret qu'elle porte en elle. Oh my god, j'en frémis encore ! On la devine à l'étroit et au bord de l'implosion. La dernière du trio, Anna, est celle qui m'a le moins séduite mais elle a quand même un rôle central puisqu'elle a "volé" le mari de Rachel et suscite chez la jeune femme des sentiments violents.
Paula Hawkins distille des éléments au compte-goutte et le lecteur ne peut se fier à aucune des trois narratrices car elles ne peuvent être objectives. On a envie de croire Rachel mais son attitude à la limite du harcèlement et ses trous noirs nous rappellent que ce personnage est loin d'être fiable.
Les personnages masculins sont en arrière plan, pas toujours très nets d'ailleurs. L'expression qui me vient à l'esprit est que chaque protagoniste "suinte" (faute de trouver autre chose pour décrire le fait qu'ils ont tous quelque chose à cacher, un secret plus ou moins inavouable).
L'ambiance est vite étouffante, on se retrouve coincé dans une des maisons, dans la minuscule chambre de Rachel ou dans un wagon bondé. L'effet est saisissant !
Un très bon thriller, parfait pour cet été !


Black Swan, 2015, 408 p.